mercredi 29 décembre 2010

Pour ne pas les oublier...



Je me suis retrouvé avec quelques élus place de la Mairie à l'appel du Club de la Presse Sarthois. Rassemblement pour ne pas oublier que Stéphane Taponnier et Hervé Ghesquière sont otages depuis un an. Rassemblement également pour montrer que l'on a entendu la détresse de sa famille qui s'est exprimée hier dans les médias.


Difficile d'oublier aussi les déclarations scandaleuses de Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée quelques jours après cette prise d'otages. « Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales. Je crois que, quand même, le scoop ne doit pas être recherché à tout prix » et celles de Nicolas Sarkozy qui avait dénoncé « leur imprudence coupable ».
Je pense que ces déclarations n'ont pas aidé à leur libération. Tout doit être mis en œuvre aujourd'hui afin qu'ils rejoignent le plus rapidement possible leurs familles.

lundi 27 décembre 2010

Lettre aux lectrices et lecteurs du Maine Libre



Chers lectrices, chers lecteurs,


Votre quotidien préféré dont j'ai le plaisir de vous joindre la une ci-dessous :

a décidé de vous faire désigner le Sarthois de l'année. Vous aurez donc le choix entre 21 candidats dont vous trouverez la liste sur notre site internet. Une malencontreuse erreur de notre part nous amenés à insérer deux noms de femmes dans cette liste. Celui de Sophie Bringuy, élue Europe-Écologie / Les Verts au Conseil Régional des Pays de la Loire et celui d'Émilie Biheux, miss 24 heures.
Afin d'éviter de perturber notre classement et la future une de votre quotidien préféré puisque nous élisons, ne l'oublions pas, le Sarthois de l'année, nous vous demandons d'éviter de voter pour ces deux noms. 
Imaginez, en effet, que notre Sarthois de l'année soit...  une Sarthoise !

dimanche 26 décembre 2010

Cadeau de Noël



Difficile de quitter mon cadeau de Noël....  J'ai dévoré l'ouvrage de G. et G. Blanchard, de J.P. Delaperrelle et de mon ami Daniel Levoyer sur l'histoire des noms des rues du Mans. Et je vous le recommande...


Il y avait bien longtemps que je n'avais appris autant de choses sur notre ville. Car, dépassant le strict cadre de l'origine des noms des rues du Mans, l'auteure et les auteurs ont su évoquer de nombreuses anecdotes de l'histoire de notre ville. Passionnant...
Quelques regrets : si j'ai appris que la rue d'Isaac tirait son nom de la ferme d'Isaac, nom d'un archidiacre, le mystère de la rue de « Ah-Ah » reste encore entier !
Content également d'apprendre que j'habitais à deux pas de la meilleure vigne de notre commune : le Clos-Margot. Putain de philloxéra !
Mais hier soir, après m'être endormi sur mon bouquin, je rêvais que l'on m'intronisait dans l'ordre de « la Confrérie des Chevaliers du Clos-Margot » ! Et que le Margaux coulait à flot.
Et à celle et ceux qui vont me faire remarquer la différence orthographique, je leur dis « Qu'importe l'orthographe du moment que l'on a l'ivresse »
Un super bouquin à offrir ou vous offrir pour vos étrennes.

vendredi 24 décembre 2010

Lettre au Père Noël



Petit Papa Noël,

En cette période de crise et d'économies pour notre collectivité, je ne voudrais pas t'imposer trop de dépenses supplémentaires. Et comme les cadeaux que je souhaite ne me semblent pas coûter trop cher, j'espère que tu arriveras à les satisfaire au plus vite.
• En cadeau n° 1 : un trottoir !



Oui, Père Noël, notre vie de piéton est devenue un enfer place des Jacobins. Parce que les entreprises ont planté leurs panneaux protecteurs au ras de la chaussée, nous ne pouvons plus circuler devant l'ancien théâtre. Il aurait suffi de les planter 80 cm en retrait pour nous laisser un cheminement. Pourquoi, Père Noël, tous les cadeaux sont, en général, réservés aux automobilistes ?
• En cadeau n° 2 : des rues réellement piétonnes !
Je sais que ça sera plus dur, cher Père Noël, puisque notre Maire et son conseil municipal avaient décidé, il y a bien longtemps, que tout le secteur Bolton-Saint-Nicolas serait réservé aux piétons. Mais rien ne change, Père Noël !  Je sais bien que les Mancelles et les Manceaux sont très fiers que leur cité soit celle de l'automobile, mais pourquoi s'entêtent-ils à la laisser traîner dans nos rues piétonnes ?
C'est vrai qu'il y a eu un effort, Père Noël, en effaçant les bandes blanches des places de stationnement réservées à leurs sacrées bagnoles. Mais regarde la photo ci-dessous, Père Noël, les commerçants mettent même des panneaux de stationnement interdit devant leur boutique pour être sûrs que personne ne se gare devant chez eux !



Et j'espère que tu te souviens, cher Père Noël, que c'étaient les mêmes qui hurlaient quand on voulait rendre ces rues aux piétons.
Toi qui as choisi un mode de déplacement doux et écolo avec ton traîneau et tes rennes, ne pourrais-tu pas aider tes amis les piétons à avoir un tout petit espace à eux, sans être obligés de s'écarter toutes les cinq minutes pour laisser passer un véhicule à moteur ?


Je t'embrasse. Yves

jeudi 23 décembre 2010

La curieuse arithmétique de l'Inspecteur d'Académie



Projet de fermeture de classes à la rentrée 2011 : 42 classes pour le département de la Sarthe. Projet d'ouverture : 12. Donc la Sarthe sera privée de 30 classes à la rentrée prochaine pour, toujours d'après les données de l'Inspection Académique, 150 élèves en moins.
Si on part sur une moyenne de 25 élèves par classe, on devrait logiquement arriver à 150 : 25 = 6 classes. On comprend bien que ce n'est pas aussi simple car aucune école ne voit disparaître 25 élèves d'un coup.
Alors comment arrive-t-il à 30 classes notre Inspecteur d'Académie ? Tout simplement en jouant sur le « seuil » de fermeture. Si, en effet, vous dites « aucune classe à moins de 25 élèves dans le département » alors que l'année précédente vous aviez dit 24, beaucoup plus de classes seront menacées. Mais ce qu'il ne dit pas notre inspecteur, c'est où vous mettez les enfants de la classe qui a été supprimée (et leur nombre peut monter jusqu'à 24). Dans la ou les classes existantes, bien sûr, gonflant alors leurs effectifs.
Mais qu'est-ce qu'il en à faire notre Inspecteur ? Le Recteur, qui se verra récompensé par sa prime de Noël proportionnelle aux nombre d'enseignants récupérés (c'est ICI), a donné ordre à M. Roy, inspecteur d'académie de la Sarthe, de récupérer 30 postes. Et que croyez-vous qu'il va faire en bon fonctionnaire docile ?
Hier, il était dans le Rhône, aujourd'hui dans la Sarthe et demain ailleurs... la situation sarthoise n'est, pour lui, qu'un cas d'école même si notre département présente une situation catastrophique dans le domaine scolaire.
Sur les 30 classes supprimées, notre ville est touchée de plein fouet puisque 6 maternelles vont perdre une classe (Petit-Louvre, Villaret, Dr Calmette, J. Ferry, Vivaldi, Hauréau).
Encore un mauvais coup contre les écoles maternelles ! Les intentions de ce gouvernement piloté, ne l'oublions jamais, par le sarthois François Fillon sont claires : reporter sur les collectivités locales l'accueil des enfants de moins de 3 ans. C'est vrai que l'école publique quand on a été élève de Saint-Michel-des-Perrais et de Notre-Dame-de-Sainte-Croix n'est pas la première préoccupation du Premier Ministre ! 
Souvenez -vous aussi des déclarations de M. Xavier Darcos :  « faut-il faire passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants et de leur changer les couches ? »
Dernière remarque : beau courage aussi de notre Inspecteur d'Académie dont l'annonce tombe en pleines vacances scolaires de Noël ! Dis maman, c'est ça que l'on appelle la trêve des confiseurs ?

mercredi 22 décembre 2010

Adieu Bollée ?



Pas question de rater l'évènement incontournable hier soir : le dernier match de l'équipe de foot du Mans au stade Léon Bollée. Plus de monde que d'habitude (8000 personnes ?) et une défaite... contre les bretons de Vannes. Je ne sais pas si le feu d'artifice tiré pour ce dernier match aura mis du baume au cœur des supporters. Mais une chose  est sûre : je n'osais pas trop affirmer ma « bretonitude » hier soir.  Le chemin vers le retour à la Ligue 1 sera long.


Cette dernière soirée était forcément propice aux souvenirs : j'évoquais ceux des années 1960 où nous, élèves du Lycée Montesquieu, venions pratiquer nos deux heures de « plein air » au stade Léon Bollée. C'était alors des matchs de foot très disputés sur les terrains annexes (côté Chancel).
Nous traversions en short ou survêtement le « Vieux Mans » pour rejoindre l'escalier du tunnel, puis la rue Voltaire, la Boussinière et le stade. Nos deux heures étaient déjà amputés d'une heure de temps de parcours aller-retour. Et je me rappelle que certains remontées des marches du Tunnel étaient particulièrement difficiles à nos jambes fatiguées. Mais nous étions tellement heureux de quitter l'environnement un peu carcéral du Lycée Montesquieu. Bollée c''était un peu la liberté !
Rencontre également avec Gérard Bollée, un descendant. Discussion sur les éoliennes Bollée (c'est ICI et ). J'apprends qu'elles étaient fabriquées rue Sainte Hélène, rue située entre la rue de la Mariette et l'avenue Bollée. Il semblerait qu'il y reste encore un bout de l'atelier.
Il évoque bien sûr son grand oncle Léon Bollée. Celui-ci, dont le nom évoque avant tout l'automobile, était, en fait, un passionné de la petite reine, d'où l'origine du stade qui a longtemps abrité un vélodrome. D'où l'idée de baptiser notre vélodrome actuel « Vélodrome Bollée ».
Il est aussi fier de nous montrer une photo de son ancêtre : Léon Bollée tirant la langue... à qui ?


lundi 20 décembre 2010

Lettre à Patrice Perdereau



Patrice Perdereau, maire-adjoint et responsable du parti de Gauche, m’a interpellé récemment sur ce blog. Son intervention vous a peut-être échappé. En voici la teneur :

« Dis moi Yves, que penses tu du projet de vendre à un promoteur privé des terrains appartenant à une société d'HLM et sur lesquels il était prévu de bâtir qq dizaines de logements sociaux en basse consommation? Ce n'est pas de l'écologie bobo ça, mais de l'écologie populaire comme nous l'aimons. Enfin, qui est à l'origine de la première crèche HQE sur notre ville? c'est pas du gadget ça!
Que penses tu de la densification de l'habitat en ville, afin d'éviter l'étalement urbain et l'usage de la voiture, même lorsque cela concerne nos quartiers? Là encore, c'est du lourd.
Bien à toi PP »

Voici mes réponses :

1) Sur des terrains à vendre à un promoteur privé.
À l’heure actuelle, tu dois le savoir, il existe dans notre ville une vacance certaine dans les logements sociaux. Je ne vois pas donc l’intérêt de constructions supplémentaires, surtout quand la conjoncture financière n’y est pas.
Il me semble plus important, en effet, d’investir à l’heure actuelle dans l’isolation des bâtiments existants, ce qui permettra une baisse des charges des logements sociaux. Et si la vente du terrain dont tu parles peut accélérer ces travaux d’isolation, cela ne me gêne pas.
L’écologie bobo, celle que tu sembles choisir, serait de se lancer dans la construction spectaculaire d’un Bâtiment Basse Consommation alors qu’un nombre conséquent de logements sociaux sont libres sur la ville.
Personnellement, je choisis celle permettant de diminuer les charges des locataires car là est l’écologie populaire.

2) Sur la crèche HQE
Si effectivement, dans le mandat précédent, c’est toi qui as voulu tester la démarche Haute Qualité Environnementale au niveau d’une crèche en tant qu’adjoint à l’enfance, il me semble que tu t’es réjoui d’avoir à tes côtés le Vert Rémy Batiot, vice-président au Développement Durable, qui a mené le combat contre des élus qui n’y étaient pas favorables.
Je crois savoir aussi qu’il y a eu aussi pas mal de ratés dans la construction : modulation de la chaleur, régulation à distance non compatible, oubli de pare-soleil, etc. Au fait, ont-ils été résolus ?

3) Sur la densification de la ville.
Pas de problème. Les Verts ont été les premiers à se battre contre l’étalement urbain et ils ont fait de la densification de la ville une de leurs priorités en matière d’urbanisme. Ce sont encore eux qui demandent que dans le PLU, soient aussi instaurés des seuils minimaux d’habitants dans les différentes zones constructibles.
Mais la densification ne doit pas être entreprise n’importe comment. Si elle n’est pas accompagnée de mixité sociale, elle va dans le sens contraire de nos ambitions. À l’heure actuelle, dans certains de nos quartiers, nous assistons à ce que j’appelle l’« Urbanisme Google ». À l’aide de «Google Earth », les promoteurs repèrent les maisons avec grand jardin, les achètent à un prix bien supérieur à celui du marché et construisent immeubles sans logements sociaux dans le seul but de réaliser avant tout une belle opération financière.
De plus, une densification de la ville doit comporter une étude des infrastructures pré-existantes : accessibilité, transports en commun, réseaux d’assainissement par exemple, alimentation énergétique, etc.
Donc, oui, bien sûr je suis complètement favorable à une densification de notre ville mais une densification raisonnée et concertée.
En cliquant ICI, tu découvriras une illustration de mes propos ci-dessus en ce qui concerne le quartier Nord-Est.

dimanche 19 décembre 2010

Carte blanche à Patrick...


Un peu fatigué de ma semaine, je laisse la place à Patrick Dalaine, avec son humour ravageur.

jeudi 16 décembre 2010

Le budget 2011 au Conseil Municipal




Long, long conseil municipal... Commencé à 9 heures ce matin, il a fini à 17 heures. Mais le budget 2011 méritait bien  les exposés de tous les adjoints en délégation.
Il fut interrompu un peu de façon abrupte par l'arrivée de Michel Rocard qui, venu dédicacer un livre dans une librairie du Mans, était invité par notre Maire, « dernier rocardien », comme il aime tant à se définir. L'ancien premier ministre est bien trop vite accaparé par les candidats socialistes aux cantonales pour que j'aie le temps de le saluer. Oui, il est bien loin le temps où il arrivait, presque inconnu du côté de la rue des Trois Tonneaux (qui n'existe plus aujourd'hui), près de la rue de « Ah-Ah » dans les locaux du PSU pour animer nos premières réunions. C'était le bon temps où il était le chantre inconditionnel de l'autogestion. S'en serait-il souvenu ? C'était en 1966 ou 1967.... où, à quelques uns, nous venions également de créer une section UNEF au Mans.
Le budget a donc été adopté avec un vote contre de l'UMP (pouvait-il en être autrement ?). Les arguments de l'opposition n'ont pas volé haut... Nous avons ainsi appris que Le Mans était ainsi « une ville fantôme » où il ne faisait pas bon de se promener la nuit. Chicago quoi... donc police municipale, vidéo-surveillance, etc. Le leitmotiv habituel !
Quant au reste des délibérations, je me suis abstenu sur celle qui définissait le règlement intérieur du nouveau stade car trop attentatoire au droit à l'image du citoyen. Le futur spectateur, en effet, doit consentir et accorder gratuitement à l'organisateur le droit d'utiliser et de reproduire son image. Insupportable.
Je voterai également contre une délibération présentant un avenant à la concession du nouveau stade. Cet avenant présentait, en effet, un coût supplémentaire du nouveau stade de plus de 2 millions d'euros dont la moitié à la charge de la ville.
Ces deux millions correspondaient à des coûts supplémentaires de vidéo-surveillance (680 000 €) et d'autres aménagements nécessaires pour une homologation par la Ligue de Football. Cela m'a permis d'alerter mes collègues du coût réel de la vidéo-surveillance et de dénoncer les diktats de la Ligue de Football.
Il me semblait indécent, en effet, de voter un blanc-seing d'un million d'euros (la moitié de la somme pour notre collectivité) alors que, dans le même temps, je rencontre les bureaux des Conseils de Quartier pour leur demander de renoncer à certaines animations de quartier. 
D'autre part, quand on voit que dans les travaux supplémentaires, il y a la construction d'un parafoudre, d'accès handicapés, de contrôles de billetteries et des réaménagements de parking, n'est-on pas en droit de s'interroger sur la sincérité du contrat signé au départ ? Est-on certain que bientôt il n'y aura pas une nouvelle facture ?
Tous ces doutes m'ont amené à voter contre le financement de ces travaux supplémentaires.

mardi 14 décembre 2010

Un beau métier : recteur...



Je me souviens de la campagne de communication dans les années 2005 pour le recrutement des enseignants, arrêtée de justesse à cause d'une contrepèterie malencontreuse.
« Quel beau métier, professeur ! »
Difficile de na pas penser à celle-ci en découvrant le salaire des Recteurs d'Académie. Vraiment un beau métier ! En effet, par décret du 12 novembre 2010, le gouvernement vient de fixer le montant de leur indemnité annuelle de responsabilité qui s'ajoute à leur salaire mensuel.
Elle est constituée de deux éléments : une part fixe : 15 200 € annuels (vous avez bien lu !) et d'une part variable de 6 840 €. Et pourquoi cette part variable ?
Si vous lisez bien cet arrêté, vous y constaterez que cette part variable sera déterminée en fonction « de la manière de servir et de la réalisation des objectifs qui leur ont été assignés ».
Plus encore que cette prime indécente (et qu'on arrête de me dire que dans le privé, c'est bien pire...), ce qui me révolte encore plus c'est l'encouragement à la servilité. Plus vous appliquerez la politique sarkozyste dans vos académies respectives, et plus la prime sera importante !
Chers recteurs, supprimez les postes, supprimez les enseignements, encouragez la précarité des non-titulaires, embauchez les retraités, multipliez les heures sup, fermez les postes aux concours, supprimez les auxiliaires de vie scolaires, foutez les élèves handicapés dehors, supprimez les RASED et l'équipe N. Sarkozy - F. Fillon - L. Chatel vous récompensera ! Mais où s'arrêteront-ils ?
Vous trouverez les deux articles du décret sur le site de Légifrance ICI et .

samedi 11 décembre 2010

Ah, les rues en pente !



Nous avons eu la chance, grâce aux services de Le Mans Métropole qui avaient bien anticipé et d'une « neige mouillée » d'échapper au blocage qu'a connu la région parisienne.
Difficile de ne pas penser aux milliers de parisiens et banlieusards obligés de passer la nuit dans leur voiture, lieu de travail ou centre d'hébergement ouvert à la hâte.
Mais difficile d'oublier la communication de nos gouvernants. Entre Brice Hortefeux stigmatisant « les rues en pente » (à quand une loi les interdisant ?) et François Fillon, faisant retomber les responsabilités sur les agents de Météo-France, ils ont fait fort !
Sauf que les agents de météo-France font tourner sur internet le bulletin qu'ils avaient publié le matin : alerte orange, fortes chutes de neiges (entre 3 et 10 cm), formation de verglas. Tout y était ! L'alerte orange sur notre département ne l'a même pas alerté : il n'a rien changé de son voyage à Moscou !
Pas très élégant, Monsieur Fillon. mais on ne supprime pas un poste d'agent de l'Équipement sur deux sans qu'il y ait des conséquences sur notre territoire ! C'est plus facile de masquer les conséquences de sa politique en accusant les agents de la météo !
Quant au ministre de l'Intérieur, n'en parlons pas... Je retiendrai seulement une réflexion entendue à la radio : « Un flocon, ça va. C'est quand il y en a plusieurs que ça ne va plus...»

jeudi 9 décembre 2010

Nazdarovié !



C'est un des rares mots de russe que j'ai retenu de mon récent voyage à Rostov-sur-le-Don. Tant il est vrai que beaucoup de réceptions se terminent par cet inévitable « nazdarovié » (tchin-tchin...) le verre de vodka à la main.
Aujourd'hui c'est notre ville qui a accueilli des délégations étrangères de Bolton, Paderborn et Rostov pour le marché de Noël. Les Mancelles et Les Manceaux ont beaucoup apprécié leur présence. Un petit regret toutefois pour l'absence de Volos. Mais les autorités municipales s'en sont excusées : comme chacun sait, la crise est très forte en Grèce et la municipalité n'a pas pu se permettre le déplacement d'une délégation alors qu'elle est incapable de payer ses fonctionnaires.
Donc grand plaisir d'avoir pu retrouver Micha, mon guide si chaleureux de Rostov. D'accord, il n'a pas le charme slave de la belle Nathalie de la chanson de Bécaud... mais lundi, c'est moi qui lui ai servi de guide lors du match de foot Le Mans - Troyes dans un froid... sibérien.
La délégation russe est repartie, mais en nous laissant la chorale de l'Université des Transports que j'ai accueillie hier dans la salle du Conseil Municipal.


Nous avons eu droit à une petite aubade qui a dû réveiller les revenants des Plantagenêt qui traînent encore dans les salles de la Mairie.  Récital hier soir à l'Université et ce soir à la Salle Henri Barbin. À ne pas manquer !



Photo du spectacle à Barbin

mardi 7 décembre 2010

Parlons un peu cumul...


Je viens de recevoir aujourd'hui dans ma boîte aux lettres « la Sarthe », le journal du Conseil Général. D'abord, je commence par jouer à mon jeu préféré : savoir qui, entre les deux prétendants au trône Dominique Le Mener et Jean-Marie Geveaux, va gagner au jeu de «ma binette partout »
Eh bien... match nul : 5-5 !
Deuxième intérêt du journal : la tribune des élus de gauche. Je lis donc un texte sûrement inspiré par Christophe Counil, leur tête de liste, qui se lance dans un réquisitoire contre le cumul des mandats. La dénonciation, à peine voilée et complètement justifiée, du Président du Conseil Général  UMP Roland du Luart également vice-président du Sénat et de Mme Béatrice Pavy, députée UMP et vice-présidente du Conseil général, est assez virulente... et elle se termine par cette phrase :
« Nous considérons qu'il est de temps de mettre fin au cumul des fonctions de parlementaire et de membre d'un exécutif local sans attendre le vote improbable d'une nouvelle loi allant dans ce sens. »
Mais dis-moi, Christophe, n'aurais-tu pas oublié dans ta liste ton collègue socialiste Stéphane Le Foll, parlementaire européen et vice-président de Le Mans-Métropole délégué aux finances ? Ainsi que ta collègue socialiste Marietta Karamanli, députée sarthoise et adjointe au Maire du Mans déléguée à la jeunesse ?
Le Parti Socialiste ne me semble pas, lui non plus, très en pointe dans sa volonté d'en finir avec le cumul des mandats.
Au fait, si tu es élu Président du Conseil Général, et c'est tout le bien que je te souhaite, as-tu l'intention de garder tous tes mandats municipaux ? 

lundi 6 décembre 2010

Deux belles réalisations....



Enfin... Oui, enfin !
J'étais très souvent interpellé par les habitants du quartier à propos de la dangerosité des automobiles traversant la place du Pré à grande vitesse. Le raccourci est bien connu : dès que la rue Sièyès est encombrée (bel exemple de pléonasme), les automobilistes empruntent la rue Montoise, la rue d'Orléans et débouchent à fond sur la place du Pré, longeant l'église pour rattraper le bas de la rue Sieyès.
D'ailleurs, il m'a été rapporté quelques incidents qui se seraient passés lors d'obsèques à l'église du Pré. Le service voirie a donc décidé de protéger l'entrée de l'église tout en empêchant le passage des véhicules à grande vitesse devant celle-ci ! Bravo et tant pis pour les esprits chagrins qui pleurent encore les trois ou quatre places de parking disparues !
D'ailleurs, je pense que cette place mériterait un meilleur sort que celui d'un espace à automobiles. Insérée dans un ensemble comprenant l'ancienne clinique, l'église et les vieilles maisons lui faisant face, servie par le parc trop méconnu (réservoir magnifique d'adventices) qui entoure l'église, elle pourrait devenir un espace fantastique à quelques encablures de la Sarthe avec aussi l'Épicerie de Manu à quelques pas.



Autre belle réalisation : la remise en état du parc de l'église Saint-Pavin-des-Champs. Deuxième visite de chantier ce matin après celle du 5 mai (c'est ICI). Le boulot a bien avancé et une partie des grilles a été refixée. Le boulot du chantier d'insertion a pris un peu de retard car la réfection totale du soubassement n'avait pas été prévue.


La deuxième partie qui correspond aux grilles côté rue Fleury débute. elle sera un peu plus longue car il faudra détruire les anciennes toilettes publiques. Mais les jeunes du chantier n'étaient pas peu fiers de nous montrer leur boulot.
L'équipe a changé depuis le 5 mai. Je discute avec Jean-Pierre, le responsable du chantier d'insertion, qui m'explique que ceux qui manquent ont trouvé du boulot et qu'il a accueilli de nouveaux jeunes. Il m'explique aussi le côté motivant de la réalisation d'un tel chantier.


dimanche 5 décembre 2010

Ils n'ont pas traîné !


Un « touch and go » à Toulon ce week-end, juste le temps de passer Gare Sud :


Le grand panneau publicitaire ci-dessus masque les guichets de la gare Sud. Comment ne pas imaginer qu'il était déjà prêt quand M. Cohadon, directeur régional de la SNCF était venu nous présenter le « projet » de fermeture des guichets de la Gare-Sud ? Tout était déjà entériné..
Inacceptable ! Ce M. Cohadon se fout ouvertement de nous.... comme il s'est foutu de nous dans les réunions de concertation à propos de la fermeture des Ateliers SNCF. Cette morgue est insupportable.
Elle correspond à cette volonté de tuer les Services Publics et de ne parler qu'en termes de rentabilité. L'humain, on s'en fout...
La direction régionale de la SNCF vient de montrer quel cas elle faisait de l'avis des élus représentant une ville. La brutalité de ce qui vient de se passer est inacceptable.

vendredi 3 décembre 2010

Bravo !



Je n'ai pas forcément le compliment facile, mais pour une fois...
Je voudrais féliciter toutes les femmes et tous les hommes employés de notre collectivité : celles et ceux qui ont bossé toute la nuit afin de permettre aux Mancelles et aux Manceaux de pouvoir circuler normalement dans leur ville ce matin et de pouvoir prendre le bus et le tramway.
Chapeaux à elles et à eux et tant pis pour les grognons (il y en aura toujours !) qui vont hurler dans les médias locaux sur le fait que leur bout de rue n'est pas déneigé. D'ici que les conseillères et conseillers municipaux de l'UMP réclament, dans le cadre du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, le déneigement d'un grand axe sur deux...

Autre chose : le directeur régional de la SNCF a montré comment il avait entendu le vœu de notre Conseil Municipal afin de garder ouverts les guichets de la Gare-Sud. Hier matin, les guichets ont été fermés. 
Je me souviens également de son discours qui nous affirmait que c'était pour renforcer les guichets de la Gare Nord. Rien ne l'étouffe M. Xavier Cohadon... J'attendais à la gare ce midi une délégation de Rostov-sur-le-Don et une de Bolton. Un peu d'avance... et je vais faire un tour aux guichets de la gare Nord : la grande foule et guichets bien encombrés. J'ai cherché Monsieur Cohadon derrière les guichets... pensant qu'il viendrait en renfort.... mais, vous vous en doutez, je ne l'ai pas trouvé !

mercredi 1 décembre 2010

Christophe, si tu m'entends....



Commençons par des devinettes.
• Qui a dit : « Les résultats ne sont pas au rendez-vous sur la sécurité » [...] « La répression ne suffit pas à faire une politique publique. Une politique de sécurité doit être équilibrée. Il faut de la fermeté, de l'humanité et du dialogue »
Qui a ajouté« il faut également agir sur l'éducation, maillon essentiel de la prévention » ?
• Qui a rajouté, en s'appuyant sur un rapport de la Cour des comptes, que la réforme de la carte scolaire, qui visait à « sortir les jeunes de leurs ghettos, a creusé les inégalités » ?
• Qui a conclu: « Il faut que les policiers aient les moyens d'agir dans la durée », et « s'appuyer sur les habitants, majoritairement honnêtes » ?
Qui peut être aussi critique sur la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy aux commandes de celle-ci depuis  10 ans à grands coups de « karcher » ? Un dangereux gauchiste ? Vous n'y êtes pas du tout... c'est Rachida Dati, membre de l'UMP et ancienne ministre de la justice ! Enfin une dirigeante de l'UMP qui commence à voir clair sur la politique menée dans le domaine par Brice Hortefeux et son ancien mentor Nicolas Sarkozy...J'attends maintenant avec impatience et délectation les commentaires de l'UMP locale toujours prête à faire ses choux gras sur les problèmes de sécurité ! Allez Anne, Véronique, Isabelle, Valentin, Alain... pour une fois, j'ai hâte de vous lire !
Autre intervention remarquée la 19 novembre, c'est celle de Gilles Nicolas. Gilles Nicolas est adjoint au maire socialiste de Nantes. Il est chargé de la tranquillité publique. En gros, c'est le Christophe Counil nantais. De plus, il doit avoir quelques compétence dans le domaine puisque c'est un ancien commissaire divisionnaire !
Et qu'est-ce qu'il nous dit, l'ancien commissaire : « Les préfets ont pour instruction de vendre des caméras. Et pour être franc, la première chose que l'on se dit, c'est que la population, l'électeur y sont favorables. mais, après, on pose la question de l'efficacité. Aucune étude sérieuse ne le démontre ».
Et puis notre ancien divisionnaire socialiste se lâche : « Vous arrivez à quoi sur une année ? Une interpellation de petit délinquant pour chaque caméra ? C'est une fumisterie. Et ça coûte très cher. »
Nous le savons et nous, Verts, ne cessons de le répéter : c'est la vidéo-surveillance, par son coût, qui prive de moyens la police de proximité.
Et ce ne sont pas les caméras de vidéo-surveillance qui ont ramené le calme dans le centre du Mans durant les nuits de ce week-end, mais bien une présence policière visible !
Ah !  Si je pouvais convaincre notre élu à la tranquillité Christophe Counil...

mardi 30 novembre 2010

À Béatrice, Sylvie, André et Jean-Marie...



Ils se reconnaitront...
Ce sont d'abord des amies et des amis qui me sont très chers, mais aussi des lectrices et des lecteurs vigilants de mon blog. Aucune faute de grammaire ou d'orthographe ne leur échappe... et leurs mails correcteurs me parviennent, en général, très rapidement !
Pour leur montrer que l'erreur est humaine, je n'ai pas pu m'empêcher de photographier la plaque funéraire de Monsieur Dulac lors de la suite de nos investigations « polaires » du Cimetière de l'Ouest.
Monsieur Dulac est un nom bien connu des Mancelles et des Manceaux puisqu'il a donné son nom à une école primaire du Mans située rue de la Juiverie.
Je n'ose imaginer la tête du sculpteur se rendant compte de sa faute d'orthographe.... surtout que François Dulac était officier de l'instruction publique !

lundi 29 novembre 2010

Si on m'avait dit...



Dure reprise ce matin... Je me retrouve dans le froid du Cimetière de l'Ouest pour la procédure de reprise des concessions perpétuelles. 
Le Cimetière de l'Ouest abrite, en effet, un carré complet de concessions perpétuelles dont les premières datent de 1839. Un nombre impressionnant de monuments est laissé à l'abandon, et tombe en ruines, présentant un réel danger pour les visiteurs. Notre collectivité a donc entamé cette longue procédure de reprise de ces concessions « abandonnées ».
La difficulté réside dans cette notion d'abandon. Aussi, la procédure légale dure trois ans et toutes les procédures sont prises afin de savoir s'il y a réellement désuétude.
Aujourd'hui, nous en sommes à ré-examiner l'éventuelle évolution durant ces trois ans sur les concessions que nous souhaitons reprendre. Examen donc de 300 tombes entre ce matin et cet après-midi dans un froid glacial...
Et en rentrant ce soir en vélo, je m'interrogeais sur la finalité « politique » de ma journée... Moi qui pensait avoir été élu pour faire avancer, entre autres, le développement durable dans ma ville.
Mais c'est vrai que nous avions tellement râlé sur le fait que nous étaient confiés trop souvent les problèmes d'environnement... Me voilà servi !
En plus des trois jours que je vais passer dans le Cimetière de l'Ouest, il me faudra y retourner avec les amoureux du patrimoine qui souhaitent, eux, conserver certains monuments. Je pense, entre autres, à ma copine Verte Sylvie, amoureuse de musiques anciennes et de danses, qui m'a fait jurer de conserver celui de Charles Blin, maître de chœur de la cathédrale du Mans. Et comme par hasard, notre « cher » Charles s'est rappelé à mon souvenir cet après-midi...

dimanche 28 novembre 2010

Retour au Mans


De retour au Mans hier après un deuil familial qui m'a retenu à Toulon toute la semaine.
Je me sens bien d'être revenu au Mans comme si cette ville était mon cocon, comme si mes attaches à cette ville étaient indéfectibles.
Le marché des Jacobins, ce matin, avec son tourbillon de têtes connues et inconnues, me ramène à la « vie »...
J'aime ma ville. Je ne pensais pas que c'était à ce point... Je ne pensais pas aussi qu'elle eût autant de vertus apaisantes...

samedi 20 novembre 2010

Une petite balade dans le Cadran



Dernière visite de quartier ce samedi matin dans le quartier du Cadran. C'est la douzième et la dernière de l'année. Beaucoup de monde pour cette marche agréable d'une heure et demie.
Nous répondions à une demande du syndic du lotissement et nous avions étendu le parcours à la rue de Saint-Aubin.


Hormis le problème de bruits nocturnes émanant de la maison de quartier Pierre Perret et l'implantation de l'entreprise « Tendances Éco », la balade et les questions posées lors de la rencontre avec les habitants à la caserne de pompiers de la route de Degré n'ont tourné qu'autour des problèmes de l'automobile : vitesse excessive rue de la Teillaie, places de parking à Vignes-Venelle, stationnement sur les trottoirs, etc.
Je ressors à chaque fois un peu plus désespéré de ces visites : comme s'il n'y avait plus que les problèmes de bagnoles dans les quartiers ! Et le plus rigolo c'est que nous faisons de la marche à pied à travers le quartier pour évoquer ces problèmes de bagnoles ! Si au moins nous avons pu donner l'exemple de la marche à pied, du vélo et des transports en commun, notre balade aura servi à quelque chose.
Mais il est vrai que ces visites de quartier restent quand même des moments forts de démocratie participative et de rencontre avec nos concitoyens.
En témoigne le débat assez animé entre deux habitants sur la transformation d'un hangar par la société « Tendances Éco » qui a apporté une présence de poids-lourds dans le secteur. L'un défendait la tranquillité du quartier, l'autre les emplois et le droit à une entreprise à son développement en faisant remarquer que ce hangar précédait la création du lotissement. Beau moment de démocratie directe.

vendredi 19 novembre 2010

Prises les doigts dans la confiture...



S'il est des personnes qui ont dû se mordre les doigts ce matin en lisant la presse locale (si tant est qu'il leur reste un soupçon d'objectivité), ce sont bien nous deux conseillères d'opposition UMP : Véronique Rivron et Isabelle Pivron.
Suite à l'agression d'un lycéen au lycée Montesquieu, elles s'étaient répandues dans la presse locale dénonçant l'insécurité, l'incapacité de notre collectivité à réagir, etc. faisant monter la pression autour de cette affaire.
Ce matin la baudruche s'est bien dégonflée puisqu'en fait, il s'agissait d'une bagarre entre deux jeunes comme il s'en passe malheureusement souvent dans nos établissements scolaires. Rien de bien grave, le jeune interpellé a été remis en liberté et la police va qualifier les faits comme « violences réciproques ».
Mais cette affaire aura eu au moins le mérite de dévoiler sur quel thème l'UMP locale compte développer sa campagne électorale pour les cantonales : la sécurité ! Nous connaissons suffisamment cette tactique : faire oublier tous ses échecs en mettant en avant l'insécurité et venir chasser sur les terres du Front National.
Sauf ce qu'elles ne vous diront pas c'est que Nicolas Sarkozy est responsable de la sécurité sur notre territoire depuis 10 ans, que François Fillon fait des coupes sombres dans les effectifs de police et qu'il va supprimer les emplois aidés dont bénéficiaient certains agents de tranquillité de notre ville.
Un communiqué des élus Verts du Mans sur le sujet a été envoyé à la presse. En voici la version complète :
« D’aucuns se félicitent de la reconduction de François Fillon au poste de Premier Ministre, pensant que ses origines sarthoises amèneront quelques avantages à notre département.
Les Sarthois, par milliers dans la rue, ont déjà pu mesurer les avantages que va apporter la réforme des retraites voulue par Nicolas Sarkozy et pilotée par le gouvernement de François Fillon.
De plus, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont confirmé que dans la police nationale comme dans le reste de la fonction publique, un départ à la retraite sur deux ne sera pas remplacé. Ce qui va encore, après les conséquences de l’ouverture de la prison des Croisettes à Coulaines (6 policiers mobilisés en permanence), réduire les effectifs de police nationale sur le territoire de notre ville.
Aujourd’hui, les élus Europe-Écologie –Les Verts de la ville du Mans s’inquiètent d’une autre mesure porteuse de conséquences pour la vie des Mancelles et des Manceaux : l’annonce de la suppression des emplois aidés. Ces emplois, financés par l’État et les collectivités locales, permettent à des chômeurs de se réinsérer dans la vie professionnelle.
Pour notre collectivité, cela se traduira par la suppression de 19 postes d’agents de tranquillité sur les 63 existants d’ici la fin 2011 !
Après l’échec patent de la politique sécuritaire de la droite en général et de Nicolas Sarkozy en particulier, visant le tout répressif en abandonnant les possibilités de prévention, on assiste désormais en plus à des coupes sombres dans les effectifs de terrain.
C’est donc au moment où l’UMP locale crie au loup en prenant à témoin les Mancelles et les Manceaux sur les actes d’incivilité qui ont tendance à se multiplier sur notre cité que Nicolas Sarkozy et François Fillon réduisent les effectifs de police et sabotent l’action des collectivités locales qui cherchaient à compenser les manques de l’État dans le domaine.
Il ne faut pas se voiler la face et nous devons conjuguer nos efforts pour réprimer et prévenir la dégradation en matière de sécurité et de civilité sur la ville, mais, pour les élus Europe-Écologie- Les Verts du Mans, ce sont bien Fillon et Sarkozy à travers leurs mesures de suppression d’emplois et d’abandon du financement des contrats aidés, les vrais responsables de la montée des incivilités sur notre ville. »

mercredi 17 novembre 2010

Le tram... oui, j'en veux !



Il suffit que que quelques commerçants expriment leur point de vue pour que les medias locaux en fassent leurs choux gras ! En témoigne le gros titre du Maine Libre de ce matin à propos du projet de deuxième ligne de tramway :
« Une 2e ligne qui ne convainc pas. »
La parole est ainsi donnée à 5 commerçants de la rue et de la place des Maillets qui tirent à boulets rouges sur le futur projet : « Pendant les travaux, ce sera 30 % de perte [de chiffre d'affaires] supplémentaire [...] ». Un autre : « Ici c'est un quartier vieillissant. Avec le tram, il y aura moins d'arrêts qu'avec le bus [...] ». La maison de la presse : « Ce tram, on s'en serait bien passé. »
Si je ne connaissais pas le journaliste auteur de l'article et habitué de nos visites de quartiers et structures de démocratie participative, je m'en offusquerais. Mais quand même...

Notre collectivité a mis en place des Conseils de Quartiers où tous les habitants et donc, les commerçants, peuvent s'exprimer et ce projet a déjà été évoqué deux fois en assemblée plénière du Conseil de Quartier Nord-Est où les membres se sont enthousiasmés devant le projet. D'ailleurs, la commission transport s'est mise au travail pour réfléchir sur le tracé, les arrêts, etc. Libre aux commerçants de venir travailler avec eux...
Mais le discours, on le connait puisque nous l'avons déjà eu lors de l'édification de la 1ère et ce ne sont pas les seuls commerçants qui font la politique de la ville.
Je vis dans ce quartier et tous les jours, je rencontre ses habitants :  cette deuxième ligne est très attendue par les habitants des quartiers Nord-Est. D'ailleurs, s'il le souhaite, j'invite Didier, le journaliste à venir rencontrer avec moi les populations des quartiers Hauts de Coulaines, Bellevue, Villaret, Maillets, Meslier pour partager cet enthousiasme.
Je l'invite aussi à rencontrer les lycéens de Bellevue et de Montesquieu, les seniors de la résidence Joliot Curie pour partager le même enthousiasme.
Râler déjà sur le nombre d'arrêts, sur leur endroit alors qu'ils ne sont pas encore fixés relève  d'une mauvaise connaissance du dossier.
Comme le faisait remarquer le même journal, dans son édition d'hier, la première ligne a fait baisser d'environ 30 % la circulation sur l'axe Jaurès. Je rêve du même pourcentage sur l'axe Rue de Bonnétable, rue des Maillets... Vous vous rendez compte, une voiture sur trois en moins !

lundi 15 novembre 2010

Ne rien attendre du « bourgeois de la Sarthe »



Ce matin, tout le monde y va de son petit commentaire sur le « nouveau » gouvernement...
Si je ne le faisais pas, on s'inquièterait de ma santé. Alors que dire de ce tapage médiatique ? Rien, sinon que la montagne a accouché d'une souris ! 
J'aime bien le titre de Libé qui vaut tous les éditos !


Je retiendrai aussi  les marques d'amour entre ces anciens et nouveaux ministres. Comme ils s'aiment ! Mme Fadela Amara traitant le premier ministre de « bourgeois de la Sarthe », ça vole...
Certains pensent également que la nomination de François Fillon sera une bonne choses pour les Sarthois. Mais ont-ils oublié que les Sarthois sont des Français et que, comme tous les Français, les Sarthois viennent d'encaisser une réforme des retraites inique menée par François Fillon ? Il ne faut rien attendre de ce premier ministre bis et de son gouvernement sinon son chapelet de mesures anti-sociales qu'il faudra encore combattre ! François Fillon est un sarthois parce qu'il possède toujours son château de Beaucé à Solesmes, mais il est avant tout un homme de droite ! Ne l'oublions pas !

samedi 13 novembre 2010

Le titre auquel vous avez échappé...




Il ne se passe pas une semaine sans que l'on ait droit à un ou deux communiqués dans la presse de Mme Anne Beauchef, conseillère municipale UMP. C'est l'interventionnisme tout azimut ! 
Un vrai inventaire à la Prévert : agressions dans le tramway, l'imposture socialiste, l'actualité du gaullisme, les fouilles des Jacobins... 
Que va-t-elle nous trouver demain : les couleurs des chrysanthèmes qui décorent la ville, la défaite de l'équipe de foot (voir ci-dessus) ? Que ne faut-il pas faire pour se mettre en avant ?
Si Mme Beauchef cherche des sujets pour la semaine prochaine, je lui propose d'intervenir sur les sujets suivants :
• lundi :  justifier devant les mancelles et les manceaux la suppression d'effectifs de la police nationale et les conséquences désastreuses sur la police de proximité ;
• mardi: s'extasier sur le volontarisme de son mentor François Fillon reconduit comme premier ministre qui justifiera la suppression des 1800 postes au Pôle Emploi ;
• mercredi : dénoncer le scandale des feuilles mortes qui envahissent les rues du Mans et l'intolérable laxisme des services de Le mans Métropole ;
• jeudi : rencontrer les medias sur le problème des SDF et leurs chiens qui donnent mauvaise conscience aux acheteurs de Noël en n'oubliant pas la parole de son deuxième mentor Nicolas Sarkozy : « zéro SDF » ;
• vendredi : faire une conférence de presse aux Jacobins pour s'indigner de l'arrêt des fouilles  qu'il faut poursuivre jusqu'aux strates du paléolithique inférieur pour découvrir enfin l'homo jacobinus ;
• samedi : se transporter sur la zone commerciale Auchan pour dénoncer la politique de la circulation de la ville qui entrave, par les embouteillages, le libre accès à la zone commerciale d'Auchan et la liberté de travail du Père Noël ;
Dimanche, elle pourra enfin se reposer à moins de faire un petit tour sur le marché de Pontlieue avec les télés locales pour s'indigner du travail le dimanche !
Courage ...

jeudi 11 novembre 2010

La pétanque : nouveau lien social ?



Au fil de mes balades dans les quartiers, je suis assez surpris de voir le nombre de personnes qui jouent aux « boules » (en fait à la pétanque) sur les terrains mis à disposition par notre collectivité. Ainsi, parc de Verdigné que je connais bien, tous les après-midis, ce sont une cinquantaine de joueurs de tous âges et de tous milieux qui se retrouvent pour pointer, tirer, etc. Le langage des joueurs est d'ailleurs très fleuri : j'y ai appris le biberon, la casquette, la sautée..
Même chose à Claircigny, l'Avia, Musée de Tessé (là, je crois que c'est la lyonnaise), les Sources, la Madeleine et j'en oublie... mais toujours cette volonté de convivialité et de rencontres placée bien avant l'esprit de compétition, même si je crois que notre ville abrite un des champions du monde que nous avons récemment félicité aux Trophées des Champions.



Avant-hier, j'étais avec la Présidente du Conseil de Quartiers Est et celle de l'Association Maroc-Pavoine afin d'étudier l'implantation d'un nouveau terrain de boules près du City-Stade de la Foucaudière. Les deux présidentes se sont mises d'accord sur l'intérêt du projet. Réclamé dans le quartier, elles pensent que cela peut créer aussi du lien inter-générationnel puisque les utilisateurs du nouveau city-stade sont des jeunes du quartier. 
Elles me font promettre, lors de l'inauguration future, un match entre elles et une équipe constituée du maire et de moi-même.  Reste encore à désigner qui sera le pointeur et qui sera le tireur...

mardi 9 novembre 2010

Désolé, mais... je ne suis pas gaulliste !



Demain sera célébré le 40ème anniversaire de la mort du Général de Gaulle. Les medias locaux et nationaux  ne manquent pas de célébrer cet anniversaire. Et dans le domaine,  ça sera « plus gaulliste que moi, tu meurs » !
Les medias nationaux d'abord, s'interrogent de savoir qui était le plus gaulliste entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. On y va même de son sondage. Pauvre général qui doit se demander comment ses « descendants » ont pu rejoindre l'OTAN et faire acte d'allégeance aux États Unis d'Amérique ! Comment aurait-il réagi à la mascarade du Fouquet's ou à la croisière -récompense dans le yacht de Bolloré, lui qui payait ses factures EDF comme le rappelait  encore ce soir un journaliste ?
Le Maine-Libre, lui, ouvre grand ses colonnes d'aujourd'hui aux deux conseillers municipaux d'opposition UMP V. Villarmé et A. Beauchef qui font l'éloge du gaullisme à qui mieux mieux. Soit. Mais n'aurait-il pas pu, dans un souci d'objectivité, ouvrir ses colonnes à celles et ceux qui n'ont pas partagé la politique menée par le Général ?
L'action politique d'un homme est globale et si je peux célébrer le libérateur, je ne peux m'empêcher de me remémorer toute la période 1958-1969.
Peut-on oublier son arrivée au pouvoir en 1958 sous la pression de l'armée ? Peut-on oublier la mise en place de la Françafrique avec son patron Jacques Foccart ? Peut-on oublier ses revirements durant le conflit algérien ? Peut-on oublier la répression du mouvement de Mai 68 ? Peut-on oublier le Service d'Action Civique et ses basses besognes ? Peut-on oublier son voyage à Baden-Baden et sa supplique au Général Massu de lever l'armée contre les grévistes de Mai 68 ? J'en passe..
J'ai connu les coups de matraques de C. Fouchet et R. Marcellin, ses ministres de l'intérieur, en mai 68. Désolé, mais quand on a 20 ans, ça marque... Permettez-moi donc aujourd'hui de ne pas partager l'unanimité ambiante.

dimanche 7 novembre 2010

La fête de la pomme et de la châtaigne



Ma jeune collègue Verte, Isabelle Sévère, celle qui préside aux destinées de l'Arche de la Nature, m'avait demandé de la remplacer pour la fête de la pomme et de la châtaigne ! Et voilà comment on se retrouve membre du jury du meilleur jus de pommes !
Bon c'est vrai, caractériser un bon jus de pommes pour quelqu'un plus habitué au caractère tourbé d'un bon «Islay » ou aux saveurs de fruits rouges d'un bon Chinon semblait être une vraie gageure ! Mais, bon que ne ferait-on pas pour remplacer sa copine !


Me voilà donc à goûter 8 jus de pommes en aveugle : le nez d'abord... bon, ça sent la pomme... l'équilibre sucre-fruit ensuite... c'est vrai que ça reste un peu sucré, mais un bon Côteaux-du-Layon aussi, non ?
Finalement, le jury est d'accord : il en est un qui domine, c'est celui... produit à l'Arche de la Nature. On va encore nous accuser de favoritisme, mais la dégustation était à l'aveugle. Comme quoi...


La fête est sympa : alambic, cidreuse sont de sortie. Beaucoup de producteurs sont présents et je pars à la recherche de poires de giroufle nécessaires à la confection des poires tapées (poires désséchées au four, aplaties au rouleau à pâtisserie et mises dans le calva...). Recherche vaine car trop tardive, mais discussion passionnée avec une productrice de poires de Joué-en-Charnie, amoureuse de vieilles variétés. Je repars avec mon sac de poires aux noms évocateurs : Doyenné d'Alençon, Mme Ballet, Beurré d'Aremberg, Poire du Curé, Olivier de Serres et Virgouleuse... N'est-elle pas un peu là la bio-diversité ?


Je rentre en vélo par la Maison de l'Eau :  je suis  vraiment « scotché » par la foule présente à la fête. Vraiment une réussite cette Arche de la Nature... Merci Isabelle, Cédric et tous les autres !
Finalement « Le Mans, une vraie nature », ce n'était peut-être pas si mal  que cela !