Affichage des articles dont le libellé est Transports. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Transports. Afficher tous les articles

mercredi 27 juillet 2011

Rue piétonne : oui ou non ?



Un petit tour en centre ville pour quelques courses... pour constater que rien ne bouge : nos rues piétonnes sont toujours autant « motorisées » !
Ça commence rue de Bolton (rue piétonne... défense de rire !).... il est 11h30... donc heure des livraisons dépassée. L'accès rue de Bolton est facile en passant par la rue du vert Galant (rue de l'ex-prison) et la traversée de la République. Et ce sont toujours les mêmes... la Smart devant la pharmacie est bien connue... Rien n'a changé depuis un an...


Ça continue Boulevard René Levasseur...


Le piéton se voit obligé de quitter son trottoir pour emprunter la voie de tram...



Un camion livre malgré l'interdiction... il est de plus garé sur l'arrêt de bus, lequel, met ses warnings pour s'arrêter. Les voitures qui suivent sont bloquées : elles klaxonnent sans vergogne alors qu'elles se trouvent dans une rue interdite à la circulation des automobiles (voie réservée aux bus et aux livraisons dans les limites de l'arrêté municipal !).
Et le summum : le boulevard René Levasseur à contre sens par la piste du tram et un tourne à gauche rapide dans la rue Saint-Charles à la vue d'un tram arrivant à République ! Je suis certain que sans tram, la Kangoo serait remontée jusqu'à la Préfecture !


Toutes ces infractions sont désolantes... la permissivité conduit à tous les excès. Je pense que ce n'est plus tolérable. Ou nous avons une réelle politique piétonne en centre ville ou nous laissons tomber et permettons à l'automobile reine de retrouver sa place : celle où tout est permis, celle où le cycliste et le piéton n'existent plus... sinon pour se faire klaxonner comme je me suis fait klaxonner ce matin rue Marchande parce que, piéton,  j'occupais le centre de cette rue... piétonne ! 

jeudi 14 juillet 2011

Miscellanées…



Cela commence avec la réception des étudiants qui suivent le « campus » de l'Université du Maine : étudiants de toutes nationalités et, avec des niveaux de français bien différents. Cette opération permet d'accueillir des étudiants pendant 15 jours non seulement pour un perfectionnement en français, mais aussi pour des cours et la connaissance de notre ville. Et ça marche ! 45 l'an dernier, 65 cette année.
Et un petit discours pour rappeler l'histoire de l'Université du Maine. Et en voyant tous ces étudiants sagement assis dans la salle des mariages, j'avais l'agréable impression de me retrouver quelques années auparavant quand j'y enseignais.
La vie municipale s'est un peu ralentie durant ce mois de juillet et on en profite pour continuer à mettre à la disposition des Mancelles et des Manceaux de « petits » équipements. Hier, c'était le parking à vélo à la gare nord. Des box fermés pour 75 places permettant de laisser son vélo pour la journée ou plus dans un endroit clos et sécurisé. Ces box sont situés dans le parking « dépose-minute » de la gare nord.
Cet espace est géré par la SETRAM : 2 € la journée avec des abonnements possibles. Pour avoir toutes les conditions, rendez vous à l'espace location vélo de la gare nord.
Cet espace est vraiment le bienvenu : pour avoir laissé mon vélo quelquefois un ou deux jours sur les parkings de la gare, j'étais toujours inquiet ou pour mes sacoches ou par ma selle. Je ne savais jamais trop dans quel état j'allais retrouver ma « petite reine ».
Je trouve cette initiative vraiment intéressante et je me demande pourquoi ne pas la renouveler dans tous les parkings souterrains de notre collectivité ? Cela contribuerait à redonner toute sa place au vélo dans notre ville.

lundi 25 avril 2011

Voiture... quand tu nous tiens !



Dans l'édition du Maine-Libre du samedi 23 avril, dans la rubrique « Le Mans que j'aime » Bruno Vandestick, animateur à France Bleu Maine, se plaint du fait que la ville du Mans serait la cible d'un soi-disant lobbying « sans voiture ».
Et il n'y va pas par quatre chemins. Morceaux choisis :
• « On ne peut pas condamner une ville à être sans voitures. Il y a des gens qui ont besoin de leur voiture pour travailler, même pour se déplacer naturellement. Autrement c'est condamner la vie dans le centre ».
• « Il faut quand même considérer que la contribution financière des automobilistes est trop importante pour ne pas les respecter ».
• «La TVA roule en voiture ».
• « La croissance dépend quand même pour partie de l'automobile. Sur ce sujet, il faut arrêter d'être hypocrite. On ne prend pas sa voiture pour rejeter du CO2 ».
• « Par des plaques de bronze, on s'approprie la gloire des pilotes qui ont couru les 24 heures du Mans et qui ont fait la gloire...du Mans. Et on refuse les voitures en ville ! »
Si on ne savait pas que Bruno Vandestick travaillait au service de communication de l'Automobile Club de l'Ouest (A.C.O.) et qu'il était le speaker officiel des 24 heures du Mans, nous aurions de quoi être surpris ! S'il subodore l'existence d'un lobby anti-voiture, lui ne peut se cacher d'appartenir à celui du tout-voiture !
Alors quelques réponses : 
• Bruno Vandestick se plaint du manque de places de stationnement : il existe pourtant  près de 3000 places dans les parkings souterrains de la ville et de plus, la ville du Mans est encore une des rares à proposer du stationnement gratuit en centre ville !
• Il affirme que l'on refuse les voitures en ville... j'espère que c'est un lapsus ! Avenue du Panorama, c'est encore en ville et je pense que les 25 000 spectateurs présents à la journée de test des 24 heures hier dimanche, ne sont pas tous venus en tramway ou en transports en commun. S'il parle du centre-ville, la voiture est loin d'y être interdite et je l'invite quand il le désire pour une balade rue de Bolton ou rue de l'Étoile où il pourra constater comment les automobiles envahissent les rues pourtant piétonnes et où certains commerçants stationnent en toute impunité et gratuitement toute la journée.
• Puisqu'il aime le vélo, je l'invite également à un petit tour dans notre ville pour voir  comment les bandes cyclables sont devenues trop souvent des places de stationnement pour automobiles...
• Prendre sa voiture pour « se déplacer naturellement ». C'est quoi le naturel ? Il me semblait que le plus naturel, c'était la marche... si les déplacements sont un peu plus longs, le vélo ou les transports en commun... l'automobile ne vient bien qu'après ! Certes, on ne prend pas sa voiture pour rejeter du CO2, mais en la prenant, désolé, on en rejette... et des particules fines avec...
• Oser affirmer que « le sans-voiture est une mode lobbying » alors que nos visites de quartiers et les commissions transports des Conseils de Quartiers ne cessent de traiter des questions liées à des problèmes automobiles (vitesse, nuisances sonores, stationnements anarchiques, etc.) ; c'est pour le moins tendancieux !
Le Mans a vécu 100 ans de culture « automobile » (Bollée, Renault, 24 heures, etc.) où tout lui était dû. Aujourd'hui, le prix du pétrole et la préservation de l'environnement, entre autres choses, ont amené chacun à prendre conscience de l'urgente nécessité de changer cette culture pour aller vers celle des transports en commun et des transports doux. De plus, il n'a jamais été question de ville sans voitures que je sache ;  l'automobile a sa place, mais pas plus que sa place.
Pour conclure, lorsque Bruno Vandestick affirme : « Au Mans, d'un point à un autre, le trajet peut ne pas être le même à l'aller et au retour. Ce qui doit apparaître comme étonnant à un étranger du Mans et peut-être pire à un étranger d'ailleurs », je lui répondrai que c'est normal car les sens uniques existent depuis longtemps au Mans comme ailleurs .... pour fluidifier la circulation automobile !

vendredi 15 avril 2011

C'est la semaine du propre...



La semaine « Faites du propre » vient de commencer : l'entrée en matière a eu lieu mercredi au parc Monod avec sa présentation par Rolande Lancien, véritable cheville ouvrière de l'opération. Les conseils de quartier, avec leur action de popularisation, sont très impliqués et hier, jeudi, j'ai assisté à la visite de la déchetterie de Sargé avec le Conseil de Quartier Nord-Est.
Il est 10 heures et nous sommes tous surpris par le nombre d'utilisateurs. Preuve s'il en était que cette déchetterie correspondait bien à un besoin, preuve aussi qu'elle commence a être connue.


En fait, c'est un point d'apport volontaire où les agents organisent le tri sélectif. Ensuite, les déchets organisés par catégories sont dispatchés chez les « recycleurs ». Et là, je pense qu'il y a peut-être (je ne connais pas tous les aboutissants) des améliorations à apporter. J'apprends, en effet, que tous les déchets dits dangereux (aérosols, peintures, déchets pharmaceutiques, etc.) sont transférés à Mortagne (100 km) pour un nouveau tri... et un nouveau dispatching ! Pourquoi un nouvel intermédiaire ?
Autre point : je me suis rendu à la déchetterie à vélo (4,5 km de la Croix-de-Pierre) par l'ancien petit chemin qui prolongeait le chemin du Villaret pour aller à Sargé et qui a été coupé par la rocade. Le chemin existe toujours mais il faut l'emprunter après le pont sur la rocade au niveau du passage pour piétons :





Balade très sympa sur ce chemin champêtre qui vous conduit route du Chêne sur la commune de Sargé. Cette route, avec très peu de passages automobiles, vous conduit d'une part à la zone artisanale de la Pointe (Déchetterie, Fenouil, Botanic, etc.) et ensuite au bourg de Sargé.
Ne serait-ce pas une solution pour la liaison cycliste Le Mans-Sargé plutôt que d'aménager la « dangereuse » route de Bonnétable ?
La liaison partirait de la Croix-de-Pierre, rue des Victimes du Nazisme (bande cyclable à aménager), rue d'Isaac (où la bande existe sur 90 % de la rue), passerait par le chemin évoqué ci-dessus, puis rue du Chêne qui pourrait passer en zone 30, qui permettrait une cohabitation entre automobiles et vélos jusqu'à Sargé.

mercredi 6 avril 2011

Tramway : la concertation se poursuit


Grosse affluence hier soir dans la grande salle de l'Oiselière, trop petite pour l'évènement : entre 300 et 400 personnes sont venues écouter Jean-Louis Prigent, vice-président Le Mans Métropole délégué aux Transports, Jean-François Soulard, président de la SETRAM, Bruno Melocco, directeur du Développement Urbain et Patrick Waltzer, chef de projet. En l'absence du maire, retenu pour une mission au Burundi, je suis chargé d'animer la soirée.
La présentation s'est bien passée, aidée en cela par les diapositives remarquablement pédagogiques des services de la ville. La ligne y est décrite, rue par rue et nouvelle station par nouvelle station.
Cette présentation sera suivie d'un échange avec les participants : les 40 questions pertinentes auxquelles nous seront amenés à répondre montrent que les habitants de ces quartiers sont déjà bien au courant du projet.
C'est vrai que les travaux, les changements d'habitude tant au niveau de la circulation et du stationnement inquiètent. Mais mon sentiment, à en juger les applaudissements qui ont  salué la fin de la présentation, c'est que le projet répond bien aux souhaits des habitants du secteur.
Bref : deux heures et demie de démocratie directe... qui a largement dépassé le temps prévu ! Ce qui me vaudra de présenter mes excuses au club de gym volontaire qui devait occuper la salle 1 heure plus tôt.
C'est vrai qu'avec la richesse des activités associatives le soir dans les salles municipales de quartiers, il devient de plus en plus difficile de trouver des endroits pour faire vivre la démocratie participative. Mais, après tout, n'est-ce pas la preuve de la richesse de notre cité dans le domaine ?

jeudi 31 mars 2011

Le Mans ville du Vélo : c'est pas gagné...



Réunion du Comité de pilotage vélo hier soir. L'essentiel de la réunion a tourné autour de politique cyclable de Le Mans Métropole à travers les réponses apportées à un courrier de l'association de cyclistes Cyclamaine.
Je fais partie de ces rares élus manceaux pour qui le vélo est le moyen de déplacement quotidien et il n'est pas facile dans ce genre de réunion de porter deux casquettes : celle de l'élu Vert (puisque je les représente dans ce comité) et celle de l'amoureux de la petite reine.
En tant qu'élu, j'apprécie et je défends les efforts de la collectivité dans les domaines suivants :
• Mise en place des double-sens cyclables à raison de 15 par an. Sur les 340 « sens interdits », il en reste encore 224 à aménager.
• Généralisation des sas aux carrefours aux feux tricolores et expérimentation des tourne-à-droite libres dans les carrefours où il existe une bande cyclable en amont et en aval.
• un schéma directeur d'aménagements sur les trois années qui viennent avec une volonté de réaliser les liaisons Le Mans-agglomérations de Le Mans-métropole.
Voilà pour le positif. 
Mais ce que je regrette en tant qu'usager, c'est un certain nombre de mesures qui montrent que notre collectivité n'est pas au top encore dans sa politique cyclable :
• c'est d'abord l'abandon de son adhésion au « club des villes cyclables ». Ce club, où la majorité des grandes villes est adhérente, se veut le centre de rassemblement de toutes les informations et règlements qui concernent l'utilisation du vélo en milieu urbain. C'était une mine d'informations pour les services de notre collectivité. Les raisons invoquées : le coût trop élevé de l'adhésion (4 500 €). Aura-t-on la même rigueur pour les autres adhésions de notre collectivité et, en particulier, pour toutes les subventions en direction de l'automobile ?
• dommage aussi que notre collectivité ne prenne pas aussi l'initiative d'une animation forte autour de vélo, préférant laisser cette responsabilité aux associations cyclistes et en particulier, Cyclamaine. Même si, bien sûr, elle y apporte un soutien logistique. Pourquoi cette frilosité ?




Aujourd'hui, tout le monde peut constater l'augmentation des vélos en ville pour deux raisons essentielles : l'augmentation du prix du carburant et l'apparition des vélos à assistance électrique dont les usagers apprécient la facilité (succès incroyable de la location des vélos setram).
Nous nous devons d'anticiper cette évolution et nous devons répondre à ces nouveaux usagers en leur offrant un maximum de confort et de sécurité. Notre ville a tout à gagner en se montrant novatrice dans le domaine.
Que notre ville ne donne plus que l'image d'une collectivité où c'est la voiture qui décide de tout à l'image de cette bande cyclable interrompue avenue Georges Durand pour le stationnement de 4 à 5 voitures.  Moi, je ne l'accepte plus.

mardi 29 mars 2011

Tramway 2 : le retour....



Après une trêve pendant la campagne des cantonales, les activités de concertation de notre collectivité repartent de plus belle et hier soir, au palais des congrès, nous avons présenté la deuxième ligne de tram au Conseil de Quartier Centre et à tous les riverains concernés. 
Afin que la concertation puisse avoir lieu, un projet a été élaboré. À entendre la salve d'applaudissements qui a suivi la présentation, le projet est bien parti.



Ci-dessous les points importants :
• il y aura véritablement deux lignes  : Université=Antarès et Espal=Les-Hauts-de-Coulaines. Les deux lignes auront en commun la partie Saint-Martin-Préfecture.
• une partie de la ligne 2 existant déjà (Espal=Préfecture), la deuxième ligne sera nouvelle entre Préfecture et Hauts-de-Coulaines, soit 3,4 km.
• Le coût estimé sera de 78 millions avec une participation de l'état de 10,8, de la région de 3,5 en attendant celle du conseil général et celle de l'Europe à travers le FEDER.
• 7 stations nouvelles ont été envisagées : 1-Place des Comtes du Maines, 2-Jacobins (au début de l'avenue de Paderborn), 3-Croix de Pierre, 4-Maillets (en face du local de police), 5-Carrefour Zamenhof, 6-Avenue de Belgarde, 7-Hauts-de-Coulaines (rue de Londres).
• les marchés (Jacobins- Maillets) conserveront leur surface et le Centre Culturel des Jacobins disposera enfin d'une belle esplanade sans voiture.
• le plan de circulation autour des Jacobins va se simplifier avec la création d'un giratoire en haut du tunnel avec la remise de la rue du 33ème mobile à double sens..
• un parking relais en négociation avec la direction du Carrefour-Market (angles rue des Maillets-Avenue Zamenhof).
Personne, lors de la séance de questions, n'a remis en cause l'existence et le tracé de cette seconde ligne car, je pense, que les gens appréhendent beaucoup mieux les conséquences de l'arrivée de cette nouvelle ligne puisqu'ils ont vu la construction de la première. Les questions ont porté plus sur des points de détail qui ont, toutefois, une réelle importance car c'est en les résolvant ensemble que nous réussirons.
Prochaine réunion de concertation : mardi 5 avril à 18 heures à l'Oiselière avec le Conseil de Quartier Nord-Est et les riverains concernés.

lundi 7 mars 2011

Aménagement de la rue Chanzy : vite....



Les conducteurs automobiles se sont bien mis en valeur ces jours derniers. Entre la collision d'une voiture et du tramway au carrefour Jaurès-Bertinière, le choc brutal entre deux véhicules au carrefour Rouillon-Ballonnière malgré les feux tricolores et les tonneaux effectués par une troisième rue Chanzy, il en est une qui retient plus mon attention que les autres : celle de la rue Chanzy.


Arriver à faire un tonneau dans cette rue en roulant à 50 km/h (j'espère que je ne fais rire personne...), faut vraiment le faire ! On n'ose imaginer les conséquences si un vélo s'était trouvé dans les parages ou si un piéton s'était trouvé sur le trottoir !
La rue Chanzy est un lieu de passage quasi-obligé pour les cyclistes dans la liaison entre le sud de notre ville et son centre mais trop souvent les automobilistes considèrent cette rue comme un défouloir après avoir emprunté la rue Jean-Jaurès et ses nombreux feux tricolores. De plus, la possibilité de rouler sur deux files encourage la compétition entre automobilistes et il n'est pas rare de voir les « fangio » griller le feu de la rue de la Fuie. Je n'emprunte plus cette rue, trop dangereuse pour les cyclistes.
L'aménagement de la rue Chanzy (suppression d'une file, matérialisation du stationnement, création d'une piste cyclable) est prévu depuis de longues années et fait partie de notre programme. Il est plus que temps de la mettre en œuvre et de finir enfin cette liaison cycliste MMArena -Jacobins.

samedi 5 mars 2011

De retour...



De fortes complications suite à ma chute de vélo du 14 février m'ont valu une semaine d'hospitalisation m'empêchant toute intervention sur mon blog.
Merci à toutes celles et ceux qui se sont inquiétés et m'ont formulé des vœux de rétablissement : c'est aussi ainsi que l'on s'aperçoit de la fidélité des lecteurs... Encore merci.
Le fait d'avoir raconté ma mésaventure (dérapage sur une bande blanche destinée aux mal-voyants) a délié pas mal de langues et j'ai pu m'apercevoir qu'elles représentaient vraiment un danger non seulement pour les cyclistes mais aussi pour les piétons qu'elles sont censées protéger. Je me promets de me pencher sur le problème.
De retour à mon domicile aujourd'hui, une de mes premières pensées va à Dominique Niederkorn dont la rame de tramway qui porte son nom est arrivée au Mans vendredi.


Je regrette énormément de n'avoir pas pu être là. Mais le souvenir de Dominique sera maintenant bien présent dans la ville qu'elle aimait tant.
Je me souviens encore de ses paroles lors d'un éternel débat sur les vertus non polluantes ou pas du véhicule électrique : « Tu vois, Yves, tu m'ennuies avec ta bagnole électrique car un embouteillage de voitures électriques restera un embouteillage ! »

mardi 15 février 2011

De l'utilité du casque...



On le sait pourtant... ça arrive quand on ne s'y attend pas. La pratique quotidienne du vélo nous apprend à anticiper, mais un jour....
Et ce jour c'était hier : en revenant de la plénière du Conseil de Quartier Est sur la jeunesse, sur la piste cyclable près de Saint-Martin, une bande blanche pour prévenir les mal-voyants du trajet du tram, un peu de pluie qui la rend glissante, le pneu dérape et c'est la gamelle ! Lourde chute car non anticipée..
Pompiers, Police, Urgences pour constater que rien n'est cassé, mais le genou n'a pas apprécié et aujourd'hui il ressemble plus à un potimarron qu'un producteur bio ne renierait pas !
Mon passage de deux heures aux urgences m'a permis de retrouver l'atmosphère tant décrite par l'urgentiste Patrick Peilloux : cris, douleurs, attente, insultes... et l'infinie patience du monde hospitalier. J'ai pu ainsi discuter avec infirmières et infirmiers, inquiets de la politique des mesures d'austérité qui sont prises au niveau de l'hôpital. Et, puisque l'un deux est lecteur de mon blog et que je lui ai promis, je tiens donc à évoquer la menace de la suppression de 100 postes sur l'hôpital du Mans, des conséquences pour les différents services et en particulier, de celui des urgences.
Pour conclure, je sais qu'il y a un débat fort sur le port ou non du casque dans les associations de cyclistes. Hier, ma tête a heurté violemment le bitume et je pense que je ne serais pas là aujourd'hui à vous raconter mes mésaventures si je n'avais pas porté de casque.

vendredi 4 février 2011

Le Pré : on va où, là ?



De passage hier place du Pré, j'ai pu constater la disparition de l'aménagement dont j'avais vanté l'efficacité : des potelets placés devant l'église libérant l'entrée de l'église (voir photo ci-dessous). J'avais été alerté, en effet, par une famille qui me signalait qu'un corbillard avait eu toutes les difficultés du monde pour accéder à l'entrée de l'église du fait de stationnements abusifs de voitures.


Le service voirie avait ré-aménagé la circulation  sur la place, trop souvent traversée à pleine vitesse par des voitures en mal de raccourcis. Hier plus rien ! Je m'en suis donc ouvert au vice-président Transports Le Mans Métropole Jean-Louis Prigent, lequel m'a appris que le Maire-Président les avait fait enlever suite à des protestations de riverains (?) qui se plaignaient de la disparition de 12 places de parking. Je ne vais surtout pas dire que ces riverains ont pu être encouragés par un élu du quartier peu favorable à cette mesure ! Solidarité  politique oblige !
Il en résulte qu'une fois de plus la voiture-reine a encore gagné...  et cette place devant un monument historique classé va retrouver sa vocation : parking !


Je suis en colère par ce qui vient de se passer : 12 places de supprimées et c'est la révolution. Ok ! Aura-ton le même courage politique pour rétablir les rues piétonnes rue de Bolton, carrefour de la Sirène, rue des  Jacobins, rue des Minimes ou encore du Docteur Leroy et boulevard Levasseur car j'affirme aujourd'hui qu'elles n'existent plus tant elles sont squattées par les véhicules à moteur ?
Jean-Louis Prigent, lui aussi un peu amer vient de m'envoyer un mail qui traduit ses états d'âme. Je lui laisse bien volontiers la parole :
« Automobilistes manceaux, dormez tranquilles, amateurs du patrimoine, passez votre chemin.

Il y a 15 ans la devise de notre ville était "Le Mans, la ville de l'automobile". Aujourd'hui j'espérais que cette époque était révolue et que l'on avait compris que la voiture, moyen de transport parfaitement adapté à certaines occasions, prenait vraiment trop de place en ville et devait s'effacer un peu (je dis bien "un peu") pour améliorer le cadre de vie des citadins. Qui peut nier les problèmes de bruit, de pollution, de sécurité, de surconsommation énergétique, d'encombrement des voies, des places et des trottoirs que nous subissons par notre soumission à la "bagnole reine" ?

 Récemment, un petit pas a été fait sur la place du Pré pour rendre un peu d'espace public à autre chose que des autos. À la demande de la paroisse, les services de la communauté urbaine, avec mon accord, ont dégagé un parvis devant l'église, empêchant tout véhicule d'y pénétrer en dehors des cérémonies. Je suis parfaitement athée, mais j'ai quand même vite admis qu'un corbillard qui ne peut même pas accéder à la porte d'une église, ce n'est pas bien.
Mais, je dois bien l'avouer, mon enthousiasme volontaire a été motivé bien plus par la volonté de civiliser une circulation et un stationnement anarchiques et surtout, surtout, le fait que nous offrions jusqu'alors l'image déplorable d'un monument historique classé englué dans des bagnoles !
Hélas, supprimer un douzaine de places de stationnement est encore aujourd'hui au Mans un crime de lèse-majesté-automobile. Devant les protestation de riverains criant au scandale, monsieur le maire a ordonné le démontage de l'aménagement et, croyez-moi, j'en suis sincèrement navré.
Comment  vouloir jouer dans la cour des grands en faisant la promotion du Mans, ville d'Art et d'Histoire, une cité au patrimoine exceptionnel revendiquant une inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO, et laisser nos perles patrimoniales gâchées par des centaines d'automobiles ? C'est un casse-tête, pour des touristes et amoureux de belles architectures, de prendre des photos sans être en permanence gênés par des autos et cela, un peu partout : l'église du Pré, l'hôtel de ville, l'hôtel-dieu Coeffort, le Pilier rouge, la cathédrale vue des Jacobins, la statue de Chanzy, la façade du Carré Plantagenêt, l'église de la Couture, et j'en passe !
Alors stop, soyons volontaires et faisons la chasse à ces stationnements indignes de notre belle ville ! Redonnons nos places, placettes et squares aux promeneurs, aux chalands, aux jeux d'enfants, aux touristes et aux joueurs de pétanque ... !
Il y a des solutions pour permettre aux mancelles et au manceaux de ne plus avoir 2 ou 3 voitures par foyer, puis de garer leur automobile pas trop loin de chez eux sans que nous soyons submergés. Q'on ne me fasse pas dire que je suis "anti-bagnole", j'en ai une et je m'en sers régulièrement dès lors que je n'ai pas de solution alternative, mais croyez-moi, on peut se désintoxiquer et vite prendre plaisir à faire tous les trajets de moins de 2 ou 3 km à pied et au delà en tramway, en bus, à vélo ou à roller ; la voiture est une facilité et une vraie liberté (qui empiète cependant sur celle des autres) mais c'est bien souvent aussi une contrainte (ne serait-ce que pour la garer !). Savoir l'utiliser uniquement quand c'est nécessaire devient une véritable source d'apaisement. Cet apaisement de chacun peut mener à la sérénité retrouvée de toute notre ville désormais "Une sacré Nature ! ".

vendredi 28 janvier 2011

Nouveau stade et vélo, ce n'est pas encore ça !



Un petit tour au nouveau stade cet après-midi pour me rendre compte des aménagements vélos dans le domaine de l'accès d'une part et du stationnement d'autre part.
Je m'étais réjoui trop vite après les propos entendus hier soir en Conseil Municipal. 
Au niveau de l'accès le long de la route de Tours, c'est le statu-quo total. Aucune matérialisation de la piste cyclable et de l'embranchement qui permet de rejoindre le Chemin-aux-Bœufs. Toutefois, on m'a garanti qu'une personne de la sécurité assurera l'accès aux cyclistes vers le Chemin-aux-Bœufs.
Au niveau du parking à vélos (qui est du ressort du constructeur), ce n'est pas terrible non plus puisque, seules 42 places étaient opérationnelles en début d'après-midi sur les 200 promises.


Ce ne sont pas forcément les portiques les plus pratiques, mais
 ils sont bien là. La bande cimentée d'implantation dans la photo
 ci-dessous est bien présente, mais manquent encore 79 portiques.



Une petite astuce pour rejoindre le parking à vélos rapidement : plutôt que d'utiliser l'embranchement qui permet de revenir sur le Chemin-aux-Bœufs, continuer sur la route de Tours sur environ 100 mètres (la berme est goudronnée, pas de problème). Vous trouverez une ouverture dans les rails du circuit avec un adorable chemin qui vous mènera directement au parking vélos.


On peut parfaitement admettre que tout ne soit pas nickel au jour J, mais la situation ne devrait pas perdurer trop longtemps ! On doit pouvoir aller au stade en vélo sans problème.

samedi 22 janvier 2011

TGV - TER. Deux poids, deux mesures ?



Le mouvement des usagers de la SNCF semble reproduire en son sein les mêmes clivages que pratique notre entreprise nationale. C'est à dire l'existence des usagers haut de gamme des lignes TGV et ceux des lignes TER.
Au départ du mouvement, un ras-le-bol commun des usagers devant les retards des trains qu'ils soient TGV ou TER. Le mouvement s'est concrétisé par le refus de présenter son titre de transport dans les TGV et a pris de l'ampleur par la mise en ligne d'une pétition par des usagers du Mans qui a recueilli près de 10 000 signataires.
Tellement d'ampleur que la SNCF a été obligée de négocier : 200 € de dédommagement pour la succession des retards, pas d'augmentation de l'abonnement au 1er juillet et pour toute la période 2011-2012 . Ces mesures ne concernent, bien sûr, que les utilisateurs des lignes TGV. Les associations qui ont négocié étaient très satisfaites de ces mesures. Sauf que les abonnés aux lignes TGV ne représentent que 4 % des usagers SNCF. Et les autres, ils existent ?
C'est vrai qu'entre le lycéen qui vient en train au lycée Yourcenar par la ligne TER Caen-le Mans-Tours et le cadre qui va travailler à Paris par la ligne TGV, il y a une sacrée différence. La SNCF a fait son choix.... on chouchoute ses abonnés TGV, on assomme les autres ! Les autres sont ceux qui galèrent depuis 10 ans entre Le Mans et Château du Loir, entre Le Mans et Alençon, entre Le Mans et Sillé-le-Guillaume, etc...
Ceux-là subiront l'augmentation du tarif de ses billets de 2,5 % au 1er juillet et avec, en prime, aucune amélioration des lignes. J'ose espérer que ce n'est pas pour financer les 200 € obtenus par les abonnés TGV ?
La SNCF reste cantonnée dans sa politique du tout LGV malheureusement encouragée par certaines collectivités régionales. Une vraie politique transports tournée vers les usagers doit aboutir d'une part à une modernisation des lignes TER actuelles et la réouverture de lignes, comme par exemple Le Mans-La Suze-La Flèche, permettant un maillage de nos territoires, mais aussi l'existence de gares accueillantes avec présence humaine. Les 3,4 milliards d'euros engagés pour la nouvelle ligne LGV ouest auraient permis cette réelle politique : des trains au service des hommes.

lundi 17 janvier 2011

Un coup de gueule pour commencer la semaine....



Les cyclistes ne supportent plus de voir systématiquement les bandes ou pistes cyclables occupées par des stationnements intempestifs de véhicules. Une nouvelle tendance : le téléphone portable ! Comme on risque une amende en téléphonant tout en conduisant, on s'arrête sur le premier espace venu , la bande cyclable en général.
L'impunité est de règle et je serais curieux de savoir combien de véhicules ont été verbalisés dans ce domaine depuis quelque temps !
Si vous vous permettez une remarque, c'est ou « Faut bien que je téléphone » ou « J'en ai pour cinq minutes » ou « Je travaille, moi, Monsieur ! ». Ça c'est le constructif, en général ce serait plutôt : « Je t'emmerde, connard ! »
Petit florilège constaté en 10 minutes ce matin... avec en prime une auto-école ! Bel exemple donné aux élèves conducteurs !




vendredi 14 janvier 2011

Mais Saint Pierre, ce n'est plus une place que vous avez, c'est une pétaudière...



Beaucoup de rendez-vous pour moi à la Mairie ce vendredi avec pas mal de « blancs» . Autant de raisons  pour observer la place de la Mairie, dite Place Saint-Pierre. 
Ça commence par un formidable embouteillage vers 10h30 dû à un stationnement anarchique : d'une part, des camions de livraison d'autre part, une voiture dont les warnings clignotent alors que son maître est parti, même Saint-Pierre ne sait où ! La place est bloquée un bon quart d'heure avec un joli concert d'avertisseurs. Et je vous jure qu'il n'y avait pas de mariage !


Question : ne serait-il pas possible de limiter le tonnage des camions accédant à cette place ? Même si nous pouvons nous transformer en gargantuas pour fréquenter les restaurants de la place, je ne pense pas que des camions de 20 tonnes soient nécessaires pour les livrer.
14h15 : alerte incendie rue Saint-Honoré (en face de la librairie Bulle). les pompiers arrivent vite. La Cité Plantagenêt est un endroit sensible.


Les voitures mal garées bloquent évidemment l'accès à la rue Saint-Honoré :


Les camions de pompiers sont donc arrêtés place Saint-Pierre, ne pouvant accéder à la rue Saint-Honoré. On ose imaginer ce qui se serait passé si l'incendie avait été violent et que les pompiers avaient eu besoin de leur échelle.


Les services de police, d'ERDF et de Gaz de France arrivent mais eux aussi ne peuvent accéder au sinistre...


Je pense que tout s'est bien terminé..  mais, à moins d'y arriver en vélo, le stationnement sur  cette place est totalement anarchique : places pour handicapés non respectées, stationnement en dehors des emplacements, heures de livraison non respectées, etc.
Dans le programme proposé aux électeurs lors des dernières élections municipales, nous avions acté la piétonnisation de cette place. Il est plus qu'urgent de la mettre en œuvre ! Une joli place piétonne donnant accès à notre Mairie -Palais des Comtes du Maine, ça aurait de la gueule et donnerait encore plus de chance à notre demande au classement mondial de l'Unesco. N'est-il pas ?

dimanche 5 décembre 2010

Ils n'ont pas traîné !


Un « touch and go » à Toulon ce week-end, juste le temps de passer Gare Sud :


Le grand panneau publicitaire ci-dessus masque les guichets de la gare Sud. Comment ne pas imaginer qu'il était déjà prêt quand M. Cohadon, directeur régional de la SNCF était venu nous présenter le « projet » de fermeture des guichets de la Gare-Sud ? Tout était déjà entériné..
Inacceptable ! Ce M. Cohadon se fout ouvertement de nous.... comme il s'est foutu de nous dans les réunions de concertation à propos de la fermeture des Ateliers SNCF. Cette morgue est insupportable.
Elle correspond à cette volonté de tuer les Services Publics et de ne parler qu'en termes de rentabilité. L'humain, on s'en fout...
La direction régionale de la SNCF vient de montrer quel cas elle faisait de l'avis des élus représentant une ville. La brutalité de ce qui vient de se passer est inacceptable.

mercredi 17 novembre 2010

Le tram... oui, j'en veux !



Il suffit que que quelques commerçants expriment leur point de vue pour que les medias locaux en fassent leurs choux gras ! En témoigne le gros titre du Maine Libre de ce matin à propos du projet de deuxième ligne de tramway :
« Une 2e ligne qui ne convainc pas. »
La parole est ainsi donnée à 5 commerçants de la rue et de la place des Maillets qui tirent à boulets rouges sur le futur projet : « Pendant les travaux, ce sera 30 % de perte [de chiffre d'affaires] supplémentaire [...] ». Un autre : « Ici c'est un quartier vieillissant. Avec le tram, il y aura moins d'arrêts qu'avec le bus [...] ». La maison de la presse : « Ce tram, on s'en serait bien passé. »
Si je ne connaissais pas le journaliste auteur de l'article et habitué de nos visites de quartiers et structures de démocratie participative, je m'en offusquerais. Mais quand même...

Notre collectivité a mis en place des Conseils de Quartiers où tous les habitants et donc, les commerçants, peuvent s'exprimer et ce projet a déjà été évoqué deux fois en assemblée plénière du Conseil de Quartier Nord-Est où les membres se sont enthousiasmés devant le projet. D'ailleurs, la commission transport s'est mise au travail pour réfléchir sur le tracé, les arrêts, etc. Libre aux commerçants de venir travailler avec eux...
Mais le discours, on le connait puisque nous l'avons déjà eu lors de l'édification de la 1ère et ce ne sont pas les seuls commerçants qui font la politique de la ville.
Je vis dans ce quartier et tous les jours, je rencontre ses habitants :  cette deuxième ligne est très attendue par les habitants des quartiers Nord-Est. D'ailleurs, s'il le souhaite, j'invite Didier, le journaliste à venir rencontrer avec moi les populations des quartiers Hauts de Coulaines, Bellevue, Villaret, Maillets, Meslier pour partager cet enthousiasme.
Je l'invite aussi à rencontrer les lycéens de Bellevue et de Montesquieu, les seniors de la résidence Joliot Curie pour partager le même enthousiasme.
Râler déjà sur le nombre d'arrêts, sur leur endroit alors qu'ils ne sont pas encore fixés relève  d'une mauvaise connaissance du dossier.
Comme le faisait remarquer le même journal, dans son édition d'hier, la première ligne a fait baisser d'environ 30 % la circulation sur l'axe Jaurès. Je rêve du même pourcentage sur l'axe Rue de Bonnétable, rue des Maillets... Vous vous rendez compte, une voiture sur trois en moins !

samedi 6 novembre 2010

Guichets Gare Sud



Chaque fois qu'en tant qu'élu, je rencontre Xavier Cohadon, directeur régional Pays-de-la-Loire de la SNCF, ce n'est pas pour entendre des bonnes nouvelles. Je l'avais déjà rencontré, en effet, sur le projet de fermeture des Ateliers SNCF.
Hier soir, je faisais partie de la délégation d'élus reçue par la SNCF pour écouter son Directeur Régional sur l'« éventuelle » fermeture des guichets de la Gare-Sud.
Je me souviens encore de la virulente attaque des dirigeants de la SNCF quand l'AVUC (Association des Voyageurs Usagers des Chemins de Fer) avait, au mois d'août, osé annoncer cette fermeture. La SNCF avait même menacé de porter plainte car elle estimait que l'association était en possession de documents internes.
Hier, nous avons eu droit à l'interprétation des résultats d'une enquête menée par la SNCF (nombre de personnes ? Date ?) qui cherchait à nous montrer que les demandes de billets aux guichets de la Gare-Sud étaient en baisse. Mais quel crédit pouvoir apporter aux graphiques présentés tant ils pouvaient présenter des inexactitudes incroyables ? Une courbe décroissante pour passer de 29% à.... 29% par exemple !
L'étude présentée montrait également que le temps moyen d'attente des usagers aux guichets de la Gare-Sud était inférieure à celle de la gare-Nord ! Mais ça, ce n'était pas un argument... D'ailleurs, aucun des arguments que nous avons pu présenter ne semblait être entendu. L'impression désagréable de nous présenter à nous, élus, une décision déjà prise en cherchant des cautions ici et là pour mieux masquer la suppression des deux postes d'agents...
Même si je peux écouter le discours qui dit que le parking minute souterrain de la Gare-Nord a permis un meilleur accès aux guichets nord, je ne peux admettre cette mesure qui ne découle d'un discours où il n'est question que de rentabilité d'entreprise. 
Déshumaniser les halls de gare en ne laissant que des automates froids et impersonnels ne correspond pas aux désirs des usagers.

samedi 9 octobre 2010

C'est pas gagné...



Lors de ce Mondial de l'Automobile, on nous a vanté la « voiture électrique », mais on a oublié quelques véhicules dont les performances écologiques font rêver !
Ainsi la marque Bentley (du groupe Volkswagen) vient de mettre à son catalogue le modèle Mulsanne, construit à 800 exemplaires par an. À l'heure où beaucoup de constructeurs cherchent à faire des efforts du côté développement durable, Bentley n'y va pas de main morte : 2585 kg pouvant rouler à 296 km/h ! Consommation : 25,3 l aux 100 km en ville et 16,8 l de consommation moyenne avec un rejet de CO2 de 393 g par km parcouru ! Le prix est à la hauteur : 284 000 € !


Ouest-France d'aujourd'hui présente ce véhicule dans sa rubrique Mulsanne. Le journaliste rapporte que cela n'a pas rapporté un kopek à la commune de Mulsanne, membre de notre agglomération, mais de la notoriété. Je veux bien.... mais voir le nom de la ville associé à une telle aberration me pose problème. La collectivité est-elle propriétaire de son nom ?


Quand Audi baptise un des ses modèles « Le Mans », cette firme demande-t-elle l'autorisation à notre maire ou estime-t-elle qu'elle ne doit rien dans la mesure où elle apporte son écot à la notoriété de notre ville ?
Je vous rassure, ce n'est pas dans une de ces voitures que je vais rejoindre « ma » Bretagne pour une semaine de repos. À bientôt.

mercredi 29 septembre 2010

La gabegie de Notre Dame des Landes




Les 18 élus Europe-Écologie du conseil régional des Pays de la Loire ont annoncé avant hier leur « grève » de l'exécutif. Ils n'acceptent pas, comme tous les Verts et écologistes de la région, le renoncement du Président Jacques Auxiette à ses engagements de campagne.
Si le désaccord entre socialistes et écologistes avait été acté lors de cette campagne, Jacques Auxiette et les socialistes s'étaient engagés « à ne pas financer en cours de mandat de nouveaux programmes routiers, concentrant ainsi les moyens financiers sur le ferroviaire ». Or, Jacques Auxiette vient d'annoncer sa volonté de voir étudier un nouveau franchissement de la Loire et indirectement participer à son financement, donnant un sérieux coup de canif dans l'accord passé avec Europe-Écologie.
Nos élus réclament donc, au nom de leurs électeurs (13,64 % ne l'oublions pas), le respect de l'accord signé avec les socialistes, accord qui avait amené la victoire au second tour avec 56,39 % des voix).
Cet aéroport va donc coûter au bas mot 225 millions d'euros dont 115 seront à la charge des collectivités, soit 17 € par foyer fiscal sarthois puisque nous sommes ligériens !
De plus, quel intérêt pour nous, sarthois, de participer au financement d'un aéroport régional ligérien-breton alors que Notre Dame des Landes se situe à égale distance d'Orly et que nous sommes à 1h 45 de Roissy par TGV ?
Non seulement, cet aéroport est une catastrophe écologique, mais c'est également une catastrophique économique. Les habitants de la Région Pays de la Loire attendent plus une amélioration des transports en commun et, en particulier, un réseau ferroviaire performant et adapté que cet aéroport dispendieux !
C'est sur ce fait que nous, militants Europe-Écologie, nous nous sommes engagés et nous demandons que l'accord conclu soit respecté.
Au fait, qu'en pensent nos amis socialistes sarthois ?