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mardi 8 novembre 2011

Notre Dame des Landes : stop !


Une caravane composée de tracteurs, cars et vélos a décidé de venir déposer au Sénat samedi prochain les résultats de l'étude indépendante menée sur l'opportunité de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Partis de Loire Atlantique avant-hier, ils étaient de passage cet après-midi au Mans place du Jet d'Eau.
L'arrêt prévu entre 15 heures et 16 heures n'était pas trop propice à une présence massive des copains écolos, mais j'ai tenu à les accueillir en tant qu'adjoint au maire du Mans avec Alexis Braud, maire-adjoint d'Allonnes. 
Ne nous connaissant pas, les participants cherchent à nous exposer les raisons pour lesquelles ils sont contre cet aéroport. J'ai beau leur dire que je connais Notre Dame des Landes pour y être allé et que je suis complètement convaincu de son inutilité. Pas question de me lâcher,  j'ai le droit à leurs arguments : 
« Projet insensé, mort du bocage, perte de terres agricoles,  coût énorme en cette période de vaches maigres, solution alternative non étudiée, entêtement de Jean-Marc Ayrault, maire PS de Nantes soutenu par les deux présidents de région PS Jacques Auxiette et Jean-Yves Le Drian,  surcoût de la ligne TGV Nantes-Rennes, etc. »
Une photo finale et ils reprennent leur route vers Sainte-Corneille où ils dormiront ce soir. 
Ce soir, j'ai encore plus de mal à entendre les réflexions de certains « amis » politiques : « Notre Dame des Landes, cela ne nous concerne pas ! L'aéroport du Mans c'est Roissy-Charles de Gaulle situé à 1 heure de TGV de notre ville ». 
• En tant que Manceau, je suis Ligérien : je finance donc par mes impôts les projets de la Région Pays de la Loire et je n'ai aucune envie de voir un seul euro investi dans ce projet insensé.
• En tant qu'écologiste, je ne supporte pas que ce projet, datant de plans d'urbanisme de 1974 complètement surannés, puisse détruire 1 650 hectares de bonnes terres agricoles.

dimanche 20 février 2011

Les roses du Kenya...



Les roses, en cette période de fête si commerciale de la Saint-Valentin de lundi dernier, ont envahi fleuristes ou étals du marché. Ce qui surprend d'abord, c'est le prix de ces roses et de plus, en plein mois de février, mois peu propice à l'éclosion des fleurs.
Sauf, on le sait, que ces fleurs ont été produites au Kenya. Cette production s'ajoute à toutes celles qui ont été « expatriées » en Afrique comme les melons du Sénégal, les haricots verts épluchés du Kenya, etc. 
Le bilan carbone, n'en parlons pas, puisqu'il faut financer leur voyage en avion : une fleur coupée n'attend pas trop ! Autre chose à savoir :  les roses du Kenya vont transiter par le marché aux fleurs de Aalsmer aux Pays-Bas avant de revenir chez nos fleuristes manceaux.
Mais il y a encore plus grave : les cultures de roses au Kenya sont concentrées au bord du lac Navaisha. Et les cultures pompent sans aucune restriction l'eau du lac. Le lac s'assèche à une telle vitesse que l'on parle de sa disparition dans les 20 ans qui viennent.
Tout jardinier sait aussi qu'il n'est pas très facile d'avoir de beaux rosiers si sujets à l'oïdium, la chlorose ou la rouille.  Là-bas, au Kenya, l'utilisation d'engrais et de pesticides se fait en masse, accentuant la mort du lac.
Parmi les producteurs, une société allonnaise bien connue fait fortune en employant mille salariés et produisant 80 millions de roses. Ce producteur a par ailleurs obtenu le label « Fairtrade » de Max Havelaar ! Le fait de créer 1000 emplois rémunérés aux environs de 70 € dans une région  où l'emploi est rare y a fait beaucoup, mais cela nous permet aussi de nous interroger sur la certification Commerce Équitable.
L'élément produit (fleur au détriment de cultures vivrières), son transport, ses conséquences humaines (exposition aux pesticides) et environnementales (assèchement du lac) doivent nous interroger.
Faut-il exploiter une main d'œuvre (moins de 3 € par jour pour 46 heures de travail), assécher un lac et empoisonner une région par les intrants pour sauvegarder son entreprise, comme l'affirme le dirigeant de cette entreprise sarthoise ?
Claironner que les écologistes tuent l'emploi en Afrique en appelant au boycott de ces roses est le discours bien connu des grands producteurs horticoles du Kenya. Ils oublient de vous dire qu'ils ont délocalisé leur entreprise, non pas pour sauvegarder l'emploi, mais tout simplement pour augmenter leur bénéfice. Et le développement durable  de l'Afrique est bien le cadet de leur souci.

Annexes :
• l'état du lac Naivasha, c'est ICI
• le site du producteur sarthois, c'est LÀ
• le site de discussions sur le boycott des roses kenyanes, c'est ICI
• une video expliquant le problème : c'est LÀ.

mercredi 16 février 2011

Cochons...



France Nature Environnement a lancé une campagne d'affichage avec des slogans si forts que les lobbys (RATP ou syndicat agricole FNSEA) ont essayé de l'enrayer par tous les moyens. Raison de plus d'en faire état et parmi les 6 affiches chocs, j'ai choisi celle-là :


Les raisons de ce choix sont simples : cette prise de vue me rappelle ma Bretagne natale et je ne serai pas étonné que cette photo ait été prise du côté d'une plage de Plestin-les-Grèves ou de Saint-Michel-en Grève envahies régulièrement par les algues vertes. Chaque année, je vois également petit à petit ces mêmes algues commencer à envahir les plages de ma commune natale Plougasnou et ses voisines Saint-Jean-du-Doigt, Guimaëc ou Locquirec. Le Trégor est en train de payer cash l'extension des porcheries. Plus personne ne se risque à boire de l'eau du robinet, empoisonnée par les nitrates dus aux épandages.
Personne n'a oublié la tentative de Marc le Fur, député UMP des Côtes d'Armor qui voulait faire voter un amendement à la loi de modernisation agricole permettant aux porcheries de passer de 450 à 2000 têtes sans étude d'impact ni enquête publique !
Ces dérives de l'agriculture productiviste ne touchent pas que la Bretagne. À Joué-en-Charnie, à l'ouest de notre département, l'association « Charnie Environnement » s'oppose à l'extension d'une porcherie (passage de 170 à 230 reproducteurs et engraissement de 2150 porcs charcutiers). Le plan d'épandage des lisiers est en zone très sensible (Zone Natura 2000 ). L'association a lancé une pétition. c'est ICI.


vendredi 23 juillet 2010

A.M.A.P. de la Madeleine



Les Associations pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne (AMAP) ont été créées afin de favoriser l'agriculture paysanne et biologique. Le principe est de créer un lien direct entre paysans et consommateurs. Les consommateurs s'engagent à acheter la production des paysans à un prix équitable et en payant à l'avance.
À ma connaissance, il doit en exister 6 dans le département. Mais, de plus en plus, on sent que des associations de quartiers sont intéressées par ce système. Et c'est le cas de l'association de la Madeleine qui a créé récemment sa propre AMAP avec des agriculteurs bio de Lombron (La Ferme du Hanneton). Une vingtaine de familles ont rejoint la famille Touche dans l'aventure.


Hier, j'étais avec elles pour accueillir, comme tous les jeudis à 18 heures, Delphine et Fred venus livrer leurs 20 paniers de légumes bio. Les courgettes, patates, tomates, etc. avaient fière allure.
La livraison se faisait dans la cour de l'école de la Madeleine et c'était la raison de ma présence. En l'absence de structure de quartier adéquate, j'essayais de trouver avec les membres de l'AMAP une solution pour les livraisons. Il faisait beau hier et il n'y avait pas de gamins dans l'école et comme l'association de la Madeleine a ses locaux au 1er étage de l'école, pas de problème. Mais le temps ne sera pas toujours aussi accueillant... et les gamins reviendront un jour reprendre possession de leur cour d'école. Mais je pense que la cohabitation ne devrait pas poser de problème et je m'engage à trouver une solution.
Je rentre en longeant la Sarthe par le parc des Petites Gallières, en m'arrêtant quelque temps temps pour tailler une bavette avec une mamy et un papy qui prenaient le frais au bord de la rivière. Et on évoque bien sûr le « bon » temps de chez Fifine, des blancs « limés » et des barques...

mercredi 17 février 2010

Nos enfants nous accuseront..



Soirée Europe-Écologie à la salle Pierre Perret. Une centaine de personnes pour débattre du film de Jean-Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront » qui pose le problème de la nourriture bio dans les cantines scolaires et des ravages des pesticides dans l'agriculture productiviste.
Le film "Nos enfants nous accuseront" raconte l'initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de servir définitivement des repas bio dans sa cantine scolaire, en finançant le surcoût. Conscient du danger sanitaire qui menace nos enfants exposés aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année dans notre pays, le maire décide de prendre les choses en main en refusant les produits de l'agriculture productiviste. 
En présence de Yannick Jadot, député européen ,de Jean-Philippe Magnen, tête de liste régionale, de Jean-Paul Jaud, réalisateur, de mon vieux copain de luttes, Jean-Claude Olivier, paysan retraité de Vaas, le débat avec la salle va dépasser le cadre du film pour déboucher sur notre programme puisqu'aujourd'hui était le jour de sa parution.
J'ai posé le problème de la quadrature du cercle à résoudre pour les élus Verts manceaux : en fonctionnant avec un budget constant, comment introduire du bio dans les cantines scolaires du Mans avec en plus une filière pas toujours capable de répondre à la demande de la préparation de 9000 repas par jour.
Oui, vraiment, l'objectif du 20% bio pour 2012 sera dur à atteindre... va falloir se battre !

vendredi 5 février 2010

Baux ruraux... vous avez dit baux ruraux ?


Il y a un mois, j'ignorais tout sur les tribunaux des baux ruraux. En quoi aurais-je pu être intéressé par ce tribunal, moi qui suis élu urbain ?
Et bien si ! Ma délégation d'élu aux élections m'a valu d'être membre de la commission d'organisation et de dépouillement du vote à ces tribunaux. Il s'agissait donc de désigner deux représentants des bailleurs (propriétaires) et des preneurs (locataires) puisque ce tribunal est paritaire.
C'est quand même intéressant pour un élu de la ville du Mans qui doit abriter, allez, trois fermes au maximum ! Mais Le Mans est la préfecture du département de la Sarthe, ce qui me vaut d'être embauché !
Donc à 8 heures ce matin, je montre patte blanche à la grille de la Préfecture (ça ne rigole pas...) et me voilà entrainé dans un maelström surréaliste...
L'état a décidé de changer de procédure en remplaçant le vote en mairies par un vote par correspondance et me voilà donc pendant 7 heures à authentifier les enveloppes !
Il faut comprendre que sur l'enveloppe T fournie par la Préfecture, l'électeur doit apposer son nom et son prénom et sa signature et c'est à nous de nous débrouiller pour identifier l'électeur... Dantesque ! Ne parlons pas des homonymes, des noms d'épouse, des patronymes à particule... l'horreur ! 600 enveloppes pour le tribunal de La Flèche et 1500 pour celui du Mans.
Je ressors de la Préfecture avec une tête comme une citrouille en méditant sur la dure condition d'élu et en évitant de me poser le problème du coût écologique d'un tel vote ! Oui, au fait, les candidats de la FNSEA ont élus. Mais ça, on s'en doutait un peu, non ?
Pour me consoler, je "shoote" le grand escalier monumental de la Préfecture. Cadeau pour mes lecteurs.


dimanche 6 décembre 2009

Le bio, c'est pas gagné...

Aujourd'hui Dimanche-Ouest-France nous révèle une étude qu'il a menée sur les gestes d'éco-citoyenneté. Les résultats sont intéressants et prouvent que certaines de nos idées avancent. Gérer ses déchets, combattre les fuites d'eau, respecter les espèces protégées,  par exemple, sont entrés dans les mœurs.
Mais il en est une qui ne progresse pas c'est la place du bio puisque, seulement, 12 % des français privilégient les aliments issus de l'agriculture biologique.
Il est vrai qu'en cette période de crise et après une étude récente reprise par les médias où il était affirmé que le bio coutait 72% plus cher, ce résultat ne m'étonne pas. Mais ces résultats ont été largement remis en cause depuis.
En effet, seul l'aspect consommation avait été mesuré, mais pas le prix des emballages, les conséquences sur l'environnement et la santé, etc. Ce qui changeait pas mal la donne !
Il est évident que le bio coute plus cher si on consomme de la même manière. Mais si on consomme moins de viande et on axe son alimentation sur des légumes de saison, des céréales, on s'apercevra qu'il est possible de manger bio pour le même coût.
Et le problème pour les cantines scolaires de la ville est exactement le même. Si nous proposons la même alimentation aux enfants en nourriture bio, c'est sûr que cela coutera plus cher.  Mais l'introduction du bio dans les cantines doit être accompagnée d'une réflexion  d'abord avec diététiciens, cuisiniers et médecins scolaires et ensuite une modification de l'alimentation des enfants avec l'introduction des produits bio. Et ce n'est pas gagné...
En tant qu'élu Vert, je continue à me battre pour que les enfants aient le droit à des produits sains issus de l'agriculture biologique. Il faut vraiment avancer sur le sujet.
D'autant plus que dans les écoles et dans les conseils d'écoles que je fréquente, les associations de parents d'élèves posent le problème.

mardi 6 octobre 2009

Luttes d'influence...

Deux actions d'agriculteurs au Mans hier...
D'abord celle de l'Association des Producteurs de Lait indépendants (APLI) venue expliquer aux Mancelles et aux Manceaux Place de la République leur inquiétude devant la baisse du prix du lait.
L'association a distribué 3000 bouteilles de lait dans la journée. Leur action a été très populaire.
Ensuite celle de la Fédération des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) qui mettra à mal la Place de la Préfecture avec paille et pneus enflammés.
Comment ne pas les rapprocher ?
La FDSEA, en refusant de soutenir les grévistes du lait au début de leur action s'est vue complètement doublée par l'Association des Producteurs de Lait. N'oublions pas que Jean-Michel Lemétayer, président national de la FNSEA fut accueilli au salon agricole Space de Rennes aux cris de "Trahison" et de "Vendu".
La FDSEA veut donc reprendre la main et le leadership du syndicalisme agricole et se lance donc des actions tous azimuts. On l'a vu hier soir dans cette volonté d'enflammer la Place de la Préfecture. Je pense que les mancelles et les manceaux jugeront...

Autre chose : certaines et certains pensent que certaines actions telles la mobilisation sur la Privatisation de la Poste sont un petit peu ringardes et qu'un bon buzz créé avec une video marrante peut être tout aussi efficace. Personnellement j'en doute... mais je ne peux m'empêcher de diffuser cette video irrésistible... d'accord ce n'est pas la Poste, mais quand c'est Jean Gabin qui fait l'éloge des P.T.T., ancêtres de la Poste, c'est très efficace !


mardi 11 août 2009

Les OGM sont dans la Sarthe...

La presse vient de nous apprendre que trois parcelles de maïs OGM ont été détruites dans la Sarthe : à Courgains, Dangeul et Saint-Vincent-des-Prés. Et vous savez pas quoi ? Ce n'est ni José Bové ni les Faucheurs Volontaires qui l'on fait !
Étonnant aussi quand on apprend que cette destruction a été effectuée par la société Pioneer, une des sociétés qui avaient fait valoir des saisies-arrêts sur les biens de Noël Mamère, député Vert et de Gilles Lemaire, ancien Secrétaire national des Verts qui avaient, eux-aussi, détruit au nom du principe de précaution du maïs transgénique de cette même société !
La raison : Pioneer s'est aperçue que dans les semences de maïs qu'elle avait livrées, le seuil du 0,1% de maïs transgénique était dépassé et que sa semence était considérée donc comme maïs OGM, et donc interdit de culture en France.
Dans un premier temps, Pioneer a affirmé que cette semence venait de Hongrie avant de rectifier le tir et affirmer aujourd'hui 11 août que la semence venait des États Unis... comme par hasard !
On nous affirme qu'il n'y pas eu dissémination... mais le cultivateur de Dangeul a semé du maïs Pionner en mars et en avril sur 18 hectares. Qui nous fera croire que les maïs n'ont pas été en fleurs et ne sont pas disséminés avant leur destruction...
... alors qu'au même moment les Poulets de Loué et le Porc Fermier de la Sarthe ont entamé une communication très forte sur la qualité de la viande non OGM
Nous, Verts, réaffirmons que OGM et agriculture sans OGM ne peuvent pas cohabiter en milieu ouvert.
Aujourd'hui ce qui vient de se passer dans les trois communes sarthoises prouve que la société Pioneer est incapable de contrôler la présence ou non d'OGM dans ses livraisons. Une façon d'introduire les OGM de façon subreptice ?

jeudi 21 mai 2009

La ville n'est pas un terrain de labours...

Ce matin, je me fais interpeller devant la boucherie de mon quartier : "Qu'est-ce que vous foutez à la ville ? Vous avez vu l'état de la rue des Maillets ?"
Mardi soir, la rue des Maillets a été le lieu de passage de la manifestation paysanne contre la baisse du prix du lait. Il ne faisait pas bon être riverain sur l'itinéraire Préfecture-Centre Leclerc des Fontenelles.
La rue des Maillets porte encore les restes de la paille déversée, ce qui lui donne un côté champêtre pour le moins étonnant. Place de la Préfecture, c'est le bitume qui a eu à souffrir de l'incendie de pneus. Les services de la ville sont intervenus une partie de la nuit de mardi à mercredi et dans la journée de mercredi pour nettoyer le quartier de la Préfecture (y compris les monuments aux morts) et tout cela aux frais du contribuable.


Il est difficilement acceptable de voir, à chaque manifestation d'exploitants agricoles en général conduite par la F.D.S.E.A. la ville laissée dans un état déplorable. Mais quand ça tourne au saccage comme celui du rond-point des Fontenelles où l'espace vert a été volontairement labouré, ça dépasse les limites de ce que l'on peut accepter.

On ne peut pas rester insensible au problème des producteurs de lait. On est avec eux quand ils ne supportent plus qu'un tiers de leur production ne leur soit pas payé, quand ils réclament une régulation par les instances européennes et un prix minimum payé par les laiteries. Mais je ne vois pas ce que peut apporter à leur lutte de labourer une partie de cet espace entretenu par le service espaces verts de la Ville. Je suis même sûr, au vu des discussions que j'ai pu avoir ce matin que ça ne popularise pas leur lutte et même au contraire que cela attise l'opposition "urbain-rural".
Si les responsables ce cette situation, d'après ce que nous disent ces mêmes producteurs, sont les grandes surfaces et les laiteries, pourquoi s'en prendre alors aux espaces verts de la ville ?
Dans un autre domaine, pourquoi les producteurs cherchent-ils aussi à supprimer les quotas ? Alors que ce sont eux qui ont assuré la souveraineté alimentaire de L'Europe, permis de maintenir la production de lait dans certains territoires et ralenti l'agriculture ultra-productiviste.