vendredi 27 janvier 2012

Et le parking rouge ?


Nous nous y attendons : notre ville va être bouleversée par les travaux de la 2e ligne du tramway et de la rénovation totale de l'ensemble des places des Jacobins et du Jet d'Eau. Nous allons donc demander aux Mancelles et aux Manceaux de jouer contre fortune bon cœur et d'accepter avec patience les inconvénients découlant de tous ces travaux. Tout le monde doit y mettre du sien... Sauf l'organisation des 24 heures ?
Nous, moi le premier, apprenons par la presse que le pesage des 24 heures pourrait avoir lieu place de la République ! Il est avancé comme argument qu'il n'est plus possible qu'il se tienne aux Jacobins du fait des travaux, ni sur les Quais car il risquerait de perturber la circulation automobile. S'est-on posé la question de la circulation du tramway si ce pesage avait lieu place de la République ?
Pourquoi l'organisation des 24 heures ne reproduirait-elle pas les efforts de nos amis forains, qui dans l'impossibilité d'organiser leurs fêtes aux quinconces des Jacobins, les ont déplacées  sur le parking rouge du circuit ? Il a été assez dit que ce lieu était très accessible, y compris par le tramway ?
Ne disait-on pas il n'y a pas si longtemps aux forains : « Ici, c'est un site connu des Sarthois. Tous viennent aux 24 heures moto ou auto et tous connaissent le parking rouge ». Alors, pourquoi ce site ne serait pas idéal pour le pesage des 24 heures ? En plus, le terrain appartient, je crois, à l'ACO, organisatrice des 24 heures et notre collectivité l'a équipé en électricité.
Le cœur de ville et, en particulier la place de la République, est déjà occupé par la parade des pilotes toute une journée. Pourquoi en rajouter ?
Nous cherchons à donner une autre image de notre ville en essayant de faire inscrire la cité Plantagenêt au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce n'est pas en cédant au bon vouloir de la reine-automobile que nous allons la faire évoluer !

mercredi 25 janvier 2012

Était-ce vraiment bien nécessaire ?



Fin d'après-midi un peu difficile pour l'adjoint au maire... Je me fais littéralement alpaguer place du Jet d'Eau par un groupe de personnes mécontentes de la suppression du petit espace vert qui entourait le mur de la cathédrale.
Cela a été vite fait et peut-être sans trop de concertation. Bon c'est vrai que cet espace vert n'était pas bien large, mais il est vrai aussi que les jardiniers de la ville lui donnait un aspect fleuri sympa qui cassait la « minéralité » de la cathédrale et de son raccordement au bitume de la place.
La raison donnée est de redonner de la place au marché de plein vent. Les marchés des mercredi et vendredi ont largement leur place. Reste celui du dimanche plus important : je ne pense pas que les quelques m² gagnés, vu la disposition du marché, seront susceptibles d'accueillir quelques étals de plus.
Nous allons construire un espace Jacobins-Jet d'Eau pour une centaine d'années peut-être. Je me sens donc totalement responsable des choix qui y sont faits. Les Mancelles et les Manceaux  qui étaient présents tout à l'heure, m'ont fait comprendre qu'ils tenaient particulièrement à leur marché mais qu'ils ne comprenaient pas pour quelles raisons on leur avait supprimé ce bout d'espace vert.
L'aménagement de la place du Jet d'Eau devrait faire disparaître également les deux espaces verts qui encadrent la sortie du tunnel. Je pense qu'il serait bon qu'une réelle démarche de communication à travers des panneaux explicatifs soit entreprise les jours de marché vers les chalands. Au moins, cela m'éviterait les engueulades !

lundi 23 janvier 2012

Galette, amiwo et far...



Il y avait longtemps qu'André Vivet, le secrétaire archiviste webmestre (le site est ICI) des anciens du Lycée Montesquieu, me proposait d'adhérer à son association. Pensez, 9 ans passés comme élève de la 6e à la Math. Sup. et 1 an comme professeur, ça marque ! J'ai finalement cédé et cela m'a valu ce samedi, de partager dans la bibliothèque des Oratoriens qui contient le remarquable fond ancien, la galette avec quelques condisciples et deux de mes anciens professeurs : MM. Mansart et Reffay.
Moment de retrouvailles également avec les anciens bustes de la salle de dessin et celui, je pense, d'Homère qui m'avait torturé pendant quelques séances dans les années 60 !
À croire que ce samedi était celui de la convivialité autour de la nourriture puisque je me retrouve à goûter quelques plats à la maison de quartier Pierre-Guédou dans le cadre de la fête : « Le Mans goûte le monde pour la nouvelle année ». Cette initiative très sympa propose de partager des plats des quatre coins du Monde, typiques des fêtes du nouvel an. Une cinquantaine d'associations présentes et un tour du monde gastronomique en un après-midi.
J'ai donc testé quelques plats tous aussi délicieux les uns que les autres avant d'abandonner après avoir goûté le plat béninois amiwo ou encore « la pâte rouge », mélange de poulet, polenta et aussi... de piment ! La bouche en feu, je rejoins le stand des bretons où la douceur du far et du cidre réussiront finalement à calmer mes papilles.

vendredi 20 janvier 2012

La zone de la cathédrale bientôt en ZNIEFF ?


Nous sommes en train de nous battre pour faire classer notre vieille cité au patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais ne vaudrait-il pas mieux classer la zone de la cathédrale en Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) ?
La raison : mon ami ornithologue Christian Kerihuel vient de me signaler, photos à l'appui, que le tichodrome échelette était revenu dans les parages de la cathédrale !
Il avait été déjà observé en mai 2009 (c'est ICI). Ce n'est pas un oiseau du coin, mais plutôt montagnard et les observations en dehors de son milieu sont très rares. Mais rien n'échappe à l'œil avisé de Christian qui nous prouve une fois de plus que les observations ornithologiques sont aussi très intéressantes dans notre ville. Allez voir son site : ses photos sont des merveilles et vous découvrirez aussi la digiscopie qui permet de faire des photos si réalistes (c'est ICI).
Alors, si vous ne savez pas où aller faire votre balade dominicale, allez faire un tour autour de la cathédrale et levez les yeux vers les gargouilles côté évêché, vous aurez peut-être la chance de voir notre copain trichodrome...

jeudi 19 janvier 2012

Y aurait-il sans-papier et sans-papier ?


Demain soir vendredi, aura lieu au Mans le match de football Sablé-PSG. La venue des stars parisiennes aux salaires mirifiques assurés par des fonds qataris va attirer la grande foule au MMArena !
Mais plus que le match de football, c'est un autre fait qui devrait retenir notre attention.
Dans l'équipe amateur de Sablé-sur-Sarthe, joue un footballeur kosovar du nom de Visar Zogiani. Son titre de séjour arrivait, d'après la presse, à expiration pendant le mois de décembre 2011. Habituellement, on connait la suite : reconduite immédiate à la frontière.
Sauf que Visar est un élément essentiel du club de Sablé. Donc difficile de l'expulser de cette façon. Visar est aussi en CDD dans l'entreprise LDC, entreprise sabolienne et n°1 de la volaille en France.
Et, à votre avis, où était le premier ministre et aussi président de la communauté de communes de Sablé pour présenter ses vœux à ses administrés ? Chez LDC, bien sûr, et avec une écharpe du club de Sablé au cou ! (C'est ICI).
C'est vrai que cela aurait fait désordre de voir vraisemblablement le Premier Ministre assister à un match où l'équipe de Sablé aurait eu dans ses rangs un sans-papier !
Alors, la préfecture de la Sarthe a vite arrangé le coup et voilà le permis de séjour de Visar prolongé de 4 mois jusqu'au 16 avril !
Tant mieux pour Visar, mais nous aimerions voir la même mansuétude à la Préfecture pour les sans-papiers et les étrangers en renouvellement de permis de séjour !
Dommage également que la préfecture de la Sarthe ne croie pas réellement aux chances de l'équipe de Sablé : la finale de la Coupe aura lieu le 28 avril au stade de France, soit 12 jours après l'expiration du nouveau titre de séjour de Visar. 
Et si....

mardi 17 janvier 2012

Absurde...

Depuis le 1er janvier, comme le rappelait récemment le quotidien Le Maine Libre (c'est ICI), la réalisation de la photo nécessaire au nouveau passeport biométrique n'est plus réalisable par les services de la mairie. Le ministère a donc cédé au lobby des photographes puisqu'il est précisé maintenant : « Les photographies doivent être réalisées par un professionnel ou dans une cabine photo, utilisant un système agréé par le ministère de l'intérieur. ».
• Première conséquence pour l'usager : dans l'ancien système, votre passeport vous coûtait 86 € si vous apportiez votre photo et 89 € si vous vous laissiez tirer le portrait par les services de la mairie. L'option à 89 € n'existe plus. Il vous en coûtera maintenant 91 € (86 € + 5 € de photomaton) ou 95 € (86 € + 9 € chez un photographe professionnel).
• Deuxième conséquence pour l'usager : le type de photo est très réglementé. Jugez-en et je n'invente rien :
« La prise de vue doit être inférieure à 6 mois et ressemblante au jour du dépôt de la demande de passeport. La photo doit mesurer 35 mm de large sur 45 mm de haut. La taille du visage doit être de 32 à 36 mm, du bas du menton au sommet du crâne (hors chevelure). La photo doit être nette, sans pliure, ni traces. La photo ne doit présenter ni surexposition ni sous-exposition. Elle doit être correctement contrastée, sans ombre portée sur le visage ou en arrière-plan. Une photo en couleurs est fortement recommandée. Le fond doit être uni, de couleur claire (bleu clair, gris clair). Le blanc est interdit. La tête doit être nue, les couvre-chefs sont interdits. Le sujet doit présenter son visage face à l’objectif. La tête doit être droite. Le sujet doit fixer l’objectif. Il doit adopter une expression neutre et avoir la bouche fermée. Le visage doit être dégagé. Les yeux doivent être parfaitement visibles et ouverts. Il ne doit pas y avoir de reflets sur les lunettes. Les montures épaisses sont interdites. La monture ne doit pas masquer les yeux. Les verres teintés (ou colorés) sont interdits. »

 
Conséquence directe : beaucoup de photos réalisées par les photomatons et professionnels ne convenaient pas et les agents du service population s'en rendaient compte immédiatement. Ils proposaient donc de refaire gentiment et gratuitement les photos avec l'appareil dont ils étaient dotés. Aujourd'hui, cette possibilité bien pratique est terminée et il faudra dorénavant se refaire tirer le portrait et revenir une deuxième fois dans le service.
• Autre conséquence : les appareils photographiques ont été retirés afin d'éviter des questions intempestives, mais les rampes lumineuses nécessaires  à l'éclairage des impétrants sont toujours là, ainsi que l'écran grisé qui permettait d'avoir un fond neutre !


Et de plus, lorsque le logiciel de création de passeport est actif, les rampes s'allument !
Il faut bien comprendre que les services de la mairie ne sont en aucun cas responsables de cette situation ubuesque. L'État, sous la pression des lobbies, vient de supprimer un service aux usagers, service bien pratique et qui permettait de réduire le coût du passeport.
Et tant qu'à supprimer ce service, qu'il nous dise aussi quand et comment débrancher ces rampes qui consomment de l'électricité et que l'impôt des contribuables financent ! Quand on pense que 2000 communes ont été dotées de un et plus de ce genre de matériel, imaginez le coût de cette immense gabegie !
En parcourant internet à la recherche des textes ministériels, j'ai trouvé ce site (c'est ICI). Intéressant, n'est-ce-pas ?

vendredi 13 janvier 2012

C'est parti fort...


Les travaux de la seconde ligne de tram ont démarré fort !
Hier, les entreprises de terrassement intervenaient sur la friche située entre la Croix de Pierre, la rue Germain Pilon et l'avenue de Paderborn afin d'accueillir le centre névralgique (matériel, baraques de chantier) des travaux de la deuxième ligne. Je préfère parler de « deuxième » plutôt que de « seconde », vieux souvenir de mes cours de français où mon prof affirmait que si c'était la « seconde », il n'y en aurait pas derrière alors qu'une « deuxième » pouvait en laisser espérer une troisième. Ah ! les nuances de la langue française...
Démontage également de tout le mobilier urbain Decaux : arrêts de bus, panneaux d'affichage, etc.
Premiers abattages d'arbres aussi à la Croix de Pierre et première engueulade  qui va avec. Il est vrai que lorsqu'on est élu écolo et de plus, qui habite le quartier, on doit être forcément le protecteur de l'environnement et, bien sûr, celui des arbres et des petits oiseaux. J'explique au groupe qui discute et qui glose sur ces écolos-de-la-mairie-qui-ne-font-rien-pour-défendre-les-arbres que les transports en commun c'est bon pour la planète et que les arbres, on en replantera... j'ai du mal à convaincre.
Première conséquence aussi : les premiers bouchons rue des Maillets et le délestage de la circulation dans les rues adjacentes.  Et forcément les premières grognes d'automobilistes, seuls dans leur voiture bien sûr...

mardi 10 janvier 2012

Nous ne sommes plus en 1905...



L'exposition sur la Bible qui se tient à l'Oratoire situé à l'intérieur du Lycée Montesquieu a déclenché une belle polémique. La Libre Pensée dans un premier temps, puis la section SNES de l'établissement ont, au nom de la laïcité, dénoncé la tenue de cette exposition dans un établissement public.
Première remarque, l'Oratoire ne fait plus partie, en tant que tel, du Lycée puisqu'elle fait partie, après sa rénovation, maintenant, des bâtiments gérés par la mairie (*), même s'il est vrai que pour y accéder, il faut parcourir 30 mètres à l'intérieur du lycée.
Cette polémique me fait doucement sourire pour plusieurs raisons. Le lycée Montesquieu a pris la place d'un collège-séminaire qui était tenu par les Oratoriens et donc, si l'établissement comporte une chapelle, dite Chapelle de l'Oratoire, c'est qu'il en a hérité. Au nom de la loi de séparation de l'Église et de l'État, aurait-il fallu l'abattre ? Aurait-il fallu modifier l'emplacement des grilles afin que cette chapelle soit accessible à l'extérieur du lycée ?
J'ai connu l'époque où cette Chapelle était sacralisée, où des messes s'y déroulaient (certains élèves collés le dimanche étaient contents d'y assister, histoire de rompre la monotonie des 7 heures qu'ils allaient passer dans l'établissement). Un curé y était affecté et les communions solennelles se passaient dans le lycée lui-même. (cf la photo extrait du site d'André Vivet sur le lycée Montesquieu : c'est ICI).
Aujourd'hui, cette chapelle désacralisée est devenue l'Oratoire et est utilisée par divers concerts et expositions. Qu'une de celles-ci soit consacrée à la Bible ne heurte pas ma laïcité. La Bible, au même titre que les livres sacrés, fait partie de la culture humaine. Libre ensuite d'en penser ce que l'on en veut. N'est-ce pas d'ailleurs le sens premier de la « libre pensée » ?
Pourquoi pas, non plus, aller plus loin et réclamer la re-nomination dans l'établissement de la célèbre cour des Oratoriens, vestige confessionnel de l'ancien collège ? 
Et pourquoi ne pas continuer avec le lycée Bellevue qui a pris la place de l'ancienne abbaye royale Saint-Vincent et dont le bâtiment « Abbaye Saint-Vincent » est bien présent chez tous les élèves et enseignants de l'établissement ?
Non, ce combat ne relève pas de la laïcité telle que je la conçois. La laïcité doit être, au contraire, symbole de liberté et de pluralisme. Cela devrait être aussi la liberté de conscience où le citoyen peut exercer toutes ses libertés, y compris cultuelles en ayant le choix de croire ou pas. Et je ne vois pas pourquoi le fait d'organiser une exposition sur la Bible déclenche un tel tollé. Nous ne sommes plus en 1905.
(*) Le Maine Libre d'aujourd'hui nous apprend qu'une convention en 1991 signée entre l'évêque et le maire, stipule que l'ex-chapelle peut-être utilisée 6 fois par an par l'évêché ou par une association désignée par celui-ci.

dimanche 8 janvier 2012

Home, sweet home...


Avec cette nouvelle année 2012, l'aspect définitif du local d'Europe-Écologie est arrivé avec l'apparition de nos logos sur la façade.
Que de temps écoulé depuis l'ancien local de la rue Chanzy, l'achat de ce vieux café-bar du 81, rue Nationale, les travaux et enfin la rénovation de façade !
Je me souviens encore lorsque les copines et copains Verts de l'époque m'avaient donné mandat pour trouver un local à acheter. Qu'est-ce que j'ai pu en visiter des lieux avant de tomber sur cet ancien troquet ! Je me souviens également des longues négociations sur le prix... Puis les copines et copains ont pris la suite pour en faire un lieu très agréable...
Merci donc à Marie-Laure, Daniel, Samuel, Rémy, Denis, Marc, Florence, Sylvie, Sophie et toutes celles et ceux que j'oublie qui ont donné un peu de leur temps pour en arriver là !
Je profite de ce post pour signaler deux rendez-vous :
• Les permanences des samedis après-midis de 15 heures à 17 heures.
La galette d'Europe-Écologie les Verts le samedi 14 janvier à partir de 15 heures.
Adresse du local : 81, rue Nationale au Mans. Avec une telle devanture, vous ne pouvez pas nous manquer ! À bientôt.

vendredi 6 janvier 2012

Le Mans n'est pas Byzance...


C'était la cérémonie habituelle des vœux de notre maire hier à Antarès. Beaucoup de monde présent pour écouter successivement Jean-Marie Geveaux, président du Conseil Général, notre maire et le préfet Pascal Lelarge. Vœux très œcuméniques donc où chacun disait beaucoup bien de l'autre. Donc... ne cassons pas l'ambiance !
Difficile d'accéder aux premières places du podium aux côtés de nos trois sommités : c'est vrai que les élections législatives ne sont pas loin et qu'il fallait être sur la photo. J'ai compté quand même sept candidates et candidats ! Je vous laisse imaginer les jeux de coude pour se hisser au premier rang et défendre ensuite sa place...
À noter que dans ses vœux, notre maire, pour appuyer la candidature de la cité Plantagenêt au patrimoine mondial de l'Unesco, s'est lancé dans une comparaison entre notre enceinte gallo-romaine et celle de Constantinople.
Images à l'appui, il a démontré que notre enceinte n'avait pas à souffrir d'une comparaison avec celle de Constantinople qui, elle, est classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
Ce qu'il ne nous a pas dit notre maire, c'est que la muraille de Constantinople s'étend sur plus de 6 km à travers la ville d'Istanbul et qu'elle comporte une dizaine de portes plus remarquables les unes que les autres. (C'est ICI).
Nos amis turcs étant très fiers de leur patrimoine, espérons que cette comparaison ne leur donne pas une raison de plus de se fâcher contre nous !

mercredi 4 janvier 2012

L'accent...



On croyait que le débat sur l'accent d'Éva Joly s'était terminé avec la réponse d'Éva sur le sujet et dont j'avais fait état sur mon blog (c'est ICI). Mais il est reparti de plus belle avec la remarque imbécile et xénophobe de l'acteur François Berléand : 
« Je ne comprends pas qu’une candidate à la présidentielle ne parle pas le français sans accent, c’est vraiment quelque chose qui me choque moi. (...) Aux Etats-Unis, dans la Constitution américaine, si quelqu’un n’est pas né sur le territoire américain, il ne peut pas accéder à la présidence de la République. Je trouve qu’elle ne devrait pas être candidate. »
L'autre acteur, Richard Berry, lui-même partisan de François Hollande, lui a répondu :
« Il faut qu'il vote pour Marine Le Pen qui, elle, parle français sans accent, mais un français détestable. Moi, je ne suis pas d'accord : on est en démocratie, elle est française, point barre, c'est tout. »
Je ne sais pas si ce débat s'arrêtera un jour mais ce que je sais, c'est que lorsque la droite est acculée comme en ce moment, elle a recours toujours à la « peur de l'autre » et de son corollaire : la xénophobie.
Je rentre de Bretagne où je me suis plongé avec délectation dans l'ouvrage « les Bretonnismes » qui m'a été offert pour ces fêtes de fin d'année.
L'auteur, Hervé Lossec, montre comment la langue bretonne a pu influencer le français tel qu'il est parlé en Bretagne par ses structures grammaticales, idiomes, etc. Un régal !
J'ai retenu aussi sa préface, extraite de L'accent de Miguel Zamacois, poète provencal :
Emporter de chez soi les parlers familiers,
C'est emporter un peu de terre à ses souliers.
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne !
Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
Votre parler, c'est un peu le pays qui vous suit,
Votre accent, c'est un peu, invisible bagage,
L'âme des siens que l'on emporte en voyage.
Avoir un accent enfin, c'est quand on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose.
Que François Berléand, dont c'est le métier, apprenne ces quelques vers avant d'affirmer de telles inepties!

samedi 31 décembre 2011

Bloavez mad...


Mes vœux pour 2012 partiront de Bretagne(*). Ce seront, d'abord, des vœux d'espoir... Espoir que l'année 2012 marque la fin de ces cinq années de régression que nous venons de vivre dans tous les domaines : écologique, social et économique. 
Que l'année 2012 soit celle du changement que nous attendons tous ! Oui vraiment : qu'ils s'en aillent !
Et comme nous sommes en Bretagne, et que la tempête s'est installée, je vous souhaite :


À noter que la commune de Plougasnou met à disposition le WIFI gratuit à la disposition de tous dans les locaux du syndicat d'initiative. Bravo... Bel exemple à suivre !

vendredi 30 décembre 2011

Jacobinisme, quand tu nous tiens...


J’adore l’aspect changeant du temps breton : l’inversion du sens de la marée peut assombrir ou dégager le ciel en 5 minutes. Ainsi le beau temps de mardi a cédé la place à la tempête avec des rafales de vent impressionnantes. La maison craque de partout.
Les balades sont soumises à des grains fréquents et il ne fait pas bon s’aventurer trop loin d’un abri. La lecture au chaud vient alors remplacer avantageusement les averses.

Hier après-midi, je me suis donc plongé dans la lecture de « Bretons », magazine édité par Ouest-France, dont le titre « Xavier Grall, l’écorché vif » m’avait interpellé. 
Au moment où le débat sur l’identité bretonne est d’actualité, retrouver les positions enflammées de Xavier Grall, celles où il affirmait que la Bretagne avait été colonisée, ne me semblait pas inintéressant.
Je n’en ai pas eu le temps puisque, dans le même magazine, j’ai découvert avec surprise un article « Le maire du Mans et la Bretagne » ! Certes, le fait d’avoir été directeur de cabinet de Louis Le Pensec, ministre de la Mer, donne à Jean-Claude Boulard un certain bien-fondé à s’exprimer sur un éventuel rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. Alors lisons-le :
«  Nous ( ?), on aime Nantes, la ville nous convient très bien, parce qu’on est très bien traité par la région Pays-de-la-Loire. Nous sommes parfaitement heureux dans la région Pays-de-la-Loire. […] Nous, on n’est pas très régionaliste. On appartient depuis des siècles au pré carré du roi.[…] Le servage a disparu chez nous deux siècles avant la Bretagne. Chez nous, la centralisation est libératrice. […] On peut aimer beaucoup la Bretagne et considérer que ce n’est pas un vrai sujet. »
Je ne suis pas loin d’être d’accord avec mon maire sur le traitement de notre ville par la région Pays-de-la-Loire, même si je ne suis pas très amoureux de Nantes, trop centralisatrice à mon goût. Toutefois,  je ne suis pas d’accord avec ses propos sur la « centralisation libératrice ».

L’identité et la culture bretonnes ont été étouffées par cette centralisation. Faut-il rappeler, par exemple, les affiches qui ornaient les salles de classe bretonnes : « Il est interdit de cracher par terre et de parler breton. » ? Ne serait-il pas un peu jacobin notre maire ? 
Jurer fidélité à la région Pays-de-la-Loire et à Nantes parce que l’on est bien traité, n’est-ce pas un peu réducteur ? N’aurait-on pas d’autres arguments à faire jouer ? Le Mans, de par sa position et ses liaisons ferroviaires et routières, ne pourrait-elle pas être la porte d’entrée de cette grande région Ouest qui regrouperait Pays-de-la-Loire, Bretagne et Basse-Normandie ? Son statut de grande ville de l’Ouest, 4e après Nantes, Rennes et Angers, ne lui donne-t-elle pas une certaine autorité dans le débat qui vient de s’installer ?

mercredi 28 décembre 2011

Retour à Plougasnou...


C’est parti pour une semaine de repos dans « ma » Bretagne natale. C’est toujours un plaisir de retrouver Plougasnou et se ressourcer au bon air iodé pour repartir vers de nouvelles aventures : 2012 s’annonce chargée avec ses intermèdes électoraux.
Ce petit bout de Trégor finistérien garde l’empreinte politique de François Tanguy-Prigent, né dans la commune voisine de Saint-Jean-du-Doigt. Député du Front Populaire, son histoire est extraordinaire puisqu’il refusa les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, devint ministre de l’Agriculture du Général de Gaulle à la Libération et participa à la création du PSU. Il fut un d’ailleurs un des rares députés PSU à siéger à l’Assemblée Nationale.
Mais la politique était bien loin hier : c’était une grande marée (coefficient 95) et le temps était magnifique : grand soleil avec des températures de printemps.

Je me suis donc mêlé à la foule des pêcheurs à pied dans les parages de l’île Stérec que l’on pouvait atteindre exceptionnellement à pied. Balade magnifique avec une vue superbe sur le Château du Taureau qui veillait sur nous.
Plus ça va, plus je considère cet endroit comme un des plus beaux du monde (fallait voir les lumières fantastiques du coucher de soleil)… mais je sens que l’on va encore m’accuser de manque d’objectivité…

dimanche 25 décembre 2011

Un petit jeu pour Noël...



Notre belle ville réserve plein de surprises avec ses endroits peu connus. En voilà un... qui saura le retrouver ? Attention aux conclusions hâtives !
Bonnes fêtes à tous.

samedi 24 décembre 2011

Un combat d'un autre temps...


Breton de naissance et ligérien de vie, je ne puis être insensible à l'amendement voté à l'Assemblée Nationale, amendement permettant à un département de s'affranchir du droit de veto des conseils régionaux des régions de départ et d'arrivée pour lui permettre de changer de région. Depuis ce vote par 25 députés présents, la Loire-Atlantique (par l'intermédiaire d'un cinquième de ses conseillers généraux et un dixième des électeurs inscrits) pourrait demander un référendum réclamant son rattachement à la Bretagne.
Cet amendement a été déposé par François de Rugy, député Europe-Écologie-Les Verts et de Marc Le Fur, député UMP. Ce député est bien connu de tous les écologistes comme étant le député du lobby porcin, celui-là même qui avait déposé un amendement visant à étendre les surfaces d'épandage du lisier de porc des élevages bretons. Belle alliance contre nature... Les copains d'Europe-Écologie-Les Verts engagés dans le combat contre les algues vertes et pour la qualité de l'eau en Bretagne apprécieront... Leur combat passe, semble-t-il, après celui du « marketing territorial » !
Cet amendement a été déposé, d'autre part, sans aucune concertation au sein de notre parti, ni au sein des habitants de notre région. S'il est vrai que le rattachement de la Loire Atlantique à la région Bretagne fait partie des revendications d'Europe-Écologie les Verts, il est vrai également que cette position ne semble plus partagée par une grande partie d'entre nous. Il serait donc temps d'actualiser notre position. Il aurait été aussi opportun d'en débattre avec l'ensemble des 17 conseillers régionaux Verts des Pays de la Loire directement concernés par la disparition de leur région.

Ce combat est anachronique. Les arguments le plus souvent avancés sont des arguments historiques : « la Loire Atlantique a toujours fait partie de la Bretagne, c'est le maréchal Pétain en 1941 qui l'en a détachée ; oui à un retour de la Bretagne à ses frontières de 1532, etc. etc. » Je leur renvoie toujours cet épisode historique des années 800 où Nominoë, roi breton, écrasa les Nantais et rattacha Nantes, fer de lance des français de l'époque dans la région, à la Bretagne ! Comme quoi...
Il faut également écouter les discours de ces ré-unificateurs quant à l'avenir de la région Pays de la Loire. Fastoche.... la Vendée, on la met dans le Poitou, la Sarthe et le Maine-Loire qu'ils se « démerdent » à fabriquer une région Val-de-Loire avec la région Centre. Sauf que la Mayenne, on ne sait pas trop : d'accord, les Mayennais ont des accointances avec Rennes, mais ils ne font pas partie de la Bretagne historique... mais qu'est-ce qu'on va en faire ? On pourrait aussi refaire le Maine historique avec la Sarthe et la Mayenne ? Ou encore le Maine-Anjou... Vive la balkanisation !
L'identité bretonne a depuis bien longtemps dépassé le cadre des territoires. Combien de bretons vivent aujourd'hui en dehors de leur pays natal ? La langue bretonne n'est plus, non plus, porteuse de cette identité : la culture bretonne, aujourd'hui, passe par le français. Demandez donc à Per Jakez Helias, Xavier Grall ou encore Michel Le Bris...
Comme le dit si bien Michel Le Bris, né comme moi à Plougasnou et directeur du festival « Étonnants Voyageurs » de Saint-Malo : « L'identité bretonne est comme une porte. Il appartient à chacun qu'elle soit fermée, et, nous condamne à la prison, à l'étouffement, à la peur et la haine de l'autre ou qu'elle soit ouverte à tous les vents du monde »
Alors, battons-nous plutôt pour une grande région Ouest qui regrouperait Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie, ouverture de l'Europe vers l'Atlantique et arrêtons de mener un combat d'arrière-garde visant à promouvoir des particularismes locaux. À l'heure de cette crise, sociale, économique et écologique, je pense vraiment que nous avons d'autres combats à mener.

mercredi 21 décembre 2011

Deux ans déjà !



Dominique,  il y a deux ans jour pour jour, tu nous quittais, vaincue par un cancer...
Il y a quelques jours, nous lancions la deuxième ligne de tramway boulevard Zamenhof et je pensais fort à toi. 

Tout à l'heure, nous avons fêté le 50 millionième passager du tram... le jour même de l'anniversaire de ta mort. Quel symbole ! La rame qui arrivait pour la cérémonie portait ton nom, rappelant que tu étais l'âme du tramway manceau.


50 millions, tu te rends compte ? Combien avais-tu eu raison de bousculer les élus de l'époque pour que notre collectivité s'engage dans cette ligne de tram.
La 50 millionième, recensée par les validations, est une employée de l'hôpital du Mans qui s'est vue gratifiée d'un abonnement tram-bus pour un an. Joli cadeau à cette veille de Noël !

Pour vous souvenir d'une partie des combats de Dominique, vous pouvez cliquer ICI.

mardi 20 décembre 2011

L'inénarrable M. Joulaud !



Connaissez-vous M. Joulaud ?
M. Joulaud est maire de Sablé-sur-Sarthe. Il est aussi député de la 4e circonscription depuis 2002 sans y avoir été élu. Il ne doit son mandat en 2002 et 2007 qu'à sa qualité de suppléant de François Fillon, démissionnaire car devenu ministre, puis premier ministre. M. Joulaud est également président de l'association des maires de la Sarthe.
M. Joulaud a la particularité également d'être aussi un peu « chambreur » comme le relate le presse de ce matin. Il s'y exprime, en effet, à propos de l'installation de la vidéo-surveillance dans sa ville de Sablé : « [les élus du Mans] pourront venir voir comment ça marche à Sablé. Peut-être que ça les aidera à avancer dans leur débat ».
Merci de l'invitation ! Qu'il me soit permis également de l'inviter au commissariat de notre ville afin de lui faire constater les conséquences de la réduction des postes de fonctionnaires de police qu'il a votée à l'Assemblée Nationale. Qu'il me soit permis également de l'inviter à rencontrer les syndicats de police du commissariat qui réclame les 14 postes qui leur manquent. Comme il sera au Mans, il pourra en profiter pour rencontrer les électeurs manceaux de la 4e circonscription (qu'il a tendance à trop souvent oublier) pour parler également des 42 classes qui vont fermer dans le département et des postes d'enseignants supprimés...
Autre chose M. Joulaud. Vous refusez le terme « vidéo-surveillance », vous préférez celui de « vidéo-protection », mais il faudra alors expliquer aux Saboliennes et Saboliens en quoi une caméra les protège d'une agression... Auriez-vous peur des mots ?
Avez-vous également concerté vos administrés pour faire plus de 100 000 € d'investissement et n'avoir pas chiffré les coûts de fonctionnement d'un système que tous les experts reconnaissent inefficaces ?
Alors, avant de chercher à donner des leçons aux élus du Mans, il faudrait peut-être, M. Joulaud, balayer devant votre porte !

samedi 17 décembre 2011

La corneille et la buse



Repas de Noël ce samedi midi à la résidence sociale Mandela. C'est toujours très agréable de retrouver toute l'équipe et les résidents pour partager le repas de Noël. Au menu : salade de saumon, poulet au lait de coco et tiramisu. 
Je ne verrai pas la couleur du tiramisu car la permanence au local d'Europe-Écologie les Verts m'attend. Tous les samedis, deux militants accueillent les visiteurs et aujourd'hui, c'est mon tour ; tour que je partage avec Sophie Bringuy, vice-présidente de la région Pays de la Loire.
J'adore Sophie et nous nous retrouvons régulièrement sur Facebook, mais il y avait quelque temps que nous nous étions vus, retenus l'un et l'autre par nos occupations d'élus.
Nous causons bien sûr des derniers débats que nous avons eus au sein du Conseil régional des Pays de la Loire ou du Conseil Municipal du Mans, histoire de faire le point.
Mais comme, en cette veille de Noël, Mancelles et Manceaux se font rares, nous devisons joyeusement et je ne sais pas comment nous arrivons à parler des combats entre les buses et les corneilles ! Est-ce que c'est la buse qui chasse la corneille ou la corneille qui attaque la buse ? Débat existentiel entre une vice-présidente de région et un adjoint au maire....
Finalement, internet nous donnera raison à tous deux : l'une ou l'autre situation peuvent se produire. Mais cela nous aura permis aussi d'apprendre plein de choses sur ces deux oiseaux. Ainsi la corneille peut vivre 25 ans, vit en couple pour la vie et est omnivore. La buse, elle aussi, vit en couple sur un territoire, se nourrit de petits mammifères ou de serpents, et quand elle crie, elle piaule !
Nous apprenons aussi que nos deux oiseaux sont très fidèles et donc, nous concluons que ce ne sont pas pour des histoires d'adultères qu'ils se pourchassent, mais plus pour défendre leurs territoires de chasse. Ouf ! Nous sommes rassurés... même si je décide à partir d'aujourd'hui de qualifier une corneille imbécile de triple buse ! Vanne que Sophie trouvera moyenne. Mais que voulez-vous, Sophie se « loiratlantise »...
Un après-midi agréable et sympa. Merci Sophie. À quand notre prochaine permanence ? J'aimerais bien te parler de rouge-gorge et de mésange...

Absurde...


Je suis présent à la cérémonie qui doit marquer le début des travaux de la deuxième ligne du tramway. Je me retrouve donc au milieu des élus, préfet et journalistes rue Zamenhof. 
Coup de pioche ? Non, aucun outil de ce style dans le secteur... Heureusement il y a une pelleteuse qui se trouve là depuis mercredi, date effective du début des travaux.
Pauvre pelleteuse qui voit ruer sur elle la meute des élus et des journalistes... le maire du Mans essayera bien d'ouvrir sa porte. Mais, têtue, elle refusera, préférant sans doute celle ou celui qui la pilotera lundi prochain...

Alors les élus ont fait la ronde autour de la pelleteuse, se bousculant pour la photo. Ne pas oublier que 2012 est une année d'élections ! Les places sont donc chères.
La tempête mettra un terme rapidement à la manifestation... La pelleteuse, elle, n'a toujours pas compris ce qui lui arrivait !