mardi 24 décembre 2013

Lettre au Père Noël...


Cher Père Noël,

D'abord, je voudrais te souhaiter un joyeux Noël.
Cette année, j'ai été très sage. Bon d'accord, j'ai été parfois impertinent en écrivant des vilaines choses sur mon blog. Je me suis rendu compte que cela a énervé beaucoup trop de monde. Je te promets que je ne le ferai plus...
Alors, pour ce Noël, tu peux m'apporter plein de cadeaux. Voici ma liste : 
• finir la bande cyclable rue Chanzy
• rétablir les arceaux place des Jacobins pour garer nos vélos (c'est un cadeau pas cher : 4 boulons suffisent, pas besoin d'élargir les rampes d'accès...)
• rétablir les arceaux place de la Préfecture (pas besoin d'abattre des tilleuls pour ça)
• établir une bande cyclable continue pour aller à Antarès et à la MMarena en supprimant les 6 places de parking automobile de l'avenue Georges Durand
• pendant les travaux du tramway qui vont encore durer 10 mois, établir une réelle sécurité pour les vélos qui remontent l'avenue de Paderborn et la rue des Maillets
• enlever les chicanes sur le chemin de halage, permettre la traversée du parc des Gentianes et prolonger la piste jusqu'aux moulins de Saint-Georges.
• Mettre des arceaux protégés de la pluie à toutes les nouvelles stations de la ligne 2 du tramway.
• abaisser les bateaux des accès à la passerelle d'enfer
• s'engager dans une politique de pistes cyclables reliant les communes de Le Mans-Métropole à la ville-centre (en particulier pour La Chapelle-Saint-Aubin)
• arrêter le tape-à-l'oeil et entamer une réelle politique de contre-sens cyclables et de tourne-à-droite
• sécuriser le parking vélo souterrain de la gare Nord vandalisé récemment
• agrandir les parkings vélos de la gare nord
• étendre le parc de vélos à assistance électrique de la SETRAM ou mieux, comme les villes d'Aix les Bains, Arcachon, Bagneux, Besançon, Blois, Bordeaux, Chambéry, Clamard, Colmar, Epernay, Fontenay-aux-Roses, Les Herbiers, Lyon, Malakoff, Mende, Nancy, Nantes, Nice Paris Plaine de l’Ain, Rouen, Sceaux, Sète, Toulouse, Tours, Vannes et Villeneuve-lès-Avignon, subventionner l'achat de vélos à assistance électrique.
Cher Père Noël, je tiens particulièrement à te remercier d'être intervenu avec un peu d'avance auprès de notre maire pour que la ville du Mans ré-adhère enfin à l'association des villes cyclables. 
Tu le sais, l'utilisation de vélos dans nos déplacements urbains contribuera aussi à améliorer la qualité de l'air dans notre ville qui, comme tu le sais, a été gravement pollué récemment.
Et puis, puisque nous allons entrer bientôt dans une année électorale.... si tu pouvais donc, cher Père Noël, rappeler à tous les futurs candidats que les cyclistes sont aussi des électeurs.

jeudi 19 décembre 2013

Oui, il y a eu pollution de l'air !


Certaines personnes ont émis des doutes sur l'existence d'une pollution de l'air dans notre ville la semaine dernière. Interpellé en conseil municipal mercredi, le maire a remis en question l'existence même de cette pollution.
Étant absent à ce moment du conseil pour une visite de sécurité au Palais des Congrès, je n'ai pu l'entendre mais ses propos m'ont été rapportés et j'aurais bien aimé que les élus écologistes présents soient un peu plus combatifs sur le sujet.
Voici quelques preuves.
La première est dans le graphique ci-dessous (vous pouvez cliquer dessus pour l'agrandir).

Les mesures ci-dessus ont été faites par un capteur situé dans le quartier des Sources. La courbe qui mesure la teneur en particules fines de l'air respiré par les Mancelles et Manceaux est éloquente : les 10, 11, 12, 13 et 14 décembre, les seuils d'information (entre 50 et 80 microgramme par mont été atteints et...largement) et pire, le seuil de 80 a été dépassé deux fois avec une pointe incroyable le 13 décembre à plus de 200 !
Pas de pollution de l'air au Mans ? Et cette alerte sur le site d'Air Pays de la Loire ?
Pas de pollution de l'air au Mans ? Et ce communiqué de la Préfecture de la Sarthe (on peut cliquer pour l'agrandir) ?
Les quotidiens locaux ont, d'ailleurs, fait un boulot remarquable en relayant systématiquement les informations données par Air Pays de la Loire. Par exemple, le Maine-Libre : c'est ICI ou encore .
J'ai signalé également cette pollution de l'air sur mon compte facebook et une infirmière a immédiatement réagi : «  moi infirmière , je remarque depuis trois jours chez les personnes deja fragiles au niveau respiratoire des gênes importantes !!! »
Les particules respirées sont dangereuses car elles pénètrent dans les voies respiratoires, créant des problèmes de toux, d'essoufflement et de maux de gorge chez les personnes les plus fragiles: enfants, personnes âgées, malades du coeur et des voies respiratoires, et femmes enceintes.  Cette pollution est dangereuse, avec des effets à long terme : aggravation de l'asthme, diminution de la fonction respiratoire, cancer du poumon, maladies vasculaires. Les particules fines (diamètre inférieur à 2,5) ont, d'ailleurs,été classées cancérigènes par l'Organisation Mondiale de la Santé (c'est ICI).
Certains remettraient en cause l'aspect scientifique de ces mesures...
Ces mesures sont effectuées par l'organisme Air Pays de la Loire (le site c'est ICI). Cet organisme regroupe quatre collèges : état, collectivités locales, monde industriel et associations environnementales. Notre collectivité a toujours refusé d'en faire partie malgré mes demandes réitérées (je n'ai jamais trop compris pourquoi alors que toutes les « grosses » collectivités ligériennes en font partie). Notre ville  verse une subvention de 31 260 € à Air Pays de la Loire, ce qui nous permet de profiter de ces mesures. Être membre de l'organisation Air Pays de la Loire (un peu plus cher...) montrerait que notre collectivité a pris la mesure de la dangerosité de la pollution de l'air pour la santé des Mancelles et des Manceaux et permettrait de profiter de toutes les prestations de cet organisme.
Alors, certes la Préfecture de la Sarthe a fait une petite partie de son travail en interdisant de brûler les déchets verts (facile à respecter), mais on aurait dû voir des mesures plus contraignantes en matière de circulation (en particulier, des véhicules diesel) et de l'utilisation des chauffages bois (beaucoup plus difficile à faire accepter).
Pour terminer, notre ville a signé récemment un contrat local de santé où elle affirme certaines priorités : lutte contre les addictions, problématiques de santé mentale, nutrition, accès aux droits et aux soins.
N'y aurait-il pas été important d'y ajouter la lutte contre les pollutions de l'air ? N'est-ce pas aussi un problème de santé ?

vendredi 13 décembre 2013

Précisions...


Les réactions à ma démission d'Europe-Écologie Les Verts ont été nombreuses. Beaucoup de messages de compréhension et aussi de soutien. Merci à toutes celles et tous ceux qui se sont manifestés. Cela fait chaud au cœur car quitter un parti auquel on a beaucoup donné est loin d'être facile, je peux le garantir.
Finalement, les messages les plus virulents, et je m'en doutais, sont venus de mes anciens amis et surtout, anciennes amies. Celles-là même qui, souvent, se plaignaient de la violence de certains mails. Je les laisse à la relecture des leurs. D'autres parlent de trahison, de tir dans le dos et tentent de me prêter des intentions que je n'ai jamais eues.
Certains n'ont pas beaucoup apprécié que je dévoile le petit nombre de celles et ceux qui ont choisi de s'engager derrière le Parti Socialiste un soir de septembre... D'autres n'ont pas apprécié que je révèle des points de négociation mais qu'ils sachent que ces secrets bien gardés m'ont été révélés par un élu socialiste... Chez eux, visiblement, l'information circule.
• Accusation aussi de ne pas assister aux réunions sans trop savoir qu'un adjoint à la démocratie participative travaille essentiellement le soir quand les Mancelles et les Manceaux rentrent du travail et acceptent de donner un peu de leur temps pour animer les conseils de quartiers. Ça, on le sait quand on participe à la vie démocratique de sa ville et que l'on se frotte aux réactions de ses concitoyens. Trop facile de rester dans sa tour d'ivoire régionale. La politique, ce n'est pas seulement réagir à la lecture des quotidiens locaux et rédiger des communiqués, c'est aussi d'aller écouter ses concitoyens.
• Accusation de cracher dans la soupe... et, évidemment, de faire le jeu de la droite.
Que l'on se méprenne pas, le bilan de notre municipalité est bon. Comment dire le contraire à quelques mois de l'inauguration d'une deuxième ligne de tram et du futur espace culturel des Quinconces et des nouvelles places des Jacobins et du Jet d'Eau ?
Ce que j'ai dit, c'est que notre bilan à nous, élus écologistes (et je me mets bien sûr dedans) est loin d'être bon parce que nous n'avons pas su infléchir certaines décisions vers plus d'écologie dans la politique municipale. C'était la signification du «bilan non gratifiant » de ma lettre de démission.
J'y avançais pour le démontrer 3 exemples emblématiques qui faisaient partie de nos objectifs en 2008 : boulevard nature, politique vélo et bio dans les cantines. Force est de constater que le compte n'y est pas.
• Bio dans les cantines : contrairement à ce que dit le communiqué des élus EÉLV après mon départ, aujourd'hui, seuls yaourt, lentilles et crudités sont bios. On est très loin des 20%  ! 
• Boulevard Nature : nous n'en sommes pas à la moitié et le projet initial est bien oublié : ainsi sur le chemin de Sargé vers Yvré-l'Évêque, on y croise des tracteurs ! Dix ans que le projet a été lancé et que les Mancelles et Manceaux attendent !
• Politique vélo : Le Mans est une des rares villes à ne pas adhérer à l'association des villes cyclables.. L'ingénieur chargé du vélo n'a jamais été remplacé. Conséquence : aucune piste pour lier le centre du Mans aux autres communes de Le Mans-Métropole.
La responsabilité des élus Verts est grande car nous n'avons jamais su créer un rapport de force pour avancer. Bien au contraire, nous avons baissé la tête. L'union est un combat, surtout quand on est minoritaire. Certains d'entre nous l'ont trop vite oublié, se confortant trop facilement dans un rôle de godillots. J'ai essayé de temps en temps à travers ce blog d'assumer des différences et dire des désaccords. Je ne compte plus engueulades, remontrances que j'ai pu subir, et beaucoup d'entre elles venaient même de mon propre camp.
Certains élus écologistes affirment que notre bilan est excellent. OK. Alors, dites-moi pourquoi refusent-ils d'aller faire juger ce bilan par les Mancelles et Manceaux ? Ce sont elles et eux seuls qui en ont le pouvoir, non ? Auraient-ils peur d'être désavoués ?
Je souhaitais partir en liste autonome au premier tour car cela nous aurait permis d'exposer nos propositions dans tous les domaines et ne pas se contenter de faire du vent, comme nous l'avons fait trop souvent, avec des propositions séduisantes certes, mais malheureusement restées lettres mortes. Les mesures sont effectivement belles tant qu'elles restent sur le papier... elles ne coûtent rien ! Certain s'en contente, pas moi !
Et c'est ainsi que la majorité de présents représentés, un soir de Septembre, (18 pour et 4 contre) a choisi de suivre le Parti Socialiste au premier tour, préférant le confort des voix socialistes. Peut-on parler de choix démocratique quand si peu d'adhérents qui restent se sont exprimés ? Majoritaire, bien sûr. Démocratique, c'est autre chose. 
Que l'on ne me fasse pas dire non plus ce que je n'ai jamais dit : je n'ai jamais remis en cause une union avec le Parti Socialiste car pour moi, une chose est sûre : il est hors de question que la ville retombe entre les mains de la droite.
Une liste écologiste autonome aurait permis de mener une campagne dynamique autour de nos idées, de mesurer notre audience, de faire figurer  fortement nos valeurs écolos dans la négociation de deuxième tour. Je rappelle à celles et ceux qui affirment que nous n'en avions pas les forces que les candidats Europe-Écologie lors des cantonales de mars 2011 rassemblèrent plus de 13% sur les 5 cantons renouvelables (soit la moitié des électeurs de la ville). C'est d'ailleurs cette stratégie, préconisée par les instances nationales d'Europe-Écologie-Les Verts, qui a été choisie dans la  grande majorité des villes de plus de 100 000 habitants.
Oui, mais voilà, en négociant au deuxième tour, le nombre de postes en délégation risquait de ne pas être le même... C'est ce qu'il m'a été répondu lors du débat d'alors. Alors de vouloir jouer maintenant aux moralisateurs politiques a tendance à me faire sourire.

lundi 9 décembre 2013

Voilà, c'est fini...


J‘ai pris la décision de quitter Europe-Écologie-Les Verts.
Ma décision résulte de deux constats : l’un national, l’autre local.
Dès le départ, je me suis montré critique de notre participation gouvernementale. Je me suis fait une raison en espérant que l’accord signé entre Europe-Écologie Les Verts et le Parti Socialiste permettrait d’aller vers une société plus sociale et plus écologique, mais force est de constater qu’aujourd’hui  pratiquement aucun des termes de cet accord n’a été respecté.
Bien au contraire, les mesures  gouvernementales prises ne s’inscrivent que dans un cadre de croissance et malheureusement aussi, d’une idéologie sécuritaire. Pour mémoire le cadeau de 20 milliards fait aux entreprises, et ceci au détriment des ménages et des collectivités locales. Pour mémoire encore, le soutien aux grands projets inutiles, le nucléaire, la politique agricole ; le renoncement à l’écotaxe, les expulsions de Roms, …
Qu’en est-il du droit de vote des étrangers, de la réforme territoriale, de la loi contre les cumuls des mandats, de la proportionnelle ? Où est passé le budget du Ministère de l’Écologie ?  
La suppression des niches fiscales concernant les transports, le diesel, l’agriculture et  les pesticides est toujours au point mort et pourtant leur impact sur l’environnement comme sur la santé est catastrophique.
Je n‘accepte plus ce qui ne correspond pas au projet autrefois  porté par ce qui était « mon » parti.  J’ai attendu et espéré que le congrès de Caen apporte  une rupture avec cette orientation politique-là. Il n’en a rien été et je me suis rendu compte que, plus que jamais, Europe Écologie-Les Verts, pour conserver ses postes, serait systématiquement solidaire des décisions prises par ce gouvernement quelles qu’elles soient.
 Localement, je ne m’en suis jamais caché, j’ai défendu le principe d’une liste autonome d’Europe Écologie-Les Verts au premier tour des élections municipales pour lesquelles j’avais publiquement annoncé dès le mois de juin 2013 que je n’étais pas candidat.
Constatant, pour la ville, un bilan écologique assez peu gratifiant (comme, par exemple, sur les dossiers aussi emblématiques que la politique vélo, le bio dans les cantines, l’extension du boulevard nature,  la prise en charge de la pollution de l’air,…), il me semblait essentiel de réaffirmer un certain nombre de fondamentaux.  D’autre part, cette autonomie permettait de présenter – et n’est-ce pas la fonction même d’un parti politique ?- notre programme aux Mancelles et aux Manceaux. Puis, de mesurer réellement par les urnes le bilan des élus Verts. Et une fois mesuré le poids des écologistes, il était bien temps ensuite de négocier un accord de deuxième tour avec le Parti Socialiste.
Ce positionnement de liste autonome, conforme aux préconisations nationales pour les villes de plus de 100 000 habitants,  aurait permis de créer une dynamique autour d’idées novatrices, écologiques, et généreuses. Ce n’est pas en soumettant cette proposition aux adhérents et aux sympathisants un 26 août qu’on crée les conditions de sa réussite.
 Sans surprise, les 22 présents de l’assemblée générale de fin septembre ont  choisi de se raccrocher à la proposition d’une liste commune avec le Parti Socialiste qui offrait le même nombre d’élus et de délégations que dans la municipalité précédente.
Je suis alors devenu minoritaire dans mon parti et j’ai découvert la « placardisation » : filtrage des informations, volées de bois « vert  », anathèmes, bref… une poussée vers la sortie. Comme au niveau national, une « firme » locale s’est créée où la caporalisation occulte le débat d’idées. Un seul objectif : les postes et si possible, les plus prestigieux : première adjointe, culture, etc. 
Pour moi, une cure d’humilité s’imposerait : en dix ans, le nombre de Verts a fondu sur la ville du Mans entre démissions et non-réadhésions, c’est le moins que l’on puisse dire.
Ce n’est pas ma conception de la politique et je n’ai pas choisi les Verts voici 14 ans pour me condamner à n’être qu’un supplétif du Parti socialiste. 
Oubliés le temps d’un parti vivant, le temps de débats d’assemblées générales longs, animés mais fructueux, le temps des mobilisations fortes sur le terrain, le temps des espérances suscitées par nos premiers succès électoraux, le temps de la militance sur le terrain… Où est passé ce parti lanceur d’idées ? Je constate qu’aujourd’hui  il est devenu un parti comme les autres sclérosé par sa stratégie d’alliance. Nos électeurs s’y reconnaissent-ils ? 
Je crains que l’avenir ne soit amer et que ne soit venu le temps de la PRGisation.
Je crois trop en l’écologie politique pour accepter cette situation.  Je choisirai donc d’autres combats pour tenter de la faire avancer

Yves OLLIVIER
Le Mans, le 9 décembre 2013.

mercredi 4 décembre 2013

1000 places de parking, et moi, et moi...


Mille places de stationnement pour l'automobile entre le parking des Jacobins et le nouveau parking des Quinconces. On s'y précipite, et... gros bug... les véhicules ne peuvent pas accéder aux 2ème et 3ème sous-sols de celui des Quinconces, faute d'une rampe trop étroite..
On mobilise alors toutes les forces vives, on communique un maximum et ouf... tout est bien qui finit bien : les 600 places du nouveau parking sont accessibles depuis jeudi dernier pour les achats de Noël en centre ville.
Soucieux d'encourager les commerçants du Centre Ville, j'ai donc pris mon vélo pour effectuer quelques achats dans le quartier des Jacobins. Rendez-vous à mon parking habituel rue des Jacobins derrière la Taverne... Plus d'arceaux !
Un petit coup d'œil en face, côté entrée C&A... toujours rien !
Qu'importe, je vais aller me garer côté avenue Mendès-France, perdu....
Pas grave, je vais aller retrouver les arceaux de l'entrée de l'avenue de Paderborn...
Perdu encore. Dernière solution : les quelques arceaux de la piscine Pierre de Coubertin :
Ouf ! Ils sont encore là ! Mais leur accès est rendu très difficile à cause d'un véhicule...  pas n'importe lequel toutefois : un véhicule électrique...
Et l'adjoint dépité reprend sa route vers le quartier des Maillets... en espérant des jours meilleurs pour le cycliste qu'il est. Il espère aussi que la Mère Noël n'aura pas eu la mauvaise idée d'offrir à son chéri une bicyclette toute neuve pour faire ses livraisons !

vendredi 29 novembre 2013

Les femmes sont l'avenir du foot...


Le titre n'est pas de moi, mais le titre d'un ouvrage d'Audrey Keysers et Maguy Nestoret-Ontanon. Et j'avoue que depuis la soirée d'hier passée à la MMArena, j'en suis de plus en plus convaincu.
14 000 personnes pour un 14-0 d'anthologie. Les footballeuses bleues nont ont fait passer une belle soirée à la MMArena. J'ai toujours employé le féminin pour parler du stade : dans le temps, j'avais recours à mon vieux dictionnaire latin Gaffiot pour le justifier car arena est féminin, aujourd'hui, j'aurai un peu moins de mal  tant l'"esprit" féminin a soufflé hier soir du côté des Hunaudières.
Amoureux du foot, j'ai aimé car les filles enlèvent tous les aspects détestables du jeu des garçons : crachats incessants, simulacres de blessures graves, contestations, brutalités (j'ai dû compter cinq coups francs pendant le match), gestes anti-sportifs,.... Et le public, plus féminin que d'habitude; s'est mis au diapason. Bref, le foot qu'on aime.
Même si l'opposition bulgare était faible (3 buts les 5 premières minutes quand même !), les joueuses bleues ont délivré un modèle de jeu collectif avec une maîtrise technique impressionnante. Et les amateurs de foot dont je suis, ont apprécié.
De plus, Noël le Graët, président de la Fédération Française de Football, a annoncé que la MMArena serait le lieu d'un certain nombre de matchs des équipes de France, féminine, espoirs et autres.
Bonne nouvelle donc... mais il aurait été sympa que la petite équipe d'élus qui s'était constituée à la mairie lors de la crise du Mans FC soit associée à cette bonne nouvelle. Il n'y a pas que les mauvais moments à partager, non ?

mardi 26 novembre 2013

Visite de quartier des Fontenelles


Foule samedi  pour cette dernière visite de quartier de l'année. Le temps s'était mis au diapason pour un tour à pied agréable dans le quartier des Fontenelles.
Quartier que je connais bien puisque c'est le mien et je peux donc apprécier le travail énorme fait par le Conseil de Quartier Nord-Est qui gère à peu près toutes les doléances des habitants, ce qui nous vaut une visite tranquille.
Les questions ont beaucoup tourné autour de l'arrivée du tram dans le quartier. Cette arrivée bouleverse beaucoup les habitudes de stationnement dans le secteur. Pas de chance,  une porte sécurisée se referme dans l'école Camille Claudel et voilà une vingtaine de riverains de l'avenue Zamenhof et le conseiller général qui se retrouvent bloqués dehors... nous serons bons pour revenir voir les problèmes de stationnement des riverains.
Je profite de la réunion-bilan pour revenir sur l'incident dont j'ai été victime vendredi sur le marché des Jacobins. J'ai été, en effet, agressé par une personne excédée par les travaux du tram. C'est vrai qu'entre le Carrefour Market et la place des Jacobins, c'est un peu chaud (on va dire cela comme ça...). Le maire m'a reproché l'aspect négatif de cette communication. Mais, en tant qu'élu et personne, je n'accepterai jamais ce type d'agression, surtout que depuis le début des travaux il y a maintenant deux ans, j'essaye d'arrondir au maximum les angles. Le but de mon intervention était que le conseil de quartier, bien au courant des difficultés du secteur, soit associé à la configuration de la zone de travaux pendant la trêve de fin d'année (du 16 décembre au 6 janvier). Rien d'autre...
Lors de cette visite également, il a été acté que la cour de la nouvelle maison de quartier Bellevue-Maillets ne sera pas transformée en parking et s'il devait y avoir parking, ce serait quelques places aménagées du côté de la rue des Cerisiers.
Cette maison de quartier (ancienne maternelle) devrait pouvoir ouvrir partiellement (salle polyvalente et de réunions) au premier trimestre 2014 après quelques travaux (aménagement WC handicapé, rénovation électrique, alarme incendie..;). Suivra ensuite en août-septembre, l'aménagement d ela bibliothèque et de la salle de lecture et dans une phase ultérieure, le reste du bâtiment et l'étage seront rénovés et aménagés. La maison de quartier Bellevue-Maillets tant attendue est donc en bonne voie.
 Dernier point : je pensais avoir tout vu dans la récupération des palettes entre la construction des maisons-igloo (c'est ICI), de meubles (c'est ), de jouets par le chantier d'insertion La Machinerie (c'est ICI), mais je n'avais pas encore rencontré le concept de palette-barrière. Aujourd'hui, c'est fait !

vendredi 22 novembre 2013

Vidéosurveillance encore à la une


La triste affaire du tireur fou de Libération a remis la vidéo-surveillance à la une de l'actualité. Entre le moment où il a tiré sur un photographe au siège du journal Libération (lundi vers 10 heures) et son arrestation (mercredi vers 19 heures), le tireur a pu échapper aux 11 000 caméras de vidéosurveillance de la ville de Paris et a été arrêté simplement après une dénonciation d'un témoin. On peut effectivement s'interroger sur l'efficacité des caméras même si j'entends déjà ses chantres qui affirmeront que ce sont elles qui ont permis de diffuser un portrait robot.
Ce même portrait robot n'a pas, semble-t-il, permis de reconnaître quelqu'un qui était déjà impliqué dans une affaire criminelle et avait passé quatre ans en prison. Et comment retrouver ensuite la piste du criminel avec 11 000 caméras ? Autant rechercher une aiguille dans une botte de foin...
La mise en place de ces caméras a pourtant coûté 300 millions d'euros aux contribuables parisiens.
La vidéosurveillance, on le sait, ne sert pas à grand chose dans la protection des individus. Elle ne permet que de répondre aux attentes des électeurs sur le problème de la sécurité et, surtout, en période électorale. Et vu l'inefficacité des caméras, l'électeur en demandera toujours plus parce que, un jour, une agression aura échappé au dispositif existant.
Cela n'empêche pourtant pas Alain Pigeau et l'UMP, dans leur campagne électorale, de demander l'extension du système mis en place dans notre ville avec, en plus, une visualisation en direct.
Je remarque d'ailleurs (comme au Parti Socialiste d'ailleurs), qu'il ne cherche plus à parler de vidéo-protection comme quand il fallait convaincre les Mancelles et les Manceaux que les caméras allaient les protéger.
Alain Pigeau et l'UMP ne disent surtout pas le nombre, les endroits ni le coût de cette mesure.  Il semble, par contre, si j'en crois les négociations qui ont lieu en ce moment entre le Parti Socialiste et Europe Écologie les Verts que l'extension du système de vidéosurveillance soit abandonné pour le prochain mandat. C'est une bonne chose.

mardi 19 novembre 2013

Les Jacobins se végétalisent...


Fin de l'épisode....
Il a débuté en août 2012: un groupe de riverains s'est opposé à l'abattage des arbres de la place du Jet d'Eau alors que je faisais l'interim du maire. Le groupe des opposants comprenait des personnes prêtes à discuter et d'autres moins bien intentionnées à mon égard comme à celui de l'équipe municipale.
Une commission de concertation réunissant des élus, des techniciens de la ville et le cabinet du maire a alors été mise en place. Les discussions, souvent serrées, ont abouti à un accord qui a scellé l'aménagement arboré des places du Jet d'Eau et des Jacobins (c'est ICI) : emplacements, essences, etc...
Il était temps de concrétiser cet accord :  les premiers arbres ont été plantés cet après-midi devant le palais de justice :

Les quelques pelletées apportées modestement par le maire, le responsable des riverains et moi-même mettent fin à cette concertation si mal commencée et heureusement mieux terminée.
Les arbres plantés cet après-midi sont des liquidambars (ou encore copalmes d'Amérique), arbres qui prennent des couleurs magnifiques  en automne comme le prouve cette photo trouvée sur le net :
Avec la Sainte-Catherine, la place des Jacobins va donc se « peupler » progressivement de ses arbres. J'en profite également pour confirmer les nouvelles rassurantes du hêtre pourpre chèrement déménagé et rappeler  une fois de plus que, comme pour la première ligne, la seconde apportera plus d'arbres qu'il n'en a été abattus.
Si cela pouvait rassurer toutes et tous nos dendrophiles mancelles et manceaux !
Autre point, les cyclistes auraient pu se réjouir du contre-sens cycliste de la rue de Barillerie devant la librairie Bulle... mais un camion avait décidé de l'inaugurer à sa façon !

vendredi 15 novembre 2013

Extrême droite et droite : le racisme à l'état pur


La candidate Front National aux municipales à Rethel dans les Ardennes a posté sur Facebook un montage photo comparant Christiane Taubira à un singe. À Angers, une enfant a repris cette ignominieuse comparaison, ainsi qu'un peu plus tard le journal d'extrême-droite Minute.
La ministre de la Justice a répliqué : « Cette militante connaît bien évidemment la pensée mortifère et meurtrière du Front national. On sait bien ce que pense le FN : c'est les Noirs dans les branches des arbres, les Arabes à la mer, les homosexuels dans la Seine, les Juifs au four et ainsi de suite. » 
Quelle rapport avec la Sarthe, me direz-vous ? 
Allez sur le site du Front National et vous y trouverez une vidéo (c'est ICI) où vous pourrez voir Jean-Marie Le Pen affublé d'un bonnet rouge interviewé.... par Marie d'Herbais, la « sage » candidate du Front National à Savigné l'Évêque.
À 9'40'' de la vidéo, vous verrez comment Monsieur Le Pen, reprend, en la déformant, la phrase de Christiane Taubira (la menaçant de procès) ; il parle de « PD » et de  « nègres » sans que Mme d'Herbais ne bronche...
Tout cela est lié et n'a malheureusement rien de surprenant quand on apprend par le livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner sur Marine le Pen que la famille d'Herbais est très liée au journal Minute :
La boucle est bouclée... et aujourd'hui, je ferai mienne cette citation de Pierre Desproges : « Il est plus économique de lire Minute que Sartre. Pour le prix d'un journal, on a à la fois La Nausée  et Les Mains Sales »
Les élus UMP ne sont pas en reste : une élue UMP, Claudine Declerck, conseillère municipale de Combs-la-Ville et vice-présidente de la communauté d'agglomération de Sénart a publié sur Facebook le dessin suivant, montrant que les barrières étaient brisées entre droite et extrême-droite . Le racisme se banalise... soyons plus que jamais vigilants !

mardi 12 novembre 2013

Visite du quartier Malpalu


Visite du maire dans le quartier Malpalu ce samedi matin . Visite faite au pas de course sous les averses, pressés de nous retrouver à l'abri dans la salle du Jardin des Plantes.
Les élections municipales approchent, aussi, le nombre d'élus était conséquent. Peu de problèmes dans ce quartier résidentiel et tranquille... et étonnant, pour une fois, nous n'avons pas trop entendu les sempiternelles plaintes à propos de stationnement et de vitesse des automobiles.
Problèmes les plus importants soulevés :
1- la refonte des lignes de bus avec l'arrivée de la deuxième ligne de tram. Les habitants du quartier craignent, en effet, de perdre en qualité de desserte. Les conseils de quartiers et, en particulier, celui du Nord-Est, se sont saisis du problème et en discutent avec la SETRAM. Une bonne raison pour les rejoindre.
2- le devenir de l'ancienne Clinique Sainte-Croix. Notre collectivité avait envisagé de s'en rendre propriétaire pour la transformer en maison de retraite. Projet abandonné aujourd'hui pour celui de l'ancienne clinique du Tertre Rouge, mais le maire fait remarquer que la demande d'installations en maison de retraite est en sérieuse baisse. Les raisons : une meilleur prise en charge du maintien à domicile des personnes âgées.
3- l'absence de gymnase du collège Roger Vercel.  Il y a une douzaine d'années, quand j'ai intégré le Conseil de Quartier Nord-Est, je me souviens que le problème était déjà posé. Aucune évolution depuis, même si, à un moment, il avait été envisagé une partie du terrain de la CRS au château de Méhoncourt. Aujourd'hui, le Crédit Agricole laisse entendre qu'il va déménager son siège vers l'Université, laissant une possibilité de terrain. Un espoir ?
4- la fermeture du parc pour enfants de la rue Bergson. Ce parc, bien que refait, connait des incivilités. Il en demeure pas moins que les fermetures de parc coûtent cher. Sans trop évoquer ici celle du parc de Tessé hors de prix, j'ai vu également les coûts de fermeture de celui du parc des Fauvettes et les moyens à mettre en œuvre pour en assurer l'ouverture et la fermeture.
Enfin, des habitants du quartier se plaignent de certaines nuisances sonores. Période électorale ? Le maire, confiant dans l'autorité qu'il représente, propose de répondre aux appels des habitants du quartier et de se déplacer pour régler les problèmes. Soit.
Tiens, je voyais l'autre jour , lors de son émission, Antoine de Caunes dévoiler le numéro de téléphone de son ami José Garcia pour lui faire une farce....
Non, non, ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler celui du portable du maire !

jeudi 7 novembre 2013

Et si le ministre des Anciens Combattants était Vert....


Je n'ai pas l'habitude de « repomper » les écrits de mes petits camarades, mais cette fois-ci, je ne peux m'en empêcher. L'entrée de notre parti Europe-Écologie Les Verts au gouvernement est de plus en plus remise en cause et je ne suis pas le dernier à m'interroger sur notre participation, tout comme mon camarade de parti parisien, Pierre Minnaert.
Celui-ci, d'une façon très humoristique, remet en cause les arguments le plus souvent avancés pour justifier notre présence au gouvernement. Avec son autorisation, je reproduis son écrit :
« Avant l’arrivée d’un écologiste au Ministère des anciens combattants c’est encore avec des désherbants chimiques que l’on entretenait les carrés et cimetières militaires, aujourd’hui c’est terminé, c’est une quantité importante de produits chimiques qui est ainsi tous les ans épargnée aux reliques de nos héros et à la nature.
De même depuis notre arrivée au ministère les drapeaux qui flottent sur ces lieux de mémoire sont désormais en coton biologique issu du commerce équitable, teints avec des colorants naturels, il en est de même des rubans des décorations que le ministre remet quotidiennement, là encore c’est un effort considérable en faveur du développement durable que seul un écologiste pouvait faire.
Nous agissons aussi sur l’industrie métallurgique et une concertation est en cours avec les fabricants de médailles pour les convaincre d’utiliser du métal de récupération pour la fonte des Croix de guerre. Nous n’avons pour l’instant pas pu faire avancer les choses pour la Légion d’Honneur qui ne relève pas de notre ministère mais nous avons cependant entamé le débat avec la Chancellerie de l’Ordre. A petit pas c'est la transition écologique de l'économie qui est en marche, qui imagine qu’un socialiste aurait pu faire la même chose ?
Certes les pensions des veuves de guerre ne seront pas réévaluées et sont bloquées pour les 5 ans à venir, nous ne l’avons pas souhaité mais il faut bien comprendre que nous n’avons fait que 2% à la présidentielle et que nous ne pouvons peser au-delà de ce score. Dans la situation de crise actuelle, et les épouses de ceux qui se sont sacrifiés pour la France sont encore plus que d'autres à même de le comprendre, il n'est pas scandaleux que chacun participe à l’effort pour faire revenir, un jour peut-être, le déficit de la France à moins de 3% comme nous le demande l’Europe, et nous écologistes assumons pleinement d’être des fédéralistes européens résolus.
Alors oui, je préfère agir et faire avancer les choses que de rester dans la dénonciation et des postures proclamatoires. Nous avons fait le choix courageux après 5 ans de sarkozysme de participer pleinement au changement en cours, tout ne nous plait pas mais cela ne serait-il pas pire sans le discret pouvoir d’influence des écologistes ? Ce que nous faisons un socialiste ne l’aurait pas fait et nous sommes fiers d’avoir porté la lutte pour les décorations bio. »
Le réalisme est vraiment troublant. n'est-il pas ?

lundi 4 novembre 2013

Inauguration du Collège Tolstoï...


Un peu surpris, en rentrant d'une semaine de repos dans le Tarn, de trouver dans « Le Mans Notre Ville » un article relatant l'inauguration du collège Léon Tolstoï (page 15).
Je m'étais pas mal impliqué dans la correspondance entre ce collège et le lycée 45 de Rostov-sur-le-Don (c'est ICI) à l'occasion de l'ouverture de l'enseignement du russe dans le collège. Aussi quand il a été question d'une petite cérémonie pour inaugurer le collège Tolstoï (il s'appelait auparavant collège Plateau), j'ai  tout de suite adhéré à l'idée. 
Notre collectivité avait, en effet, réaménagé entièrement la voirie et le terre-plein du collège, le Conseil Général, de son côté, avait refait un certain nombre de salles intérieures. L'occasion était vraiment belle...
La manifestation devait donc être un moment fort pour célébrer l'écrivain russe. J'avais donné mon accord pour la tenue d'une exposition  Tolstoï  à la maison Pierre Guédou puisque le collège ne pouvait l'accueillir faute de place, et accord également pour le partage des frais de la venue de quelques officiels dont Mme Tolstoï, épouse du petit-fils de l'écrivain.
J'avais même, en accord avec le Conseil général, retenu la date car ce jour-là, la chorale universitaire de Rostov-sur-le-Don était présente au Mans et acceptait de chanter quelques chants russes pour l'occasion.
Sauf que 15 jours avant la date retenue, on m'a fait comprendre que le projet revenait  trop cher et que l'exposition devrait se tenir au collège. Point final. 
Je l'ai  mal vécu, pas seulement  pour l'investissement consacré au  projet, mais surtout pour toutes celles et ceux qui attendaient ce moment.
J'avais choisi de me taire dans un premier temps tout en continuant de m'interroger sur le sens du verbe « déléguer ». Mais puisque « Le Mans Notre Ville » mentionne dans son dernier numéro cette inauguration, autant ne rien cacher.

vendredi 25 octobre 2013

Anniversaire...


Non, je n'ai pas oublié....
Voici un an, lors d'un conseil municipal, j'ai essuyé une violente colère du maire après avoir mis en cause la façon dont  l'inscription des trois quartiers Bellevue, Ronceray-Glonnières et Sablons en zones de sécurité prioritaire avait été faite.
Information que j'avais apprise, comme la plupart des conseillers municipaux : par la presse locale. (C'est ICI). Pour le Maire mon attitude était « scandaleuse » car elle  remettait en cause une mesure qui, seule, permettrait d'avoir des fonctionnaires de police supplémentaires.
J'avais pourtant repris à mon compte ce jour-là les propos de Manuel Valls :  « La méthode des ZSP, c'est avant tout réussir à tirer le plein potentiel des moyens existants.»,qui n'allaient pas dans le même sens que les propos du Maire.
Qu'en est-il un an plus tard ?
Le syndicat de police Alliance a récemment tenu son congrès au Mans : le 3 octobre  dernier exactement. Et à l'issue de son congrès, le syndicat estimait à quinze le nombre de postes manquants sur le commissariat Coeffort, et constatait que les Zones de Sécurité Prioritaire avaient été créées sans « aucun renfort ».
Alors ces Zones de Sécurité Prioritaires ? J'avais tort ?

dimanche 20 octobre 2013

Tram et parkings


L'allée Arthur Rimbaud est une allée qui serpente entre les immeubles de briques entre la rue Broutelle et la rue de l'Osier dans le quartier des Maillets.
Allée sympa qui permet aux utilisateurs de joindre à pied ou en vélo la place du marché des Maillets au Carrefour-Market des Maillets.


Lors de l'élaboration de la deuxième ligne de tram, le commissaire-enquêteur a insisté sur le fait que le nombre de places de parking ne devait pas diminuer. Même si on peut s'interroger sur la pertinence de cette conclusion : un tramway n'est-il pas censé diminuer la place de la voiture ? Celle-ci doit être néanmoins respectée ! La cellule tram s'est donc mise à la recherche d'endroits possibles et a proposé le bout de l'allée Arthur Rimbaud côté rue de l'Osier.

Le projet ci-dessus peut paraître séduisant (surtout quand il n'y figure aucune voiture !) et offrir une large compensation à l'abattage d'un magnifique saule pleureur. J'ai  été alerté au mois de juillet par un groupe de riverains opposés au projet et j'ai longuement discuté avec eux.
Je peux dire maintenant que je ne suis pas convaincu par le projet. D'abord parce que le quartier abonde en parkings : parking Montaigne à 100 mètres, parking Carrefour Market à 50 mètres (j'entends l'argument sur le fait que ce soit un parking privé mais c'est un parking de 200 places !), futur parking relais de 60 places avenue du maréchal Lyautey à 100 mètres (j'entends l'argument sur le fait que ce soit un parking relais, mais c'est un parking !). Je l'ai fait savoir et , une nouvelle réunion de concertation a eu lieu jeudi soir.
Je regrette le petit nombre de riverains présents. J'ai particulièrement apprécié l'attitude des élus et techniciens responsables de la deuxième ligne de tram, ouverts au dialogue.
Quant à moi, j'ai proposé que le parking au bout de la rue de l'Osier à l'entrée du parc de Verdigné puisse être réaménagé : une dizaine de places peut être gagnée.
Une nouvelle consultation des riverains aura lieu prochainement, mais, cette fois-ci, avec toutes les options possibles. Souhaitons que les riverains comprennent qu'ils ont leur mot à dire et soient nombreux à se prononcer.

mercredi 16 octobre 2013

Colère


Oui, je suis en colère ce matin.
Leonarda, jeune kosovare de 15 ans, a été arrêtée dans des conditions inhumaines et expulsée avec toute sa famille vers le Kosovo. Leonarda était en sortie scolaire. On a fait arrêter le bus et on a embarqué Léonarda dans une voiture de police comme si elle était une délinquante et bien sûr, au vu de ses camarades. Tout est ICI sur le site de Médiapart.
Cette expulsion rappelle beaucoup trop l'arrestation de ce jeune à l'école Pesche au Mans le 8 juin 2006, ce qui avait amené à la création du Réseau Éducation Sans Frontière. Le Ministre de l'Intérieur s'appelait alors Nicolas Sarkozy
7 ans et n'a rien bougé ! Aujourd'hui, il s'appelle Manuel Valls. Quelle différence ?
À l'époque, nous avions affaire à un gouvernement de droite alors qu'aujourd'hui, nous avons un gouvernement socialiste avec deux ministres écologistes qui appartienent au même parti que le mien. 
Jean-Philippe Magnen, porte-parole national d'Europe-Écologie-Les Verts, a réagi par un tweet :« #EELV, indigné par l'expulsion de Leonarda, 15 ans, pendant une sortie scolaire, demande des explications et dénonce cet acte inhumain. »
Et nos deux ministres ? Vont-ils demander l'autorisation au Premier Ministre Jean-Marc Ayrault pour condamner l'attitude de leur collègue Manuel Valls ?

lundi 14 octobre 2013

Bella Ciao...


Retour à la vie municipale ce matin après un week-end agité au niveau politique après la décision de nos amis communistes manceaux, pour une mission bien agréable : recevoir à la mairie le chœur italien du Piémont (Coro Bajolese) invitée par l'association Dante Alighieri et son chœur  Coro Al Dante.
Les murs de notre mairie ont eu droit à un mini récital et les Plantagenêt ont dû certainement apprécier : Bella Ciao, Inno di Mameli et ...tutti quanti !
Les membres de l'association Dante Alighieri m'ont bien sûr parlé de jumelage avec une ville italienne, mais j'ai insisté sur le fait qu'un jumelage s'appuyait sur des relations fortes, non seulement entre établissements scolaires (nous n'étions pas certains que l'italien soit encore enseigné en collège...), mais encore entre associations. La rencontre des deux chœurs pourrait être un début.
Un petit saut ensuite avec le maire à l'EPHAD Joliot-Curie pour fêter nos centenaires. Son nombre augmente chaque année : 7 cette année avec une doyenne de 107 ans, vraiment en forme.
Sept femmes, beaucoup de célibataires... le maire et moi n'en tirons aucune conclusion... sinon de relativiser ensemble la célébre expression « attendre 107 ans » !

vendredi 11 octobre 2013

Démythifions encore...


Marine Le Pen, présidente du Front National, fait la une des médias depuis quelques jours en menaçant de procès toute personne qui accuserait le Front National de parti d'extrême droite. La une du Canard Enchaîné l'illustre avec ce dessin de Cabu :
Pourtant, Marine Le Pen aura du mal à nous faire croire le contraire avec la candidature de Marie d'Herbais, candidate Front national à Savigné-l'Évêque, candidature que j'évoquais dans ma précédente chronique.
Un petit tour sur sa page facebook suggérée par une fidèle lectrice : on y trouve cette déclaration d'amour qui fait un peu froid dans le dos :

Mais qui est donc ce Léon Degrelle ? Je ne vais pas évoquer l'intégralité de sa  biographie que vous trouverez ICI, mais quelques traits du personnages soulignés par l'Express : 
« cet orateur au verbe haut, sorte de Le Pen d'avant guerre, a fait trembler la Belgique, en 1936, en envoyant deux dizaines de députés de son mouvement conservateur catholique, Rex, au Parlement. Pactisant avec les nazis pendant la guerre, il termine à la tête de la légion antibolchevique Wallonie, qui mène d'effroyables combats sur le front de l'Est, au côté des Waffen-SS. Blessé quatre fois, Degrelle en réchappe, est félicité en personne par le Führer et, dans la nuit du 7 au 8 mai 1945, survolant l'Europe en liesse, parvient miraculeusement à sauver sa peau à bord d'un petit avion qui vient mourir sur une plage espagnole. Il refait sa vie sous Franco, relaie très tôt les thèses négationnistes et accueille des skinheads de l'Europe entière, trop heureux de se laisser photographier à côté du Volksführer en grand uniforme ».
Drôle de papa, en effet !
Continuons : parmi les textes forts mis en avant par Mme d'Herbais sur sa page facebook, celui de la rencontre de Robert Brasillach avec ce même Léon Degrelle  intitulé « Lettre à une provinciale »


Extrait : « Et puis, la Révolution de Léon Degrelle est une Révolution morale. I1 n'y en a point d'un autre ordre. Léon Degrelle veut ranimer les hauts sentiments, l'amour du roi, l'amour de la nation, aider la famille, accorder le bonheur terrestre, autant qu'il se peut, à celui qui travaille. C'est ce qu'ont fait Mussolini ou Salazar.  »
Si Léon Degrelle est un peu mons connu, nul besoin de présenter Rober Brasillach, rédacteur en chef du journal collaborationniste et antisémite « Je suis partout », condamné et fusillé à la libération. Encore une drôle de référence...
Si Marine Le Pen veut redonner une virginité politique au Front National, qu'elle recommande d'abord à son amie d'enfance, Marie d'Herbais, de revoir ses références historiques. Degrelle, Brasillach, à qui le tour ?

mercredi 9 octobre 2013

Démythifions...


Le Front National est au centre de l'actualité, tant au niveau national que local. Ainsi localement, nous venons d'apprendre la constitution de listes pour les élections municipales sur Le Mans, Sablé, La Flèche et Savigné l'Évêque. Si les têtes de listes ne semblent pas encore désignées sur les trois premières, par contre sur Savigné-l'Évêque, Mme Marie d'Herbais s'est déclarée candidate (c'est ICI).
Cette personne a laissé quelques traces notoires de son passage dans d'autres lieux, en témoigne cette information relayée par le site de Huffington Post :
« Des soirées arrosées, qui ne tournent pas toujours bien. Comme en témoigne une anecdote survenue la nuit du 20 au 21 février 2003, alors que Marine Le Pen et des amis fêtent l'anniversaire de Frédéric Chatillon chez lui et sa femme. La soirée bat son plein lorsque des policiers frappent à la porte, pour leur signaler qu'ils empêchent les voisins de dormir. Marine Le Pen s'emporte et les couvre d'insultes, dont certaines visent le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy. Le lendemain, Marine Le Pen minimise l'affaire: 'Tout cela est totalement faux [...]. Ils ont demandé ses papiers à mon amie enceinte de son sixième enfant. Ils ont menacé de la menotter et de l'emmener au poste parce qu'elle ne les trouvait pas'. Ce n'est pas tout à fait la version des policiers, qui ont raconté les faits en détail dans leur rapport. D'après eux, l'organisatrice de la soirée, Marie d'Herbais de Thun, se serait opposée à leur entrée dans l'appartement au prétexte qu'ils n'avaient pas de mandat, en les traitant de 'trous du cul' et autres noms d'oiseaux, avant de lancer: 'Ah, il est plus facile de s'en prendre à des bons Français plutôt qu'aux bougnoules!' Marine Le Pen se serait alors interposée en insultant les policiers. Ce qui vaut à toute la petite bande d'être poursuivie pour 'outrage à agents' »
Il faudrait demander à François Fillon, notre sarthois à destin national, si Mme d'Herbais fait partie des gens politiquement fréquentables ?

lundi 7 octobre 2013

Renforts de police ?


Les Zones de Sécurité Prioritaires attendent les renforts de policiers. Mon pote Patrick Dalaine, lui, n'a pas attendu :

lundi 30 septembre 2013

Un train peut en cacher un autre...


Samedi dernier, une vingtaine de wagons sans motrice se sont mis en branle sans raison (problème de frein ?) et a défoncé le heurtoir en bout de ligne. Le premier wagon a déraillé sur vingt mètres et a fini sa course au passage à niveau du pont de la Foucaudière.

Photo Denis Lambert (Le Maine-Libre)
Tout le monde s'est félicité que cet incident n'ait pas eu de conséquences graves et a souligné la célérité des cheminots à remettre les choses en place. Sauf que... le 16 janvier dernier, exactement au même endroit, stationnait un convoi de déchets nucléaires (c'est ICI). Que se serait-il passé si.... ?
Je n'ai pas oublié les sourires narquois de certains conseillers municipaux lors du débat sur le vœu que j'avais proposé afin qu'au moins le maire et les services de sécurité soient, a minima, informés du passage de convois de déchets nucléaires dans notre ville. Je n'ai pas oublié non plus les sarcasmes quant au discours de « l'écolo alarmiste » qui crie au loup pour le moindre petit rien et que, de toutes façons, il valait mieux que ce soit la SNCF qui se charge du transport pour plus de sécurité...
Les partisans de l'énergie nucléaire ne cessent de proclamer que Fukushima n'est pas une catastrophe nucléaire, mais tout simplement un tremblement de terre, suivi d'un tsunami et de la faute à pas de chance.
Mais, avec cet exemple, chacun sait que l'enchaînement des faits et circonstances -si improbables soient-ils- peut entraîner des catastrophes majeures. Essayons de ne pas l'oublier !

vendredi 27 septembre 2013

Au sujet du départ de Noël Mamère...


Difficile de se déconnecter complètement de l'actualité, même pendant quelques jours de vacances. Les événements se sont succédé à la vitesse grand V dans la nomenklatura Verte.
En lisant le Journal du Dimanche, il y a une semaine, j'apprenais, comme beaucoup de militants, que l'on avait indiqué à notre secrétaire national, Pascal Durand, la porte de sortie et que quatre prétendants s'étaient déclarés. Trois jours plus tard, j'apprenais le nom de notre nouvelle secrétaire nationale en lisant l'Express et j'arrivais à me demander si en lisant Libération le lendemain, je n'allais pas apprendre son score pour cette nouvelle élection. Dire que certains parlent de « faire la politique autrement » !
Comme je l'ai dit dans une chronique plus ancienne, j'étais complètement en phase avec ce coup de gueule de Pascal Durand : il était essentiel, à un moment, que quelqu'un s'élève contre les renoncements successifs de ce gouvernement et qui mieux que lui pouvait le faire ?
Sauf que, bien sûr, cela a dérangé nos deux ministres et la quarantaine de parlementaires. François Hollande a réclamé sa tête :  exit Pascal Durand. Notre pseudo-cadre sarthois l'enterre définitivement : « Il sera sûrement plus utile à l'écologie s'il est candidat aux élections européennes. Chef de parti, ce n'est pas forcément son truc. »
Noël Mamère, très critique déjà sur notre participation gouvernementale, n'a guère apprécié cette méthode et a préféré quitter le navire. Nous perdons là une des voix fortes de l'écologie politique et je le regrette vivement. Combien de fois avons pu dire en l'écoutant : « Bravo Noël ! ».
Sauf que tout à coup, il devient persona non grata : « Je ne suis pas étonnée, Noël a toujours été un franc-tireur, friand de dénonciations véhémentes, de formules choc, mais il a eu du mal à travailler au sein d'un collectif ».
Un trait sur ce qu'il dénonce : ce parti où il ne se reconnaît plus, ce parti qui avale couleuvre sur couleuvre afin que quelques uns gardent leurs petites places au chaud, qu'elles soient dans les ministères ou dans les parlements.
Comment ne pas être d'accord avec Noël quand on apprend que le budget du Ministère de l'Écologie est en baisse de 7% ? Arriverons-nous au paradoxe de voir des députés Verts voter un budget où l'écologie est considérée comme part négligeable ?
Comment ne pas être d'accord avec Noël quand, au moment même où les parlementaires Europe-Écologie Les Verts se réunissent à Angers, à deux pas de Notre-Dame-des-Landes, Philippe Martin, ministre de l'Écologie, celui-là même qui avait été reçu avec force embrassades aux Journées d'Été, déclare : « Je pense qu’à l’issue des consultations qui ont lieu actuellement, c’est un équipement qui devra se faire » ?
Comment ne pas être d'accord avec Noël quand Manuel Valls se lance dans une diatribe raciste contre les Roms ? Effectivement Cécile Duflot s'est élevée contre cette déclaration, mais immédiatement taclée par Najat Vallaud-Belkacem qui a affirmé que Manuel Valls avait le soutien du gouvernement !
Car aujourd'hui, le problème est bien là : faut-il rester dans un gouvernement qui nie tous les jours notre engagement écologiste et notre idéal de gauche ? Pour moi, la réponse est claire, c'est NON !
Et j'ai, comme Noël, d'autant plus de mal à accepter les méthodes mises en place par cette nomenklatura, « la firme » comme l'appelle Noël.
Heureusement, des voix commencent à s'élever dans le parti : J.Dessessard, S. Coronado, J. Muller et plein d'autres. Espérons que le congrès de Caen de fin novembre remettra notre parti sur d'autres rails afin qu'il redevienne ce qu'il a été quand je l'ai choisi il y a 15 ans : celui qui faisait de la politique autrement.

vendredi 20 septembre 2013

Non, Pascal, t'es pas tout seul....



« Non, Pascal, t'es pas tout seul.... »
 « Mais tu fais honte à voir
Les gens se paient not’ tête
Foutons l’camp de c’trottoir... »

Oui, nous sommes de plus en plus d'écolos à constater et à souffrir de voir les renoncements successifs de ce gouvernement dont nous sommes toujours membres. Ou encore de voir comment F. Hollande et J.M. Ayrault traitent l'accord signé entre Parti Socialiste et Europe-Écologie Les Verts. Encore dernièrement :
• On se veut le chantre de l'agro-écologie et, en même temps, on permet l'ouverture des porcheries industrielles de 400 à 2000 bêtes sans autorisation ni enquête d'utilité publique...
• On annonce la fermeture de Fessenheim en 2016 et on investit 20 à 30 millions dans des travaux qui annoncent mal une fermeture.
• On annonce le lissage du prix du diesel sur le prix du l'essence et on renonce malgré les promesses du ministre socialiste de l'écologie, Philippe Martin, aux Journées d'Été de Marseille. Et les 15 000 morts dûs à l'émission de particules fines ?
Trop, c'est trop et Pascal Durand, notre secrétaire national, a eu raison de le pousser son coup de gueule.... Ma première réaction a été de dire : « Enfin ! » et je me fous de savoir si Pascal Durand en avait le droit, si c'était dans les règles du parti... Je m'en fous !
Qu'est-ce qui est le plus important ? Le « centralisme démocratique » ou le vrai coup de gueule d'un écolo devant tant de renoncements ?
Ce coup de gueule, d'après ce que l'on sait, a vraiment dérangé nos deux ministres, la cinquantaine de nos parlementaires et la nomenklatura qui tourne autour. Et classique, cette nomenkatura va démolir le secrétaire national dans la presse : « Son discours de samedi, ce fut une goutte d’eau qui a entraîné une perte de confiance. Pascal n’est plus en situation de conduire un large rassemblement à vocation majoritaire. » (C'est ICI). Et, bien sûr, ce cadre sarthois, qui n'est jamais le dernier à condamner les expressions personnelles,  est bien sûr mandaté par sa base (j'en suis) pour tenir ce genre de discours.
Mais tout cela ne suffit pas : le grand frère socialiste s'en mêle ! Jean-Marc Ayrault : « Il n'est pas possible de travailler avec des gens comme lui ! » (c'est ). Ben voyons, pourquoi ne pas proposer, pour le prochain congrès, que le premier ministre vienne à Caen avec trois, quatre ministres -  surtout ne pas oublier d'inviter Manuel Valls - pour désigner notre futur secrétaire national ? Je ne me fais plus, en effet, aucune illusion sur l'avenir de notre secrétaire national.
Ma délégation d'adjoint m'amène très souvent sur le terrain et donc, à entendre moqueries et sarcasmes sur les positions de notre parti. Notre parti est en train de perdre son âme et, j'en ai peur, ses sympathisants. Je n'oublie pas, non plus, que ce sont nos électeurs.

mercredi 18 septembre 2013

Tout ça c'est de la fiction, bien sûr !


La presse écrite ne va pas très bien et donc, le syndicat des Éditeurs de Presse a décidé d'augmenter le prix des quotidiens de 10 centimes.
 Suite à cela, « ConsomÉchos », journal très respecté, a réalisé une enquête comme en témoigne son site ci-dessous :


Quelle désagréable surprise de voir les deux quotidiens locaux dont je suis fidèle lecteur figurer sur le podium des plus fortes hausses !


Mais quelle  satisfaction de constater que mes deux quotidiens restent  les moins chers du marché ! Ouf ! Je vais encore pouvoir me plonger dans leurs informations lors de mon café matinal... Comme quoi, et là c'est le matheux qui parle, un pourcentage d'augmentation n'a de sens que rapporté au prix de départ.
Au fait, toute ressemblance avec un débat sur l'augmentation des impôts locaux dans notre ville ne serait absolument pas fortuite !

dimanche 15 septembre 2013

鈴鹿ようこそ (Bienvenue Suzuka)


Pendant trois jours, la ville du Mans a accueilli une importante délégation de notre ville amie de Suzuka conduite par sa jeune maire, Mme Noriko Suematsu.


Nos deux villes ne sont pas jumelées, mais liées par un pacte d'amitié et de coopération signé en 1990 par  Robert Jarry. Le Japon étant à l'honneur de la foire des Quatre Jours, l'occasion était trop belle de réactualiser le pacte entre nos deux villes.


L'automobile a été le dénominateur commun entre Suzuka et Le Mans. Suzuka, en effet, possède un circuit de formule 1  et une usine Honda importante.
Difficile aussi en recevant nos amis japonais de ne pas évoquer le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Ce que je me suis efforcé de faire pendant ces deux jours, mais la communication était pour le moins difficile avec nos hôtes. La langue est une barrière presque insurmontable même si, le traducteur Google sur les portables a un peu aidé.


De plus, on sent que le tsunami et Fukushima (située à 600 km au nord de Suzuka) restent des plaies encore ouvertes pour nos amis japonais. Et insister n'aurait pas été la meilleure façon de les recevoir.
Les militants du Réseau sortir du Nucléaire ont souhaité, toutefois, rappeler aux Mancelles et aux Manceaux, à juste titre, que la catastrophe de Fukushima restait d'actualité.


jeudi 12 septembre 2013

« La fièvre monte à.... El Bigot »


Le feuilleton du club de foot Le Mans FC occupe le terrain depuis, au bas mot, trois mois. Les péripéties sportives, financières et judiciaires se succèdent, d'ailleurs, à un rythme effrené. Pour réagir au plus près, le Maire a créé une « cellule de crise » à laquelle, en tant qu'élu Vert, j'ai régulièrement participé. Le Maire nous a demandé d'observer une discrétion totale sur les informations transmises, ce que j'ai respecté à la lettre.
Aussi, quelle surprise, - et le terme est faible - de voir une député socialiste, que nous n'avions jamais entendue auparavant sur ce sujet, s'en instituer porte-parole devant les journalistes ! Il semblerait que la même surprise ait saisi les rangs socialistes. 
C'est donc elle qui va gérer la crise : « J'entends prendre des initiatives ! ». Nous voilà donc sauvés sinon rassurés !
Personnellement, je ne suis pas dupe : la petite gué-guerre que se livrent Marietta Karamanli et Christophe Counil pour la succession à la mairie du Mans prend de l'ampleur. Christophe Counil a affirmé haut et fort qu' il se sentait prêt à assumer le rôle de maire  donc, Marietta Karamanli ne pouvait pas être en reste : « Celui qui est légitime c’est Jean-Claude Boulard, le reste aujourd’hui, c’est du pipeau ! ».
Comparer son collègue et secrétaire fédéral à du pipeau, ce n'est pas forcément très sympa !
Et, pour montrer sa capacité à assurer des fonctions de maire, Marietta Karamanli montre ses biscottos et veut prouver qu'elle est tout à fait capable de gérer l'avenir d'un club de foot en crise ! C'est vrai aussi que j'aurais aimé l'entendre se prononcer haut et fort sur le problème de la vidéo-surveillance ; mais là, elle a jugé bon de  se taire.
Bref, en attendant la décision du Maire de briguer ou non un nouveau mandat municipal,  décision qui ne laisse guère de doutes à mon avis, nos deux amis vont continuer leurs échanges à fleurets mal mouchetés. Cela promet !

dimanche 8 septembre 2013

L'envol a trouvé sa place...


Ce matin, le spectacle était au port du Mans avec l'installation de la statue consacrée aux pionniers de l'aviation « l'Envol » sur son nouvel emplacement de l'Île aux Planches.


Opération très spectaculaire car ajuster des blocs de plus de deux tonnes pour reconstituer la statue de Paul Landowski n'était pas chose aisée.


Ce qui nous vaut quelques plans  ou rapprochements rigolos !


Le temps d'aller déjeuner, la statue était complètement remontée. 


Aujourd'hui, figure de proue de l'Île aux Planches, elle est plus mise en valeur à cet endroit qu'elle ne l'était place des Jacobins. Certains esprits chagrins auraient voulu qu'elle retrouve sa place précédente. Mais pourquoi tous le monuments marquants seraient en cœur de ville ? Et pourquoi ne pas ré-installer le monument dédié à Paul d'Estournelles de Constant dans un autre parc de la ville ?

samedi 7 septembre 2013

Merci Bulle !


Comment se rendre de la place de l'Éperon au Carrefour de la Sirène en vélo est depuis toujours source de débats passionnés. Nous, cyclistes, affirmons que  le moyen  le plus simple est d'emprunter la rue de la Barillerie avec un contre-sens cyclable (puisque la rue de la Barillerie est en sens interdit après l'entrée du parking des Filles-Dieu).
Sauf que pour réaliser ce contresens cyclable en toute sécurité, il fallait supprimer les 6 places de parking devant l'ancien entrepôt Troncosso. 
Pendant au moins 10 ans, il a été répété que c'était impossible, que ça supprimait des places de parking dont les commerçants du quartier avaient besoin pour la bonne marche de leurs affaires. Bref, discours connu.
Ce matin, je passe par là et, « Goddam »,  les places de stationnement ont disparu !


N'allez surtout pas croire que la « marque jaune » ou le lobby cycliste ait encore frappé... Non, non ! La raison en est toute autre ! La librairie Bulle a emménagé dans les anciens entrepôts Troncosso.


Et comme tous les établissements recevant du public, elle a dû recevoir la visite de la commission de sécurité, laquelle a exigé que les pompiers puissent accéder au magasin en cas d'incendie, ce qui était impossible avec les places de parking ! Et hop, by Jove, exit le stationnement !
Un grand merci à Sam (Samuel Chauveau, le patron de Bulle, pour ceux qui ne le connaissent pas). Une fois les panneaux du contresens installés, j'aurai plein d'autres endroits à lui recommander pour de nouvelles succursales : des feux verts en perspective pour de futurs aménagements cyclables.