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vendredi 27 janvier 2012

Et le parking rouge ?


Nous nous y attendons : notre ville va être bouleversée par les travaux de la 2e ligne du tramway et de la rénovation totale de l'ensemble des places des Jacobins et du Jet d'Eau. Nous allons donc demander aux Mancelles et aux Manceaux de jouer contre fortune bon cœur et d'accepter avec patience les inconvénients découlant de tous ces travaux. Tout le monde doit y mettre du sien... Sauf l'organisation des 24 heures ?
Nous, moi le premier, apprenons par la presse que le pesage des 24 heures pourrait avoir lieu place de la République ! Il est avancé comme argument qu'il n'est plus possible qu'il se tienne aux Jacobins du fait des travaux, ni sur les Quais car il risquerait de perturber la circulation automobile. S'est-on posé la question de la circulation du tramway si ce pesage avait lieu place de la République ?
Pourquoi l'organisation des 24 heures ne reproduirait-elle pas les efforts de nos amis forains, qui dans l'impossibilité d'organiser leurs fêtes aux quinconces des Jacobins, les ont déplacées  sur le parking rouge du circuit ? Il a été assez dit que ce lieu était très accessible, y compris par le tramway ?
Ne disait-on pas il n'y a pas si longtemps aux forains : « Ici, c'est un site connu des Sarthois. Tous viennent aux 24 heures moto ou auto et tous connaissent le parking rouge ». Alors, pourquoi ce site ne serait pas idéal pour le pesage des 24 heures ? En plus, le terrain appartient, je crois, à l'ACO, organisatrice des 24 heures et notre collectivité l'a équipé en électricité.
Le cœur de ville et, en particulier la place de la République, est déjà occupé par la parade des pilotes toute une journée. Pourquoi en rajouter ?
Nous cherchons à donner une autre image de notre ville en essayant de faire inscrire la cité Plantagenêt au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce n'est pas en cédant au bon vouloir de la reine-automobile que nous allons la faire évoluer !

samedi 5 novembre 2011

Pollution de l'Huisne et de la Sarthe


Un petit tour chemin des Perrays, à la limite d'Allonnes, pour voir l'étendue de la pollution de la Sarthe. D'après la presse, la fuite d'une cuve à mazout située sur le terrain des anciens locaux de l'hôpital psychiatrique a pollué d'abord l'Huisne et ensuite la Sarthe.
Les pompiers ont installé un barrage flottant juste avant le barrage du Moulin Saint-Georges :
Le barrage semble avoir rempli son rôle, retenant saletés de la rivière avec un peu de fuel mêlé :
La Sarthe et, en partie l'Huisne ont donc été polluées par cette fuite de fuel sur un kilomètre environ. Ce qui m'amène à poser ces questions :
  • qui est responsable ?
  • qui va payer ?
  • qui va mesurer les conséquences sur la faune et la flore ?
Le Conseil Général de la Sarthe est responsable de l'entretien des rivières, en particulier celui de la rivière Sarthe puisqu'il en est le propriétaire (entre le barrage d'Enfer et la frontière du Maine-et-Loire). Aucune réaction de ce côté, pas plus de Mme Fabienne Labrette-Ménager, présidente de la commission environnement de ce même conseil général.
Autre question :
Que ce serait-il passé si cette pollution au fuel était arrivée en amont du Mans, là où notre collectivité a sa station de pompage dans l'Huisne ? N'est-il pas temps de poser sérieusement le problème et d'envisager des solutions de secours ?

jeudi 8 septembre 2011

Nucléaire : mensonges et silence.



L'énergie nucléaire et ses problèmes reviennent en force à la une des journaux et il est difficile de ne pas mettre en parallèle deux informations récemment parues dans la presse.
La première fait la une : c'est le non lieu rendu dans le procès des retombées du nuage de Tchernobyl en France. Ainsi le « fameux » professeur Pellerin, celui qui avait affirmé que le nuage s'était arrêté à nos frontières, est donc disculpé.
Pourtant une corrélation forte entre les retombées de césium et l'augmentation des troubles de la thyroïde dans l'est du pays et, en particulier en Corse, a été largement démontrée. La carte ci-dessous est tirée d'un rapport de l'officiel Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucélaire. Une région de Corse a été irradiée à plus de 40 000 béquerels, zone où 2096 dossiers ont dû été traités par un endocrinologue.
Qu'un tribunal puisse nier une telle réalité est un déni de justice pour tous ceux qui souffrent de troubles thyroïdiens.
La deuxième information, qui a fait moins de bruit, est une déclaration de l'ancien premier ministre japonais Naoto Kan. Dégagé aujourd'hui de toute responsabilité politique, il raconte la gestion de la catastrophe de Fukushima. 
L'opérateur nucléaire TEPCO avait envisagé, devant l'ampleur de la catastrophe, de se retirer des centrales accidentées. La conséquence immédiate, que le premier ministre japonais a envisagé alors, c'était l'évacuation d'une zone de 300 km autour des centrales, et en particulierla ville de Tokyo : 30 millions d'habitants ! Il rajoute en avoir eu «  froid dans le dos ». On peut le comprendre ! Cela doit également nous faire réfléchir : la ville du Mans se situe à moins de 300 km de Flamanville, lieu où l'on construit le futur EPR qui cumule déjà tant de problèmes de sécurité dans sa construction.
Ces deux informations confirment ce que nous avons toujours dit. L'industrie nucléaire est une industrie dangereuse construite sur le mensonge et le silence.
Il faut sortir du nucléaire : le plus vite sera le mieux !

lundi 8 février 2010

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »



Pour les avoir découvertes il y a un mois, les mancelles et les manceaux connaissent aujourd'hui les conséquences des aléas climatiques sur les rencontres sportives.
Mais ce que connaissent les canadiens aujourd'hui dépasse l'entendement !
Les Jeux Olympiques d'hiver doivent débuter vendredi prochain à Vancouver mais un de leurs sites, Cypress Mountain, où doivent se dérouler les épreuves de snowboard, de ski acrobatique et de ski-cross souffre d'un manque de neige.
Mais voilà, les sponsors Coca-Cola, Panasonic, Omega, Acer, Samsung, Visa, pour ne citer que les principaux et sans compter les retransmissions télévisées, ont apporté déjà 883 millions de dollars. Il faut donc sauver les Jeux Olympiques.... alors on ne lésine pas sur les moyens :

   • depuis fin novembre, 35 canons à neige pulvérisent de la neige en utilisant 23 millions litres d'eau .
   • De la paille est livrée par hélicoptère pour fixer la neige.
   • 300 camions font 50 rotations par jour pour amener la neige sur le site.
   • 45 personnes sont mobilisées pour traiter cette neige.
Bien sûr, on ne parlera pas de « catastrophe écologique », mais pourtant ?
Mais pouvions attendre autre chose du gouvernement de M. Harper, premier ministre conservateur canadien, qui s'est opposé à toute mesure sur la limitation des gaz à effet de serre lors du sommet de Copenhague ?
Et si jamais, vos yeux s'arrêtaient sur des images transmises de Cypress Mountain, n'oubliez pas que la neige que vous y voyez est 100% artificielle !

lundi 28 décembre 2009

Rue Ambroise Paré cet après-midi



J'avais vu beaucoup de choses déposées auprès des points d'apport volontaire, mais une machine à laver, ça, je ne l'avais jamais vu !
La déchèterie de Rouillon n'est pourtant pas si  loin !
De plus en plus, dans nos visites de quartiers ou dans les plénières de Conseils de Quartiers, nous entendons des plaintes des habitants au sujet des bacs à déchets verts ou des points d'apport volontaires qui sont devenus de véritables dépôts à ordure de toute nature.
Au printemps, nous entreprendrons une action "Fête du propre !". Ce sera un grand moment de l'apprentissage de la citoyenneté, j'espère...

mercredi 9 décembre 2009

Copenhague ? Vous avez dit Copenhague ?


Retour hier au Mans après deux jours passés à Lyon pour le forum des Interconnectés (c'est ICI) afin de réfléchir sur les applications de l'informatique au service des collectivités locales. J'ai vu beaucoup de choses très intéressantes tant au niveau des politiques de communication, de l'e-citoyenneté et des services rendus aux usagers. J'ai constaté que notre ville avait un peu de retard dans ce domaine même s'il faut relativiser puisque le but de cette manifestation était de concentrer toutes les nouveautés et expériences innovantes.
Utile et agréable puisque ces deux jours ont été l'occasion d'assister également à la fête des Lumières qui draine beaucoup de monde dans la capitale des Gaules. Que dire ? Le manceau qui débarque n'est pas très étonné par ce qu'il voit, habitué aux projections sur la cathédrale et à la nuit des Chimères.
Mais comment ne pas évoquer cette débauche de lumières alors que les grands de ce monde se réunissent à Copenhague pour endiguer le réchauffement climatique. La lutte contre le réchauffement, on le sait, passe par les économies d'énergie. On sait que la première énergie renouvelable est celle que l'on ne consomme pas...
Aussi quand je vois les illuminations qui, aujourd'hui, éclairent notre ville, je me demande si on ne marche pas sur la tête !



Exemple : la rue des Maillets entre la Place de la Croix de Pierre et le boulevard Savorgnan de Brazza (Carrefour Market) : 34 guirlandes de 50 ampoules. Je pense que les ampoules sont des ampoules de 20 watts, soit une puissance de 34 Kwh !
À multiplier toutes ces décorations, il en coutera 25 000 € à la ville, somme à laquelle il faut ajouter les 120 000 € pour la maintenance et les nouvelles guirlandes. Soit 1 € par manceau sans compter bien sûr les installations assurées par les services de la ville ou des sociétés privées. Mais c'est Noël, faut de la lumière... et puis Copenhague c'est loin...
Selon l'ADEME, l'ensemble des illuminations des villes de France représente 1300 Mw, soit la production d'une centrale nucléaire et vu l'état de nos centrales, cette énergie doit être produite par une centrale thermique. Bonjour le CO2 !
Et la lumière appelle la lumière... allez voir nos quartiers : c'est à celui qui en fera le plus ! Et puis s'opposer à cette débauche serait politiquement incorrect. On nous dira bien sûr que la ville est en train d'investir dans des décorations à led, plus écolos, en oubliant qu'elles coûtent 30 fois plus que les vieilles guirlandes à ampoules. 
C'est à nous écolos d'avoir le courage de dire qu'il faut réduire cette gabegie quitte à aller une fois de plus à contre-courant.
Il est trop facile de prôner une politique écolo à Copenhague et de l'oublier en arrivant chez soi !

dimanche 13 septembre 2009

Algues Vertes

Un petit tour en Bretagne en cette fin de semaine et sur la route de Plougasnou, je m'arrête à Saint-Michel-en-Grève, haut-lieu de l'envahissement des algues vertes en Bretagne.
Hormis sur le côté droit de l'immense plage, les algues vertes ne sont pas très présentes. Je pense que le passage de François Fillon le 20 août y est pour beaucoup.
C'est quand même sur cette plage qu'un cheval est mort asphyxié par les émanation d'hydrogène sulfuré dégagées par la putréfaction de ces algues. Le cavalier s'est trouvé enlisé jusqu'au buste et a eu beaucoup de chances d'en ressortir vivant (le récit est ICI).
Pendant mon court séjour, j'ai pu me rendre compte que tous les medias bretons s'étaient emparés du sujet et mesuraient enfin les dangers de cette pollution que les Verts bretons dénonçaient depuis de nombreuses années (le dossier complet est LÀ sur le site de mon pote Gérard Borvon).
Ces algues vertes sont le résultat d'un excès de nitrates dans les eaux des cours d'eau qui viennent se jeter dans la mer. Nitrates dus pour la plupart à l'épandage de lisiers des 1000 élevages porcins qui prolifèrent en Bretagne (production de 11 millions de cochons, résultats de l'agriculture intensive prônée par nos gouvernements socialistes ou UMP.
Ce n'est pas en intensifiant le ramassage sur les plages avec des effets écologiques catastrophiques ou en haute mer avec des résultats tout aussi inquiétants qu'on arrêtera le phénomène, mais en changeant radicalement les comportements de ce type d'élevage. Il est quand même étonnant que ce soit aux habitants de se battre pour empêcher l'extension d'une porcherie à Taulé, près de St-Pol-de-Léon (5000 têtes en plus). Ne serait-ce pas aux pouvoirs publics de s'y opposer ?
Toujours est-il que les bretons qui ont en marre de la qualité de leur eau et de la prolifération des algues vertes manifesteront le 27 septembre à Hillion, tout près de Saint-Brieuc.
Le 20, on s'intéresse au patrimoine manceau, le 27 on défend le patrimoine breton !


lundi 6 juillet 2009

Auvours

Jeudi soir, les élus Verts de "Le Mans Métropole" ont voté contre un projet d'aménagement de la zone logistique d'Auvours.
Le projet de la zone logistique d'Auvours consiste à aménager une zone de 1 km² située entre la RN23 et la le lieu dit "butte d'Auvours". Ce centre est sensé abriter 200 000 m² de hangars, soit 5 fois plus que le centre logistique Socamaine (distributeur de 37 hypermarchés Leclerc sur 6 départements) situé à quelques encablures de là sur le commune de Champagné.
Ce centre logistique générera 2 000 camions par jour entre le carrefour "Fourche d'Auvours" et le centre logistique, soit 1 camion toute les minutes trente 24 heures sur 24 !
Dans le domaine de la logistique, mal nécessaire, puisque toutes les productions ne peuvent être locales, les Verts sont pour le ferroutage, mélange du fret ferroviaire et du cabotage par petits camions sur une distance de 100 km maxi.
Nous avons senti que cet aspect ferroutage était de plus en plus oublié dans le projet et nous avons montré que nous voulions pas un centre logistique tout camion comme le projet semble le dessiner.
D'autre part, nous avons engagé des travaux importants et onéreux sur la Sarthe pour combattre les risques d'inondation. Que se passera-t-il du côté de l'Huisne, l'autre rivière traversant Le Mans, où l'on s'apprête à goudronner pour construire ce centre logistique près d'un km² de prairies qui va accélérer le ruissellement vers la rivière ? N'avons-nous pas la triste expérience de la zone artisanale Nord dite "Zone Auchan" ?

mercredi 27 mai 2009

Pollution sur la ville...

Comité départemental d'Air-Pays-de-la-Loire hier mardi. Je m'y suis fait inviter.
Air-Pays-de-Loire est l'organisme chargé de délivrer, entre autres, l'indice ATMO mesurant la qualité de l'air. Cette qualité de l'air est mesuré par deux capteurs : l'un situé à la Préfecture et l'autre aux Sources.  Ces deux capteurs mesurent le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre, l'ozone et les particules en suspension. Je suis toujours étonné que seulement deux capteurs soient nécessaires pour la superficie énorme de notre ville. J'ai donc réclamé que le capteur situé Avenue de Gaulle et qui a été supprimé soit rétabli dans un autre endroit de la ville.
Nous apprenons donc que la qualité de l'air sur notre ville est relativement satisfaisante (même si constate une augmentation des particules en suspension due en partie aux chauffages-bois), mais cette satisfaction est ternie par le cas de pollution qui s'est produit dans la période du 16 au 19 avril.
Dans cette période, le capteur particules des Sources s'est affolé :

Dans le graphique ci-dessus, en bleu ciel la courbe relévée par le capteur des Sources, en bleu foncé, celle de Laval pour comparer. 
Cette augmentation du taux de particules provenait d'une combustion et a nécessité le déplacement d'un opérateur sur le terrain. Lequel a constaté que ces pics étaient dûs aux feux et barbecues allumés avec les palettes (bois traités) par les motards lors des 24 heures motos.
Le taux de particules a été tel qu'il a failli atteindre un niveau (65 pour 80, seuil d'alerte) nécessitant une alerte préfectorale. 
Ces 24 heures motos, on le sait, créent des rassemblements de motards importants (plus de 90 000 spectateurs). Le parking du Panorama sert de lieu de camping. Afin d'éviter les saccages chez les riverains qui ont pu être constatés lors des précédentes épreuves, Veolia, à la demande de l'ACO, livre des tas de palettes sans trop se soucier de la qualité du combustible.
Il serait temps que l'Automobile Club de l'Ouest, organisatrice de l'épreuve, prenne ce phénomène en compte le plus rapidement possible. Les Mancelles et les Manceaux n'ont pas à subir les manquements de cette association dans le domaine de l'environnement alors qu'elle bénéficie largement des retombées économiques de ce genre d'épreuves.