samedi 31 décembre 2011

Bloavez mad...


Mes vœux pour 2012 partiront de Bretagne(*). Ce seront, d'abord, des vœux d'espoir... Espoir que l'année 2012 marque la fin de ces cinq années de régression que nous venons de vivre dans tous les domaines : écologique, social et économique. 
Que l'année 2012 soit celle du changement que nous attendons tous ! Oui vraiment : qu'ils s'en aillent !
Et comme nous sommes en Bretagne, et que la tempête s'est installée, je vous souhaite :


À noter que la commune de Plougasnou met à disposition le WIFI gratuit à la disposition de tous dans les locaux du syndicat d'initiative. Bravo... Bel exemple à suivre !

vendredi 30 décembre 2011

Jacobinisme, quand tu nous tiens...


J’adore l’aspect changeant du temps breton : l’inversion du sens de la marée peut assombrir ou dégager le ciel en 5 minutes. Ainsi le beau temps de mardi a cédé la place à la tempête avec des rafales de vent impressionnantes. La maison craque de partout.
Les balades sont soumises à des grains fréquents et il ne fait pas bon s’aventurer trop loin d’un abri. La lecture au chaud vient alors remplacer avantageusement les averses.

Hier après-midi, je me suis donc plongé dans la lecture de « Bretons », magazine édité par Ouest-France, dont le titre « Xavier Grall, l’écorché vif » m’avait interpellé. 
Au moment où le débat sur l’identité bretonne est d’actualité, retrouver les positions enflammées de Xavier Grall, celles où il affirmait que la Bretagne avait été colonisée, ne me semblait pas inintéressant.
Je n’en ai pas eu le temps puisque, dans le même magazine, j’ai découvert avec surprise un article « Le maire du Mans et la Bretagne » ! Certes, le fait d’avoir été directeur de cabinet de Louis Le Pensec, ministre de la Mer, donne à Jean-Claude Boulard un certain bien-fondé à s’exprimer sur un éventuel rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. Alors lisons-le :
«  Nous ( ?), on aime Nantes, la ville nous convient très bien, parce qu’on est très bien traité par la région Pays-de-la-Loire. Nous sommes parfaitement heureux dans la région Pays-de-la-Loire. […] Nous, on n’est pas très régionaliste. On appartient depuis des siècles au pré carré du roi.[…] Le servage a disparu chez nous deux siècles avant la Bretagne. Chez nous, la centralisation est libératrice. […] On peut aimer beaucoup la Bretagne et considérer que ce n’est pas un vrai sujet. »
Je ne suis pas loin d’être d’accord avec mon maire sur le traitement de notre ville par la région Pays-de-la-Loire, même si je ne suis pas très amoureux de Nantes, trop centralisatrice à mon goût. Toutefois,  je ne suis pas d’accord avec ses propos sur la « centralisation libératrice ».

L’identité et la culture bretonnes ont été étouffées par cette centralisation. Faut-il rappeler, par exemple, les affiches qui ornaient les salles de classe bretonnes : « Il est interdit de cracher par terre et de parler breton. » ? Ne serait-il pas un peu jacobin notre maire ? 
Jurer fidélité à la région Pays-de-la-Loire et à Nantes parce que l’on est bien traité, n’est-ce pas un peu réducteur ? N’aurait-on pas d’autres arguments à faire jouer ? Le Mans, de par sa position et ses liaisons ferroviaires et routières, ne pourrait-elle pas être la porte d’entrée de cette grande région Ouest qui regrouperait Pays-de-la-Loire, Bretagne et Basse-Normandie ? Son statut de grande ville de l’Ouest, 4e après Nantes, Rennes et Angers, ne lui donne-t-elle pas une certaine autorité dans le débat qui vient de s’installer ?

mercredi 28 décembre 2011

Retour à Plougasnou...


C’est parti pour une semaine de repos dans « ma » Bretagne natale. C’est toujours un plaisir de retrouver Plougasnou et se ressourcer au bon air iodé pour repartir vers de nouvelles aventures : 2012 s’annonce chargée avec ses intermèdes électoraux.
Ce petit bout de Trégor finistérien garde l’empreinte politique de François Tanguy-Prigent, né dans la commune voisine de Saint-Jean-du-Doigt. Député du Front Populaire, son histoire est extraordinaire puisqu’il refusa les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, devint ministre de l’Agriculture du Général de Gaulle à la Libération et participa à la création du PSU. Il fut un d’ailleurs un des rares députés PSU à siéger à l’Assemblée Nationale.
Mais la politique était bien loin hier : c’était une grande marée (coefficient 95) et le temps était magnifique : grand soleil avec des températures de printemps.

Je me suis donc mêlé à la foule des pêcheurs à pied dans les parages de l’île Stérec que l’on pouvait atteindre exceptionnellement à pied. Balade magnifique avec une vue superbe sur le Château du Taureau qui veillait sur nous.
Plus ça va, plus je considère cet endroit comme un des plus beaux du monde (fallait voir les lumières fantastiques du coucher de soleil)… mais je sens que l’on va encore m’accuser de manque d’objectivité…

dimanche 25 décembre 2011

Un petit jeu pour Noël...



Notre belle ville réserve plein de surprises avec ses endroits peu connus. En voilà un... qui saura le retrouver ? Attention aux conclusions hâtives !
Bonnes fêtes à tous.

samedi 24 décembre 2011

Un combat d'un autre temps...


Breton de naissance et ligérien de vie, je ne puis être insensible à l'amendement voté à l'Assemblée Nationale, amendement permettant à un département de s'affranchir du droit de veto des conseils régionaux des régions de départ et d'arrivée pour lui permettre de changer de région. Depuis ce vote par 25 députés présents, la Loire-Atlantique (par l'intermédiaire d'un cinquième de ses conseillers généraux et un dixième des électeurs inscrits) pourrait demander un référendum réclamant son rattachement à la Bretagne.
Cet amendement a été déposé par François de Rugy, député Europe-Écologie-Les Verts et de Marc Le Fur, député UMP. Ce député est bien connu de tous les écologistes comme étant le député du lobby porcin, celui-là même qui avait déposé un amendement visant à étendre les surfaces d'épandage du lisier de porc des élevages bretons. Belle alliance contre nature... Les copains d'Europe-Écologie-Les Verts engagés dans le combat contre les algues vertes et pour la qualité de l'eau en Bretagne apprécieront... Leur combat passe, semble-t-il, après celui du « marketing territorial » !
Cet amendement a été déposé, d'autre part, sans aucune concertation au sein de notre parti, ni au sein des habitants de notre région. S'il est vrai que le rattachement de la Loire Atlantique à la région Bretagne fait partie des revendications d'Europe-Écologie les Verts, il est vrai également que cette position ne semble plus partagée par une grande partie d'entre nous. Il serait donc temps d'actualiser notre position. Il aurait été aussi opportun d'en débattre avec l'ensemble des 17 conseillers régionaux Verts des Pays de la Loire directement concernés par la disparition de leur région.

Ce combat est anachronique. Les arguments le plus souvent avancés sont des arguments historiques : « la Loire Atlantique a toujours fait partie de la Bretagne, c'est le maréchal Pétain en 1941 qui l'en a détachée ; oui à un retour de la Bretagne à ses frontières de 1532, etc. etc. » Je leur renvoie toujours cet épisode historique des années 800 où Nominoë, roi breton, écrasa les Nantais et rattacha Nantes, fer de lance des français de l'époque dans la région, à la Bretagne ! Comme quoi...
Il faut également écouter les discours de ces ré-unificateurs quant à l'avenir de la région Pays de la Loire. Fastoche.... la Vendée, on la met dans le Poitou, la Sarthe et le Maine-Loire qu'ils se « démerdent » à fabriquer une région Val-de-Loire avec la région Centre. Sauf que la Mayenne, on ne sait pas trop : d'accord, les Mayennais ont des accointances avec Rennes, mais ils ne font pas partie de la Bretagne historique... mais qu'est-ce qu'on va en faire ? On pourrait aussi refaire le Maine historique avec la Sarthe et la Mayenne ? Ou encore le Maine-Anjou... Vive la balkanisation !
L'identité bretonne a depuis bien longtemps dépassé le cadre des territoires. Combien de bretons vivent aujourd'hui en dehors de leur pays natal ? La langue bretonne n'est plus, non plus, porteuse de cette identité : la culture bretonne, aujourd'hui, passe par le français. Demandez donc à Per Jakez Helias, Xavier Grall ou encore Michel Le Bris...
Comme le dit si bien Michel Le Bris, né comme moi à Plougasnou et directeur du festival « Étonnants Voyageurs » de Saint-Malo : « L'identité bretonne est comme une porte. Il appartient à chacun qu'elle soit fermée, et, nous condamne à la prison, à l'étouffement, à la peur et la haine de l'autre ou qu'elle soit ouverte à tous les vents du monde »
Alors, battons-nous plutôt pour une grande région Ouest qui regrouperait Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie, ouverture de l'Europe vers l'Atlantique et arrêtons de mener un combat d'arrière-garde visant à promouvoir des particularismes locaux. À l'heure de cette crise, sociale, économique et écologique, je pense vraiment que nous avons d'autres combats à mener.

mercredi 21 décembre 2011

Deux ans déjà !



Dominique,  il y a deux ans jour pour jour, tu nous quittais, vaincue par un cancer...
Il y a quelques jours, nous lancions la deuxième ligne de tramway boulevard Zamenhof et je pensais fort à toi. 

Tout à l'heure, nous avons fêté le 50 millionième passager du tram... le jour même de l'anniversaire de ta mort. Quel symbole ! La rame qui arrivait pour la cérémonie portait ton nom, rappelant que tu étais l'âme du tramway manceau.


50 millions, tu te rends compte ? Combien avais-tu eu raison de bousculer les élus de l'époque pour que notre collectivité s'engage dans cette ligne de tram.
La 50 millionième, recensée par les validations, est une employée de l'hôpital du Mans qui s'est vue gratifiée d'un abonnement tram-bus pour un an. Joli cadeau à cette veille de Noël !

Pour vous souvenir d'une partie des combats de Dominique, vous pouvez cliquer ICI.

mardi 20 décembre 2011

L'inénarrable M. Joulaud !



Connaissez-vous M. Joulaud ?
M. Joulaud est maire de Sablé-sur-Sarthe. Il est aussi député de la 4e circonscription depuis 2002 sans y avoir été élu. Il ne doit son mandat en 2002 et 2007 qu'à sa qualité de suppléant de François Fillon, démissionnaire car devenu ministre, puis premier ministre. M. Joulaud est également président de l'association des maires de la Sarthe.
M. Joulaud a la particularité également d'être aussi un peu « chambreur » comme le relate le presse de ce matin. Il s'y exprime, en effet, à propos de l'installation de la vidéo-surveillance dans sa ville de Sablé : « [les élus du Mans] pourront venir voir comment ça marche à Sablé. Peut-être que ça les aidera à avancer dans leur débat ».
Merci de l'invitation ! Qu'il me soit permis également de l'inviter au commissariat de notre ville afin de lui faire constater les conséquences de la réduction des postes de fonctionnaires de police qu'il a votée à l'Assemblée Nationale. Qu'il me soit permis également de l'inviter à rencontrer les syndicats de police du commissariat qui réclame les 14 postes qui leur manquent. Comme il sera au Mans, il pourra en profiter pour rencontrer les électeurs manceaux de la 4e circonscription (qu'il a tendance à trop souvent oublier) pour parler également des 42 classes qui vont fermer dans le département et des postes d'enseignants supprimés...
Autre chose M. Joulaud. Vous refusez le terme « vidéo-surveillance », vous préférez celui de « vidéo-protection », mais il faudra alors expliquer aux Saboliennes et Saboliens en quoi une caméra les protège d'une agression... Auriez-vous peur des mots ?
Avez-vous également concerté vos administrés pour faire plus de 100 000 € d'investissement et n'avoir pas chiffré les coûts de fonctionnement d'un système que tous les experts reconnaissent inefficaces ?
Alors, avant de chercher à donner des leçons aux élus du Mans, il faudrait peut-être, M. Joulaud, balayer devant votre porte !

samedi 17 décembre 2011

La corneille et la buse



Repas de Noël ce samedi midi à la résidence sociale Mandela. C'est toujours très agréable de retrouver toute l'équipe et les résidents pour partager le repas de Noël. Au menu : salade de saumon, poulet au lait de coco et tiramisu. 
Je ne verrai pas la couleur du tiramisu car la permanence au local d'Europe-Écologie les Verts m'attend. Tous les samedis, deux militants accueillent les visiteurs et aujourd'hui, c'est mon tour ; tour que je partage avec Sophie Bringuy, vice-présidente de la région Pays de la Loire.
J'adore Sophie et nous nous retrouvons régulièrement sur Facebook, mais il y avait quelque temps que nous nous étions vus, retenus l'un et l'autre par nos occupations d'élus.
Nous causons bien sûr des derniers débats que nous avons eus au sein du Conseil régional des Pays de la Loire ou du Conseil Municipal du Mans, histoire de faire le point.
Mais comme, en cette veille de Noël, Mancelles et Manceaux se font rares, nous devisons joyeusement et je ne sais pas comment nous arrivons à parler des combats entre les buses et les corneilles ! Est-ce que c'est la buse qui chasse la corneille ou la corneille qui attaque la buse ? Débat existentiel entre une vice-présidente de région et un adjoint au maire....
Finalement, internet nous donnera raison à tous deux : l'une ou l'autre situation peuvent se produire. Mais cela nous aura permis aussi d'apprendre plein de choses sur ces deux oiseaux. Ainsi la corneille peut vivre 25 ans, vit en couple pour la vie et est omnivore. La buse, elle aussi, vit en couple sur un territoire, se nourrit de petits mammifères ou de serpents, et quand elle crie, elle piaule !
Nous apprenons aussi que nos deux oiseaux sont très fidèles et donc, nous concluons que ce ne sont pas pour des histoires d'adultères qu'ils se pourchassent, mais plus pour défendre leurs territoires de chasse. Ouf ! Nous sommes rassurés... même si je décide à partir d'aujourd'hui de qualifier une corneille imbécile de triple buse ! Vanne que Sophie trouvera moyenne. Mais que voulez-vous, Sophie se « loiratlantise »...
Un après-midi agréable et sympa. Merci Sophie. À quand notre prochaine permanence ? J'aimerais bien te parler de rouge-gorge et de mésange...

Absurde...


Je suis présent à la cérémonie qui doit marquer le début des travaux de la deuxième ligne du tramway. Je me retrouve donc au milieu des élus, préfet et journalistes rue Zamenhof. 
Coup de pioche ? Non, aucun outil de ce style dans le secteur... Heureusement il y a une pelleteuse qui se trouve là depuis mercredi, date effective du début des travaux.
Pauvre pelleteuse qui voit ruer sur elle la meute des élus et des journalistes... le maire du Mans essayera bien d'ouvrir sa porte. Mais, têtue, elle refusera, préférant sans doute celle ou celui qui la pilotera lundi prochain...

Alors les élus ont fait la ronde autour de la pelleteuse, se bousculant pour la photo. Ne pas oublier que 2012 est une année d'élections ! Les places sont donc chères.
La tempête mettra un terme rapidement à la manifestation... La pelleteuse, elle, n'a toujours pas compris ce qui lui arrivait !

jeudi 15 décembre 2011

Coup de gueule...


Le Conseil Municipal d'hier mercredi était consacré au Budget Primitif 2012. Au cours de l'examen de celui des affaires scolaires, un membre de l'opposition critique le soin apporté à nos écoles en s'appuyant sur le fait que la façade de l'école Ferdinand-Buisson, rue Yzeux, n'a pas été ravalée.
Je profite de l'occasion pour demander la parole et dénoncer les conséquences du désengagement de l'État dans la sécurité des écoles de la ville (voir la rubrique précédente) . Je ne pensais pas déclencher un aussi long débat et, finalement,  je ne le regrette pas !
Les agents de notre collectivité sont très attentifs aux équipements de sécurité de nos écoles et depuis que je suis membre des commissions de sécurité, j'ai pu le vérifier à plusieurs reprises. Jusqu'ici, la commission faisait le même constat, mais notait que les personnels fréquentant les écoles n'étaient pas formés aux manœuvres élémentaires de sécurité. Et cette recommandation restait lettre morte...
Sauf qu'aujourd'hui, les membres de la commission (Pompiers, Police, Préfecture, Équipement [DDT], Mairie) émettent un avis défavorable à l'ouverture au public, mesure pouvant entraîner la fermeture de l'école ! Rien de moins !
C'est ce qui s'est passé lundi dernier lors de notre visite à la maternelle Germain Pilon.
Notre collectivité, écoutant les recommandations et soucieuse de la sécurité des enfants, a formé les personnels intervenant dans les écoles. L'Inspection Académique de la Sarthe, responsable de la formation des enseignants, s'y refuse, prétextant que le seul rôle de l'enseignant est d'évacuer les enfants et de les rassembler dans un lieu sûr.
Étonnant toutefois lorsque l'on visite le site de l'Inspection Académique (c'est ICI) où l'on peut déjà lire en entête une citation de Henri Bergson (défense de rire...) : « La sécurité a contre soi qu'il faut la vouloir, qu'il faut agir et qu'elle s'éloigne si l'on se contente de la souhaiter ».
À la rubrique Sécurité et Système d'incendie (c'est ), nous y trouvons, d'autre part, les recommandations suivantes faites aux enseignants :
• Détecter et signaler l'incendie
• Commander les organes de sécurité
• Évacuer le public
• Empêcher la propagation
Il est évident que pour entreprendre ces manœuvres, il est nécessaire que les enseignants soient formés. Mais l'Inspection d'Académie s'y refuse, comme j'ai pu le constater lors de ma discussion avec l'Inspecteur d'académie pendant le repas de Noël de lundi dernier. Celui-ci estimant que ces interventions sont à la charge de l'exploitant. À l'heure actuelle, notre maire n'a fermé aucune école, engageant indirectement sa responsabilité pénale en cas d'incident grave.
Cette situation a trop duré. La sécurité des enfants n'a pas de prix. L'État et l'Inspection Académique doivent prendre leurs responsabilités. Il est impensable que la ville du Mans mette à la disposition de l'Éducation Nationale des locaux sécurisés pour les petites Mancelles et petits Manceaux et que ceux-ci risquent de trouver un jour leur école fermée parce que l'État n'assume pas sa tâche de formation auprès de leurs instituteurs.

mardi 13 décembre 2011

Visites de sécurité...


Un élu municipal se doit de faire partie des commissions de sécurité qui visitent les établissements recevant du public. Les 52 semaines sont partagées entre les adjoints au maire et cette semaine, c'est mon tour.
Elle commence hier par la visite de l'école Germain Pilon dans le quartier de la Croix-de-Pierre. L'école est agréable et bien entretenue.
Les services de la ville sont très attentifs à la sécurité des enfants et aucun manquement n'est constaté. Pourtant la commission rendra, malgré mon avis contraire, un avis défavorable. Tout cela à cause du fait que l'Inspection Académique refuse de former les enseignants à la sécurité (utilisation des extincteurs par exemple...). 
Partageant le repas de Noël un peu plus tard dans la journée avec l'Inspecteur d'Académie, j'ai pu l'interpeller sur le sujet. Il me rappelle que la seule consigne des enseignants est d'évacuer les enfants et les rassembler à l'extérieur. Les enseignants ne sont pas responsables des locaux dont la sécurité doit être gérée par l'exploitant. Et donc, à chaque visite de sécurité dans les écoles, on en arrive à cet avis défavorable.
Notre collectivité a pris ses responsabilités en formant ses agents (ATSEM) à la sécurité et a même développé un projet d'y adjoindre un groupe d'enseignants chargés de former eux-même leurs collègues. Et une fois de plus, c'est sur notre collectivité que l'État se décharge de ses devoirs ! Et que dans le cas de l'école Germain Pilon, les enseignants ne sont toujours pas formés !
Deuxième visite dans l'après-midi plus calme dans les locaux du nouveau foyer de l'Enfance.
J'avais fait également la visite de sécurité dans les anciens locaux des Sables d'or qui correspondaient difficilement aux missions dont ce service dépendant du Conseil Général avait la charge. La différence entre les deux structures est impressionnante et l'architecte a tenu compte des desiderata des utilisateurs : 4 unités de vie indépendantes qui se rejoignent sur un atrium central, espace de rencontre. Beaucoup de lumière,  des couleurs agréables dans cet espace financé par le Conseil Général de la Sarthe (10 millions d'euros).
Des solutions écologiques intéressantes également : toitures végétales, isolation laine de bois sous bardage et une chaudière bois déchiqueté à laquelle mon œil d'écolo ne reste pas insensible car ce n'est pas très courant dans une structure aussi importante.
Énorme silo également situé en sous-sol dans lequel la vis sans fin va alimenter la chaudière :  60 m3 de bois déchiqueté, quantité nécessaire pour 15 jours de chauffage.

lundi 12 décembre 2011

Plus que 19 jours pour s'inscrire...


Allez ! Un peu d'humour...



vendredi 9 décembre 2011

Il est « grave » mon accent ?



Un petit message à tous les xénophobes du journal "Le Point" ou autres :


L'admirable initiative des étudiants brésiliens


Je recevais hier jeudi à la mairie, un groupe d'étudiants brésiliens (pré-bac et post-bac) de l'état du Rio Grande do Sul. Ces étudiants sont reçus par le lycée Gabriel Touchard dans le cadre d'une étude de mise en place de bac technologique au Brésil.

Les étudiants brésiliens en profitent donc pour suivre un perfectionnement à la robotique et à la programmation dans le cadre de  cet échange.
J'ai pu discuter avec le groupe afin de connaitre leur enseignement et leurs réalisations et j'ai ainsi découvert la qualité de leurs études. Dans le cadre d'un projet pédagogique, ils viennent, en effet, de mettre au point une interface permettant de remplacer la souris d'ordinateur pour des personnes ne pouvant plus se servir de leurs bras et de leurs mains.
Comme ils ont peu de moyens, ils font de la récupération de matériel électronique sur des vieux ordinateurs et fabriquent des lunettes qui enregistrent les mouvements de la tête et qui transmettent l'information au micro-ordinateur par une liaison bluetooth. Les mouvements de tête permettent ainsi de simuler le déplacement de la souris. Les clics sont simulés par les clignements des yeux.
Quoiqu'un peu lourdes, leurs lunettes sont déjà diffusées et ces étudiants ont déjà reçu de nombreux prix. Projet pédagogique remarquable.
Je profite également de l'occasion pour remercier le proviseur du lycée Touchard du nombre, de la diversité et de la qualité des échanges internationaux menés par les enseignants de son lycée.

mercredi 7 décembre 2011

François le vertueux ?


Comme beaucoup de Français, j'ai regardé François Fillon hier soir à la télévision. Je l'ai entendu affirmer qu'il n'y aurait pas de troisième plan de rigueur. Je l'ai aussi entendu dire que toutefois, si les prévisions de croissance n'étaient pas au rendez-vous [ce que beaucoup d'experts prédisent déjà], le gouvernement prendrait alors les mesures appropriées. Nous savons tous malheureusement ce que cela veut dire !
Mais en regardant notre « cher » François, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à cet article du mensuel Capital qui a consacré son numéro de décembre sur les gaspillages publics.



Sans vouloir tomber dans le poujadisme et l'anti-parlementarisme primaires, il n'en reste pas moins qu'il serait bon que le « vertueux » François Fillon s'applique à lui-même la rigueur qui caractérise ses annonces actuelles. Certains Sarthois, dont je ne suis pas, regrettent le départ de François Fillon vers d'autres cieux parisiens. 
Vite, le plus tôt sera le mieux... ça nous coûtera moins cher...

lundi 5 décembre 2011

Merci Greenpeace !



Nicolas Sarkoy, visitant récemment la centrale de Tricastin, s'extasiait encore sur la sécurité de nos centrales nucléaires. Il s'offusquait de nos interrogations sur la catastrophe de Fukushima qui vient d'interdire 8% du territoire japonais à l'activité humaine pour de nombreuses années en réaffirmant que tremblement de terre de cette ampleur et tsunami était impossibles dans notre pays.
Nous continuons, nous, Europe-Écologie Les Verts, à lui affirmer qu'à l'image de ce tremblement de terre et tsunami japonais, ce qui nous inquiétait le plus, c'était que l'impensable puisse se produire. 
Et bien, l'impensable vient d'arriver... Des militants de Greenpeace ont envahi deux centrales nucléaires : celles de Nogent-sur-Seine (Aube) et celle de Cruas (Ardèche).
Les premiers ont déployé une banderole du haut du dôme de celle de Nogent et les autres ont déjoué les recherches pendant 14 heures à Cruas.
On n'ose imaginer d'autres personnes avec des intentions moins pacifiques. GreenPeace vient de démontrer de manière éclatante la faiblesse de la sécurité dans nos centrales nucléaires !
Comme dit notre secrétaire nationale à propos de GreenPeace : « On peut [...] les remercier d'avoir éprouvé nos centrales avec cet "audit gratuit" »
Les réactions de certains partis politiques ont été d'une violence inouïe, à l'image de cette déclaration du responsable des jeunes UMP du Loiret : « La gendarmerie aurait dû abattre les terroristes de Greenpeace. Ils ne méritent pas de traitement particulier ».
J'attends également les réactions des autres partis de gauche.
Évènement à rajouter à celui de la centrale nucléaire de Paluel où, suite à une visite impromptue d'un député UMP Claude Birraux, la procédure d'alerte fictive a été retardée de 3h30 par l'absence d'une clé qui était en « commande ».
Oui, ça fait peur ! Oui, il faut sortir du nucléaire !

samedi 3 décembre 2011

Hommage à Aimé Césaire



Notre ville rendait hommage aujourd'hui samedi à Aimé Césaire en inaugurant une place à son nom dans le quartier du Ribay.
Dans ce cadre, elle avait invité Daniel Maximin, écrivain guadeloupéen et commissaire de l'année des Outremers. Daniel Maximin, non seulement connaissait bien Aimé Césaire puisqu'il avait été, entre autres, le maître de cérémonies lors de ses obsèques nationales à Fort-de-France, mais est aussi un habitué de notre ville car il y est venu plusieurs fois, invité aux 24 heures du livre et à la 25ème heure. À ce titre d'ailleurs, il a signé le livre d'or de notre cité.
J'ai piloté Daniel Maximin durant cette journée et nous avons pu échanger sur la vie et l'œuvre d'Aimé Césaire y compris pendant notre visite de l'exposition Dogon au carré Plantagenêt (à voir absolument).
Quelques faits que m'a rappelés Daniel :
• Aimé Césaire a été un homme politique essentiel des Caraïbes : maire de Fort-de-France pendant 56 ans, député pendant 48 ans, il a été membre du Parti Communiste Français qu'il quittera avec une lettre de démission  retentissante à Maurice Thorez (c'est ICI). Il créera alors le Parti Progressiste Martiniquais.
Dans tout son parcours politique, je n'en retiendrai qu'un tellement il est significatif : celui d'avoir refusé de recevoir Nicolas Sarkozy à Fort-de-France, voulant montrer son opposition farouche à la loi qui voulait rendre obligatoire dans les livres scolaires les aspects positifs de la colonisation.
• Aimé Césaire a été écrivain et surtout poète. Les jeunes d'origine antillaise présents ce matin ont fait revivre son œuvre :
« Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, 
je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas [...] »
ou encore ce qu'il disait des Droits de l'Homme :
« [...] les Européens croient à la civilisation, tandis que nous, nous croyons aux civilisations, au pluriel, et aux cultures. Le progrès, avec cette Déclaration, c'est que tous les hommes ont les mêmes droits, simplement parce qu'ils sont des hommes. Et ces droits-là, tu les réclames pour toi et pour l'autre. »
Le temps bien peu clément  a fait que nous nous sommes réfugiés au bar-tabac « Le Colarado » où nous avons pu assister à un spectacle de danse organisé par les jeunes membres de l'association Culturellem'antillaise (bien trouvé je trouve). Le punch et les accras maison ont fini par nous réchauffer dans une ambiance très chaleureuse.


L'année prochaine marquera l'année de l'Océanie. J'évoque avec le maire la possibilité d'honorer la mémoire de Jean-Marie Tjibaou, grand artisan de la réconciliation entre les mondes kanak et caldoche.

mercredi 30 novembre 2011

lundi 28 novembre 2011

La bonne nouvelle...


La bonne nouvelle est tombée ce matin et j'en ai été informé par la presse (eh oui !) : la seconde ligne de tramway Espal-Hauts de Coulaines a obtenu le feu vert du commissaire-enquêteur. Les Mancelles et les Manceaux verront très vite les travaux commencer. Les premiers coups de pioche, en effet, devaient être donnés avant la fin 2011 afin d'obtenir les 10,8 millions d'euros de subvention de l'État.
Je suis heureux aussi que la proposition tardive et étonnante du maire socialiste de Coulaines de construire un funiculaire coûteux entre sa mairie et Bellevue n'ait pas modifié l'avis du commissaire-enquêteur.
Nous allons pouvoir maintenant travailler avec les deux conseils de quartiers Centre et Nord-Est afin que les aménagements prévus, les emplacements des stations, etc. correspondent aux souhaits des habitants de ces quartiers.
Difficile aussi de ne pas avoir une pensée émue pour Dominique Niederkorn aujourd'hui. 
Oui, Dominique, nous ne t'avons pas oubliée et nous continuons ton boulot !
Dominique Niederkorn et Catherine Gouhier
lors de l'inauguration de la première ligne.

samedi 26 novembre 2011

Non, non..et non !


Tous les deux jours, une femme meurt sous les coups d'un homme.  Insupportable...
Vendredi soir, 150 personnes parcourent le centre-ville pour rappeler ces chiffres horribles aux Mancelles et Manceaux et respectent une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes.

jeudi 24 novembre 2011

Scénario catastrophe...



Début d'après-midi aux Jacobins, une canalisation d'eau explose devant la brasserie « La Taverne ». La chaussée est soulevée sous la force de la fuite et détruite sur plusieurs mètres.
Et l'incident, même s'il n'est pas courant, devient une catastrophe, du moins, au niveau de la circulation. La place des Jacobins est fermée et toute la circulation qui veut aller dans le nord de la ville ou celle qui veut emprunter l'avenue Mendès-France est déviée par l'avenue de Rostov sur le Don.
La police décide d'interdire la circulation dans le tunnel : le grand bazar ! On connait alors la réaction de l'automobiliste : échapper aux bouchons par tous les moyens. Alors, on coupe par les rues de la cité Plantagenêt devenues ce soir dignes de circulation de boulevard périphérique alors que la circulation y est strictement interdite ! 
Je quitte la mairie vers 18h30 sur mon vélo et je rentre chez moi par mon parcours habituel et en conservant ma durée de parcours habituelle. Je médite encore sur tous les avantages de la circulation à vélo dans les villes et sur les vicissitudes vécues par mes « amis » automobilistes. 
Grand coup de chapeau également aux policiers, pompiers et aux agents de Le Mans-Métropole qui se sont acharnés à rétablir la circulation le plus rapidement possible. À 18h30, la fuite était colmatée et les travaux de réfection de la chaussée bien avancés.
Conséquence également pour mon emploi du temps à la mairie où je devais recevoir une délégation de l'université de notre ville jumelée Paderborn :  45 minutes de retard !
La délégation était venue accompagner le professeur Khron nommé docteur honoris causa de l'Université du Maine. Atmosphère chaleureuse et habituelle avec nos amis allemands.

lundi 21 novembre 2011

Visite du quartier « Nationale »



Pour notre dernière visite, j'avais tracé un parcours autour de la rue Nationale. Cette rue, qui faisait la liaison entre le centre et le quartier sud de la ville, était il n'y a pas si longtemps « la » rue commerçante du Mans. C'était là aussi que mes parents, arrivant de leur Bretagne natale, s'étaient établis à leur arrivée au Mans en 1949. C'est donc dans ce quartier que j'ai usé mes culottes courtes.
Le quartier a bien changé avec une importante restructuration urbaine gênée par un gros problème de remontée de nappes phréatiques. Je savais donc que la matinée ne serait pas  forcément tranquille mais si les visites de quartier ne se résument qu'à des balades pépères, je pense qu'elles ne servent pas à grand chose. Plus de 100 personnes ont fait avec nous la visite, ce qui n'a pas manqué de poser des problèmes de circulation.
Premier problème :  nous nous rendons sur un terrain vague situé entre Nationale et Chanzy qui est devenu un parking accessible par deux voies piétonnes. Les riverains se plaignent : « Nous n'en pouvons plus, c'est dangereux pour les enfants qui vivent dans l'immeuble ». Mais au même moment, une habitante de l'immeuble emprunte la voie piétonne et vient se garer dans le terrain vague, négligeant le parking aménagé sous l'immeuble où chaque résident a sa place. C'est bien connu : l'Enfer, c'est les autres !
La remontée de la rue Nationale s'avère difficile d'ailleurs pour notre groupe. En effet, les trottoirs très larges sont devenus eux aussi des aires de stationnement :
Comme d'habitude, la voiture est devenue le sujet majeur de nos balades de quartier !
La réunion finale permettra d'aborder deux autres sujets importants : la propreté et la tranquillité.
• Containers ou sacs ? Les sacs déposés avaient un peu la cote dans la mesure où, une fois, ramassés, ils laissent le trottoir libre alors que, très souvent, les containers non rentrés après  la collecte obstruent la progression des piétons. Mais les sacs sont souvent éventrés, laissant une impression déplorable. Force aussi est de constater que les dépôts sauvages se multiplient. Le problème de la collecte dans le centre est un réel problème et pour le traverser quotidiennement, nous n'allons pas vers une réduction des déchets....
• les problèmes résultant de la concentration de boîtes de nuit et bars dans le secteur Docteur Leroy se déplacent maintenant rue de la Crochardière et rue Nationale. Nous expliquons que nous avons conscience du problème et que de nouvelles dispositions seront exposées lors du prochain Conseil Municipal du 1er décembre.
À retenir aussi, l'emprunt du passage Contreau entre Nationale et Bourg-Belé que de nombreuses personnes ne connaissaient pas.

vendredi 18 novembre 2011

La mémoire courte...


26 avril 1986 : le réacteur de Tchernobyl explose. Les conséquences sont terribles : 5 millions de personnes touchées, 10 000 décès arrivés ou à venir, populations évacuées...
12 avril 2011 : le réacteur de Fukushima ne résiste pas aux conséquences du tremblement de terre et  du tsunami qui frappe le Japon. Les conséquences sont terribles aussi : évacuation des populations dans un périmètre de 40 km autour au moins pour 20 ans sans compter les conséquences à venir.
Oubliés ?
27 décembre 1999 : plus près de nous, la tempête souffle avec une violence inouïe, les eaux montent dans l'estuaire de la Gironde et envahissent la centrale du Blayais, provoquant l'arrêt en catastrophe des 3 réacteurs en service. Alain Juppé, maire de Bordeaux, est réveillé par le Préfet qui envisage de faire évacuer sa ville.
Oublié ?
Alors « folie » de fermer 24 réacteurs nucléaires comme le prévoit l'accord EÉLV-PS ? Faut-il encore écouter les rotomontades de Nicolas Sarkozy qui affirme qu'un tremblement de terre et tsunami sont impossibles en France, que le nucléaire français est le plus sûr et que l'on peut dormir tranquilles !
Aujourd'hui, l'Institut de Radio-protection et de Sécurité Nucléaire (IRSN) livre ses conclusions sur les centrales nucléaires françaises : « installations fragiles... [...] ces petits défauts peuvent avoir des conséquences graves [...] ; installations non calibrées pour résister aux aléas extrêmes : inondations, séismes, incendies [...] ; en cas de rejets radioactifs inéluctables, la protection des populations environnantes doit être renforcée. »
Des conclusions qui font froid dans le dos de la part d'un organisme que l'on dit pourtant proche du lobby nucléaire. À rajouter aux 2 000 points de malfaçon constatés par le même organisme sur le chantier de l'EPR à Flamanville. Vous avez dit sécurité ?
Le Parti Socialiste n'a pas les mêmes conclusions que nous, écologistes sur le sujet. Soit. Alors évitons les sujets qui fâchent... mais cela n'a pas dû suffire car EDF et AREVA se sont obligés d'intervenir dans les négociations avec les déclarations mensongères de Henri Proglio et les interventions d'Areva sur les portables des négociateurs du Parti Socialiste.
Tout ce tapage médiatique a finalement montré qu'il n'y avait qu'une seule candidate favorable à la sortie du nucléaire et capable de s'opposer aux petites manœuvres du lobby nucléaire, c'est Éva Joly ! Et ça, il ne faudra pas l'oublier le 22 avril 2012 au moment de glisser son bulletin dans l'urne !
Une dernière remarque aussi :
La presse n'a pas manqué de relater les difficiles négociations entre Europe Écologie les Verts et le Parti Socialiste, et aussi les éclats de voix de la dernière réunion du bureau national du Parti Socialiste. Stéphane Le Foll, secrétaire fédéral, apparaît comme un des partisans de la ligne dure avec les écologistes : « [...] quoi qu'on fasse, les écologistes, c'est un nid d'emmerdes ! »
Les 8 collègues écologistes dont je suis, qui travaillent au Conseil Municipal du Mans sont très heureux d'apprendre dans quelle estime il nous tient. Mais ce dérapage ne viendrait-il pas du surmenage de Stéphane qui doit aujourd'hui concilier son travail de conseiller municipal du Mans, vice-président de Le Mans-métropole chargé des finances, Député Européen, secrétaire départemental du Parti Socialiste et responsable de la campagne de François Hollande ?

jeudi 17 novembre 2011

Vidéo-surveillance : un débat nécessaire...



Près de 70 personnes présentes au Hangar 43, place d'Alger dans une atmosphère glaciale. Nous nous attendions à  « Écolos = retour à la bougie ! ». Personne n'a osé !
Nous voulions surtout éviter une réunion style « grand-messe » où tous les débats sont joués d'avance. Les riverains étaient là avec leur exaspération et leurs souffrances. Surprise toutefois de constater la présence d'un leader UMP du Conseil Municipal. NPA et Parti de Gauche avaient répondu à l'appel.
Nos deux invités Noë Leblanc et Émilie Théroin ont joué parfaitement leur rôle : Noë, journaliste, a démystifié le rôle de la vidéo-surveillance et Émilie, adjointe au maire d'Amiens chargé des problèmes de sécurité, a apporté son expertise et son expérience dans le domaine. J'ai essayé, de mon côté, de livrer des informations précises sur le type et le coût de ce qui était envisagé dans notre ville.
Une chose est sûre : les arguments que nous avons apportés sur l'inefficacité du procédé ont ébranlé quelques certitudes. Surtout par le témoignage d'Émilie.
Amiens, c'est 48 caméras qui ont coûté 1 million d'euros en investissement. La visualisation des images se fait 24 heures sur 24 par 11 agents qui se relayent pour un cout de fonctionnement estimé à 300 000 euros. Résultat : 12 cas de délit résolus pour l'année 2010.
Preuve aussi que les chiffres que j'ai avancés et qui ont été contestés avaient une certaine valeur ! Étonnant de voir également le responsable de l'UMP, après avoir reconnu que la vidéo-surveillance n'était pas la panacée, nous proposer le deal suivant : « on renonce à la vidéo-surveillance si vous convainquez votre maire à créer une police municipale ! »
J'ai été satisfait par l'évolution des propositions de l'UMP qui, il y a peu encore, réclamait à cor et à cri  des caméras de vidéo-surveillance et qui, en ce soir de débat, n'est plus persuadée de son efficacité. Les riverains présents ont dû s'interroger longuement sur les intentions du parti sarkozyste. Comme nous d'ailleurs...
La solution proposée à travers le rapport qui nous a été remis n'a pas convaincu non plus. Noë a démontré que  réaliser un enregistrement la nuit de 21 heures à 6 heures n'avait aucune efficacité car les images enregistrées étaient de piètre qualité par manque de lumière et que l'efficacité d'une vidéo-surveillance était conditionnée à la rapidité d'intervention très coûteuse en moyens humains. De plus, elle ne répondait pas à toutes les interrogations formulées par les riverains qui s'inquiètent de plus en plus des incivilités diurnes, passage des Arcades, par exemple...
Les médias ont très bien relayé le débat et beaucoup de participants nous ont remercié de l'avoir organisé. Trop souvent accusée d'angélisme sur le sujet, Europe Écologie Les Verts a démontré au contraire le sérieux de son action politique. En venant débattre au milieu du quartier où se situent les problèmes, nous, élus Verts, sommes venus apporter des témoignages et  des informations sur le système de vidéo-surveillance, défendre les positions que nous avons prises lors des conseils municipaux précédents et formuler de nouvelles propositions.
Soirée réussie donc. Merci à toutes celles et ceux qui ont œuvré à sa réalisation.

lundi 14 novembre 2011

Sur le coût de fonctionnement de la vidéo-surveillance...


Aujourd'hui, le débat s'est situé sur le chiffrage du projet. Le Maine-Libre en rend compte largement (à lire ICI). Rémy Batiot, membre d'Europe Écologie les Verts et ancien Vice-Président de Le Mans Métropole, vient de m'envoyer également son analyse qui complète mes arguments tenus dans la rubrique d'hier :

« Monsieur Counil veut nous amener sur une querelle de chiffres qui n'a pas lieu d'être.
La différence entre l'estimation de Mr Ollivier et celle de Mr Counil, c'est que Mr Ollivier réintègre les coûts cachés que ne prend pas en compte Mr Counil. Par exemple, Mr Counil nous dit qu'il n'y aura pas de surcoût car le visionnage des vidéos a posteriori se fera par les agents de tranquillité.


Réponse surprenante car :
• soit Mr Counil va embaucher des agents de tranquillité publique pour faire ce travail. Auquel cas, il y a bien un coût de personnel qu'il faut intégrer au fonctionnement de la vidéo-surveillance.
• soit Mr Counil va affecter à ce visionnage des agents de tranquillité déjà en poste, ce qui constitue de fait un coût caché : le coût de ces postes d'agents de tranquillité affectés à la vidéo-surveillance doit bien être alors logiquement réintégré dans le coût de fonctionnement de celle-ci, comme l'a fait Mr Oliivier.

Cette dernière option qui semble être celle choisie par Mr Counil, pose de surcroît deux nouvelles questions :
• Soit  Mr Counil considère que ces agents de tranquillité, affectés désormais à la vidéo-surveillance, étaient auparavant payés à ne rien faire, ce qui devrait être difficile à justifier.
• Soit Mr Counil retire des agents de tranquillité de la voie publique, pour les affecter à la vidéo-surveillance, ce qui est une aberration quand on sait que ce qui reste le plus efficace en matière de prévention c'est la présence effective d'agents sur le terrain.
Au final il est important de rappeler que la vidéo-surveillance n'est bonne qu'à traiter le "sentiment d'insécurité", pas l'insécurité elle même, ce qui, à terme, ne peut que procurer de l'insatisfaction pour les citoyens qui auront ainsi été trompés. »

dimanche 13 novembre 2011

Mes réponses à Christophe Counil...



Les lecteurs de mon blog ont peut-être laissé passer ce commentaire récent de Christophe Counil, adjoint au maire chargé de la tranquillité publique : 

« Yves, il est dommage de vouloir dire la vérité et multipliant les contre-vérités. Depuis, l'ouverture du dossier, il n'est question que d'une vidéosurveillance de nuit sans visionnage en direct des images. A aucun moment, il n'a été envisagé de mettre en oeuvre une télésurveillance comme à Amiens ou Londres. Par ailleurs, les coûts ne sont pas ceux que tu annonces : 275 068 € HT en investissement avec une aide de l'État pouvant aller de 20 à 50%. Pas de charge de personnel, puisqu'il, n'y a pas de visionnage en direct. Coût d'entretien autour 8 000 € par an. Nous sommes loin des 500 000 € annoncés par la collectivité. Amicalement. »

Mes réponses :

Sur l'investissement : quelque soit le type d'exploitation qui en sera faite, comme un visionnage de nuit comme tu le proposes par exemple, le prix de l'investissement des 14 caméras restera toujours le même ! Tu t'es basé sur le prix fourni par le rapport Althing. Ce rapport, je le conteste, tu le sais, puisque j'ai même demandé que mon nom en soit retiré (j'avais été, en effet, interviewé pour donner mon avis). Je lui reproche essentiellement de n'avoir instruit le dossier que dans un sens très favorable à la vidéo-surveillance et que ses conclusions sont très « légères » et tendancieuses.
J'ai préféré faire mes calculs à partir du rapport de la Cour des Comptes, juridiction financière d'État présidée d'ailleurs par un membre du Parti Socialiste, Didier Migaud, que tu ne renieras pas, j'espère.
Ce rapport estime le prix d'une caméra installée à 36 400 €. Donc pour 14 caméras : 509 600 €. Je ne compte pas le prix de la salle sécurisée où seront stockés les disques durs chargés de conserver les images.


Sur le fonctionnement :  tu ne me feras pas croire que ce système fonctionne par le miracle du Saint-Esprit. La Cour des Comptes estime les coûts de maintenance sont de 12 % de l'investissement initial, soit 61 152 €. D'autre part qui s'assurera du bon fonctionnement quotidien ? Qui effacera les images au bout de 10 jours ? Qui visualisera les milliards d'images dans le cas d'incident ? J'ai estimé qu'il faudrait trois personnes pour effectuer ce travail soit 90 000 € avec les charges.
On est donc bien loin des 275 000 € du rapport Althing et ce, même avec une subvention du Fond Interministériel de la Prévention de la Délinquance qui finance ces installations.


Sur le type de vidéo-surveillance : tu défends un système qui n'enregistrerait les images de nuit. Mais comment interprètes-tu alors cette phrase contenue dans le rapport lui-même (page 60) : « Enfin quelque soit le mode de fonctionnement retenu par la municipalité du  Mans, il s'agit, néanmoins, de prendre en compte que le système devra au minimum enregistrer les images 24h/24; 7j/7. En effet, se limiter à un enregistrement nocturne peut être très préjudiciable d'un point de vue politique, notamment en cas d'incident qui surviendrait dans la journée et pour lequel aucun enregistrement d'images ne serait disponible. ». C'est à dire que le rapport Althing, même si ses conclusions sont légères, met déjà en doute l'efficacité de la solution que tu as choisie, Christophe !


D'autre part, si tu contestes mes chiffres, je remarque tu ne dis rien sur les remarques que j'ai formulées sur l'efficience du procédé. Ce système est fondamentalement mauvais parce qu'il est cher et inefficace. Notre ville n'en a pas besoin.

samedi 12 novembre 2011

Non, je ne me trompe pas d'ennemi...


Beaucoup de réactions à mon article d'hier et les critiques qui reviennent le plus souvent, ce sont celles qui évoquent la non-dénonciation des responsabilités. Il est vrai que je ne les ai pas évoquées dans le post d'hier tellement elles étaient évidentes pour moi.
Voilà maintenant plus de 10 ans que Nicolas Sarkozy, par ses différentes fonctions directes ou indirectes, est responsable de la sécurité de notre pays, soit comme Ministre du Budget, Ministre de l'Intérieur ou encore Président de la République. Sa politique en la matière est un échec total. Et ce n'est pas moi qui le dis, mais le rapport de la Cour des Comptes qui dénonce le fiasco de la politique mise en œuvre pour lutter contre la délinquance.
Dans notre ville, nous mesurons tous les jours l'effet dévastateur de la suppression de la police de proximité et la suppression des postes de fonctionnaires. 
La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), joli terme pour parler des suppressions de postes de fonctionnaires, fer de lance de la politique sarkozyste dans la fonction publique, a laissé les domaines de l'éducation, de la santé et de la sécurité complètement sinistrés avec, entre autres, les 10 000 postes supprimés dans la Police Nationale. 
Le commissariat de notre ville a été frappé comme les autres même si certains s'en défendent. D'ailleurs, le syndicat Alliance local, que l'on ne peut pas accuser d'avoir des sympathies pour la gauche, réclamait aujourd'hui, dans la presse, 10 postes de plus pour faire face à l'activité liée à la prison des Croisettes. C'est une belle démonstration que les 10 fonctionnaires de police réquisitionnées par l'ouverture de la prison des Croisettes ne sont pas sur le terrain à faire de la police de proximité !
Alors les conséquences de cette politique éclatent tous les jours : le journal « Le Monde » s'en est fait l'écho dans un article assez retentissant au mois d'août : « Où est la police ? » que vous trouverez en cliquant ICILes collectivités locales se retrouvent à gérer les manques d'effectifs de la Police Nationale et l'augmentation des actes délictueux.
Les élus UMP du Conseil Municipal réclament à cor et à cri la création d'une police municipale, trop contents de voir transférer les charges d'une mission régalienne vers les collectivités locales. Les électeurs manceaux, à une large majorité, ont tranché clairement lors des dernières élections municipales puisque cette question avait été au centre du débat entre nos deux listes.  Aujourd'hui, ces mêmes élus UMP, indirectement responsables de l'insécurité en ayant soutenu la diminution des postes de fonctionnaires de police, essayent de masquer leur incurie en réclamant l'installation de la vidéo-surveillance dans notre ville.
Aujourd'hui, nos collectivités se trouvent à gérer cette situation. Certaines, souvent gérés par des maires UMP, investissent des sommes folles dans la vidéo-surveillance.
Mais combattre la délinquance, ce n'est pas succomber à des mesures flattant la fibre populiste. Lutter contre le sentiment d'insécurité de nos concitoyens en installant des caméras de vidéo-surveillance, ce n'est pas lutter contre la délinquance. Nous, élus Verts, souhaitons qu'une réelle politique de prévention, médiation, dissuasion, mais aussi, sanction et réinsertion soit enfin mise en place.
Non, je ne me trompe pas d'ennemi...

vendredi 11 novembre 2011

Vidéo-surveillance : quelques vérités...


La date du débat sur la vidéo-surveillance se rapproche : conseil municipal du 1er ou 14 décembre ? Nous n'en savons toujours rien !
Europe Écologie Les Verts m'a invité le mardi 15 au soir (voir affiche ci-dessous) à partager la tribune avec Noë Leblanc, journaliste dont les articles sur la vidéo-surveillance font référence (c'est ICI) et Émilie Théroin, adjoint au maire Verte d'Amiens chargée des problèmes de tranquillité (c'est ). J'avais d'ailleurs rencontré Émilie aux journées d'été d'Europe Écologie Les Verts de Clermont-Ferrand cet été et nous avions pu échanger sur les situations respectives de nos deux villes.
Nos deux villes sont comparables en terme d'habitants. Mais Amiens a changé de majorité lors des dernières municipales : l'ancien ministre Gilles de Robien a été battu par une liste de gauche dont faisait partie Émilie. Émilie a donc hérité de 48 caméras de vidéo-surveillance. Il était prévu de doubler ce potentiel pour 1,3 million d'euros. Émilie a préféré arrêter cette gabegie et demander un audit sur l'efficience des 48 premières... à la société Althing, celle-là même qui a réalisé l'étude préalable de caméras dans notre ville. Son témoignage sera donc très intéressant.
La Cour des Comptes vient récemment d'épingler sérieusement les installations de vidéo-surveillance. Elle a constaté que les dépenses étaient énormes par rapport aux taux d'élucidation effectif. Le prix moyen d'une caméra installée est 36 400 €. Le taux d'élucidation est de 3 %, c'est à dire que pour 100 actes délictueux, seulement 3 ont été résolus grâce aux caméras. Ce chiffre est d'ailleurs confirmé par un rapport de Scotland Yard à Londres qui a parlé de « fiasco total » alors que la ville possède 1 caméra pour 14 habitants et où vous êtes filmé systématiquement 1 fois toutes les 30 secondes. (C'est ICI).
Le coût des 14 caméras prévues par le rapport Althing qui a donc fait l'étude préalable pour notre ville sera donc de 500 000 € en investissement auxquels il faudra rajouter les frais de fonctionnement : 12 % de maintenance par an : 60 000 € + les salaires des agents affectés au fonctionnement de ces caméras : 100 000 € minimum.
Soit une somme de 660 000 € pour l'année de mise en fonctionnement, pour un système qui se contentera d'enregistrer les images sans les visualiser en temps réel et dont l'efficacité est mise en doute dans... le même rapport Althing ! Je crains donc que nous ne dépassions largement cette somme et que nous soyons plus proches du chiffre avancé par Amiens, soit 1,3 million d'euros.
On voudrait que la position des élus Verts soit une position idéologique. Elle est, bien au contraire, pragmatique et soucieuse des deniers publics, surtout en cette période de crise.
Hormis les commerçants du quartier rue du Docteur Leroy-Place d'Alger-Rue du Port, bien conditionnés par le discours des élues UMP, qui sont pour cette solution, la plupart des personnes que je rencontre dans les quartiers veulent, au contraire, un renforcement de la présence humaine et plébiscitent nos agents de tranquillité.
J'ai toujours soutenu la création de ce service aujourd'hui fort de 65 agents. Je crois que c'est dans ce sens que nous devons poursuivre notre démarche en :
• incluant les gardes urbains dans ce service. Mesure partagée par une grande majorité d'élus mais bloquée, semble-t-il, par un chef de service. Les stationnements interdits, par exemple, qu'ils verbalisent sont aussi des incivilités qui sont tout aussi insupportables...
• augmentant les effectifs dans la mesure de nos moyens : je préfère voir investir les coûts de fonctionnement de la vidéo-surveillance dans le salaire d'agents de tranquillité supplémentaires. J'étais récemment avec le maire à réclamer au directeur régional de la SNCF le maintien des guichets à la Gare-Sud, là où les machines ont malheureusement remplacé les hommes... Je n'ai pas changé d'avis.
• proposant une formation plus poussée de nos agents de tranquillité. Les cas à traiter sont parfois difficiles et il est important que nos agents y soient préparés.
• répartissant les agents de tranquillité sur des secteurs correspondant aux six territoires des Conseils de Quartier. Il me semble essentiel que les deux structures se connaissent et puissent échanger.