jeudi 29 mai 2014

Reconstruire...


Que rajouter aux résultats de ces élections européennes ? Tout a été dit et certainement mieux que je pourrai le faire ici.
• Quant aux analyses qui ont été faites, j'en retiendrai surtout une : celle de la « France délaissée ». Il est vrai que la progression du vote Front National dans les zones rurales laisse sans voix. Il suffit de regarder, par exemple, la carte de la Sarthe :


Il est flagrant, hormis quelques petites tâches bleu-clair (majorité UMP) et la tache rose de la métropole mancelle (où le Parti Socialiste a gardé la majorité d'une courte tête), que les communes rurales ont donné la majorité au Front National (bleu foncé).
Disparition des commerces, services publics en berne, baisse des finances publiques, etc..., les communes rurales se sentent délaissées et Dominique Dhumeaux, maire de Fercé-sur-Sarthe et président de l'association des maires ruraux le rappelle en termes forts : « En zone rurale, ce sont des gens modestes qui prennent la crise en pleine gueule. Des gens qui ont le sentiment d'être des citoyens de seconde zone. ».
Devenues des territoires abandonnés, les régions rurales périurbaines sont devenues depuis quelques années des territoires où s'est installé le vote de protestation contre le « système ». Et, chose inquiétante, ce vote semble se structurer et il est fort possible que le déficit d’intégration sociale dans cette France délaissée ait amplifié les résultats du vote pour le Front National.
• La deuxième réflexion que m'inspirent ces résultats est à rattacher aux scores d'Europe-Écologie les Verts. D'abord au niveau national ; le titre du communiqué national « Les écologistes résistent dans un paysage dévasté », me pose question : les dirigeants  EELV ont-ils bien regardé les résultats ? Passer de 16,28% à 8,95% et perdre 10 députés européens, c'est de la résistance ?
Je déplore sincèrement la défaite de Sandrine Bélier qui a tant fait dans la lutte juridique contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou encore la non-réelection de Catherine Grèze et de Nicole Kiil-Nilsen, porte-parole de la cause sahraouie au Parlement Européen.
Au niveau local : la gauche a encore reculé sur Le Mans (39%) et Europe-Écologie les Verts a réalisé le score de 12,38%. Qu'il me soit personnellement permis ici de rappeler à mes anciens amis certaines vérités.
J'entends encore les arguments de celles et ceux qui se sont engagés derrière le Parti Socialiste dès le premier tour des élections municipales et pour qui partir en liste autonome était inenvisageable car voué à l'échec. Aujourd'hui, le résultat est là : dans un contexte difficile, les écologistes réalisent 12%. Il y avait donc la place, comme certains d'entre nous le réclamaient, pour une liste autonome au premier tour et pour une négociation en position de force avec les socialistes au deuxième tour.
Peut-être, alors, que les écologistes ne  seraient pas aujourd'hui  réduits à s'en remettre aux humeurs du maire pour obtenir une avancée du bio dans les cantines, ou pour faire progresser de 200 mètres le boulevard nature ou encore tout simplement  pour envisager une rencontre avec les étudiants afin de discuter du prix des abonnements SETRAM.
Europe-Écologie les Verts, par sa participation au gouvernement pendant deux ans et par son allégeance  au Parti Socialiste a sa part de responsabilité dans ce naufrage.
Mais, à l'évidence, l'heure n'est plus aux jérémiades ni aux querelles de chapelles. Il est urgent de construire une réelle alternative de gauche, écologiste et citoyenne pour motiver et convaincre les absentionnistes de ne pas laisser le champ libre au vote d'extrême-droite.

jeudi 22 mai 2014

Bio dans les cantines : qu'est-ce qu'on attend ?


Ce jeudi 22 mai était un grand jour : les petites Mancelles et petits Manceaux ont eu droit à du yaourt bio dans les cantines scolaires de la ville ! Mais quid du reste ? D'où venait le veau des paupiettes ? D'où venaient les fraises ?
Le site « Le Mans une Marque » me permet de suivre ce que mangent Marie et Mathieu, mes petits enfants, à la cantine de la ville et de quantifier le pourcentage de bio dans les repas. J'ai fait le calcul et je l'estime à environ 3% sur l'ensemble des repas servis par la collectivité. Donc bien loin des 20% promis lors du programme « commun » Verts-Parti Socialiste de 2008.
Bien loin aussi des 7% (réaffirmés lors de la dernière réunion du conseil municipal par la première adjointe) qui était le chiffre avancé dans le bilan des élus écologistes sur la période 2008-2014. Une fausse vérité de plus... mais il fallait pouvoir crédibiliser l'apport des élus écologistes dans la politique menée par Jean-Claude Boulard.
Allons encore plus loin : la présence d'élus écologistes a-t-elle fait augmenter la présence du bio dans les cantines ? Avant 2008, les petites Mancelles et les petits Manceaux avaient doit à un repas bio complet par mois : ce qui représentait un pourcentage de 5% !
Alors forcément, je tique face à la promesse de la  première adjointe dans son discours de fin de campagne prononcé à l'Espal : « les produits bios dans la restauration collective [devraient atteindre] un objectif de 30% d’ici la fin du mandat. »
Les raisons de cette situation ? Un blocage du maire, soutenu dans sa position par les élus socialistes et communistes, et des élus Verts peu combatifs dans le mandat 2008-2014 dans la commission Éducation chargée du problème. À la question sur les avancées du bio dans les cantines, les réponses obtenues lors du dernier mandat étaient toujours les mêmes :
• Premier temps : la filière bio locale est incapable de fournir les quantités qui seraient demandées.
• Deuxième temps : il est impossible de mettre des critères « bio » dans les marchés publics.
Et c'est ainsi que la ville du Mans arrive aujourd'hui parmi les dernières dans l'introduction du bio dans ses cantines scolaires.
 Le premier argument est recevable, car, c'est vrai, la filière bio a eu quelques retards à l'allumage dans la Sarthe et faire venir le bio d'Espagne ou d'Italie n'a que fort peu d'intérêt. Le bio ne peut se concevoir qu'avec des producteurs locaux. C'est ce qu'a essayé de mettre en place la SCIC Bio d'Ici mais, devant la frilosité des collectivités locales, elle s'est trouvée en sérieuse difficulté financière (j'en ai déjà parlé ICI) et Reporterre, fanzine écologique, y a consacré un long article (c'est LÀ). Il manque 30 000 € à Bio d'Ici pour se relancer. Et pourquoi notre collectivité ne ferait-elle pas l'effort ?
Faut-il rappeler les chèques en blanc faits à Renault ? à Colart ?  Il ne s'agirait pas d'un chèque en blanc, mais de fournir à la SCIC un fonds de roulement pour les premières années pour lui permettre de trouver un équilibre économique. N'oublions pas également que Bio d'ICI regroupe une quinzaine de producteurs qui ont fait des investissements importants et propose une structure d'insertion de travailleurs handicapés.
Pourquoi l'effort financier consenti pour le fonctionnement de la MMArena ou du centre culturel des Quinconces ne serait-il envisageable quand il s'agit d'assurer davantage de produits bios dans la nourriture des petites Mancelles et petits Manceaux ?
Quant au deuxième argument, il ne tient pas la route. Les articles 14, 45 et 53 des marchés publics (c'est ICI) permettent d'inclure des clauses environnementales dans les appels d'offres.
Donc toutes les conditions peuvent être réunies rapidement afin de développer une filière bio locale capable de fournir une nourriture sans pesticides et plus saine pour nos enfants et petits enfants. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une question de volonté politique... ou plutôt d'un rapport de forces au sein de la majorité municipale.

vendredi 16 mai 2014

Européennes : je voterai pour Yannick Jadot.


Dimanche 25 mai, je voterai pour la liste Europe-Écologie Les Verts conduite par Yannick Jadot. et ceci, sans aucune hésitation. Voici quelques unes des raisons de mon choix :
• Les Verts sont les seuls à ne pas vouloir se lancer dans une politique de repli identitaire et sont les seuls à parler d'États Unis d'Europe avec plus de fédéralisme, seule solution contre la montée des nationalismes exacerbés.
• Les Verts sont les seuls à parler d'une Europe avec zéro carbone et zéro nucléaire pour l'horizon 2050, amenant l'indépendance énergétique et des millions d'emplois non délocalisables qui vont avec. Engagement essentiel dans la lutte contre le dérèglement climatique.
• Les Verts veulent une harmonisation fiscale en Europe en combattant l'évasion fiscale des 1000 milliards d'euros par an et je fais confiance totale à Éva Joly pour mener ce combat.
• Les Verts veulent un SMIC européen pour arrêter le dumping social.
Pour les candidats de la région Ouest :
• Je connais les engagements de Yannick Jadot pour l'avoir rencontré plusieurs fois et je lui fais confiance. Il fait partie, en plus, par ses interventions fréquentes, des meilleurs députés européens, ce qui ne gâche rien !
• Le Mans étant jumelée avec Haouza, ville du Sahara occidental, je n'oublie pas le combat de la député européenne Nicole Kiil-Nielsen, numéro 2 de la liste pour la reconnaissance des droits du peuple sahraoui au parlement européen (rappelé très fort dans les discussions entre l'U.E. et le Maroc sur la pêche).
• Je connais également Jérôme Marquet, sarthois de la liste, très engagé dans l'intégration des travailleurs handicapés à travers les Serres des Hunaudières et ardent défenseur de l'Économie Sociale et Solidaire.
J'avoue également avoir été totalement convaincu par la force de conviction (époustouflante !) de Ska Keller, candidate des écologistes à la présidence de la Commission européenne lors du débat opposant les cinq candidats à ce poste.
J'oublierai pour un jour les désaccords que je peux avoir avec les acteurs locaux et nationaux d'Europe-Écologie les Verts. L'Europe est trop importante pour moi pour la laisser faire sans les écologistes.

mercredi 7 mai 2014

Ne changeront-ils ou ne changeront-elles jamais ?


Les grandes manœuvres pour les futures sénatoriales ont commencé en Sarthe. Notre département verra pour la première fois l'application de la proportionnelle pour les 3 postes de sénateurs auxquels la Sarthe a droit. Après l'épisode catastrophique des municipales pour le Parti Socialiste, les pronostics vont bon train...
À l'UMP, un candidat n'a pas trop attendu son tour. Louis-Jean de Nicolaÿ s'est déclaré tête d'une liste dans laquelle figurent Fabienne Labrette-Ménager, Fabien Lorne, Véronique Rivron et Régis Vallienne. 
Des candidats inconnus ?
Louis-Jean de Nicolaÿ est maire du Lude, président de la communauté de communes du bassin ludois, conseiller général du canton du Lude et vice-président du conseil général.
Fabienne Labrette-Ménager est maire de Fresnay-sur-Sarthe, membre du conseil communautaire des Alpes Mancelles, conseillère générale du canton de Fresnay-sur-Sarthe et présidente de Sarthe-Habitat.
Fabien Lorne est maire de Chevillé, vice-président de la communauté de communes Loué-Brûlon-Noyen, conseiller général du canton de Brûlon, vice-président du Conseil Général et président du CAUE.
Véronique Rivron est conseillère municipale du Mans, conseillère communautaire de Le Mans-métropole, conseillère générale du canton du Mans-Centre et vice-présidente du Conseil Général.
Régis Vallienne est maire de Pruille-l'Éguillé, président de la communauté de communes de Lucé, conseiller général du canton du Grand-Lucé.
Bref, des personnes qui, comme on le voit, n'ont pas grand chose à faire et qui auront donc tout leur temps à consacrer à leur futur mandat de sénatrice ou de sénateur ! Ah ! Cette propension à se croire indispensable... et ils seront, bien sûr, les premiers à dénoncer le discrédit qui entoure les politiques !

lundi 5 mai 2014

Lettre à Marlène Schiappa


Madame,

La ville vous a découverte à travers votre blog « Maman travaille », puis les media locaux ont abondamment relayé votre démarche.
Vous vous êtes ensuite engagée sur la liste municipale « Le Mans pour Tous » qui a été élue. Aujourd'hui, vous êtes l'adjointe chargée de l'Égalité et, en particulier, de la lutte contre les discriminations.
C'est à ce titre que je vous interpelle aujourd'hui.
Vous savez bien que, pendant les mamans travaillent, elles confient bien souvent leurs jeunes enfants à des nounous ou assistantes maternelles. Pour l'avoir constaté avec mes petits enfants, elles leur apportent un univers plein d'amour et de dévouement. Les parcs municipaux font partie de leur univers... à condition de pouvoir y accéder !
Les assistantes maternelles gardent souvent deux, voire trois enfants avec les poussettes adaptées au transport de ces petits monstres. Et là est le problème : les entrées des parcs ne se sont pas adaptées à ces nouvelles poussettes. Ci-dessous l'entrée du jardin pour petits près de l'école du Villaret, au 148 rue d'Isaac :


La solution existe et elle a été expérimentée à l'entrée du parc de Verdigné non pas pour l'accès des assistantes maternelles, mais pour celui des personnes handicapées en fauteuils roulants. Et j'ai pu constater avec elles que la solution retenue convenait également aux assistantes maternelles :



Au cours de mes derniers mois de mandat, j'ai essayé de faire bouger ce dossier, mais sans succès. Les beaux jours reviennent et je sais que la fréquentation des parcs pour petits va être forte.
Un des thèmes que vous avez développé pendant votre campagne était « Finis les grands équipements, oui aux équipements de proximité », en voilà un qui urge car l'accès des parcs de notre ville doit être possible pour toutes les Mancelles et tous les Manceaux. Je n'ai pas oublié la dénomination de votre liste : « Le Mans pour Tous ».
Je ne doute pas que vous saurez apporter toute votre détermination pour faire aboutir ce dossier plus qu'urgent.  Les enfants des mamans qui travaillent comptent sur vous.

vendredi 2 mai 2014

1er mai pour tout le monde ?


Hier, 1er mai, fête des travailleurs....
Pas de journaux, pas de tram, boulangerie ouverte difficile à trouver...
Et pourtant, ma boîte aux lettres s'agite et laisse tomber deux revues : 


Le Mans Notre Ville et Télé Zapping, l'hebdomadaire édité par Patricia Charton, conseillère municipale élue sur la liste de Jean-Claude Boulard. Rapprochement qui ne peut être que fortuit.
Je sais parfaitement que les services de notre collectivité, pas plus que ceux de Télé Zapping ne peuvent être tenus responsables de la distribution de leur revue mais reconnaissez avec moi que cela tombe vraiment mal...
Ne pourrait-on pas demander dans les clauses du contrat signé avec les sociétés de distribution d'éviter que les distributions se passent les dimanches et jours fériés ? Les « travailleurs-distributeurs », même s'il se peut qu'ils organisent sûrement leur emploi du temps, n'ont-ils pas le droit, eux aussi, de célébrer la fête des travailleurs ?

jeudi 24 avril 2014

Alors seconde ou deuxième ?


Grand moment ce matin à ne rater sous aucun prétexte : une rame de tramway testait la nouvelle ligne vers les Hauts de Coulaines.
Comme me l'a fait remarquer un fidèle lecteur, l'utilisation de l'adjectif « deuxième » ou « seconde » a toute son importance... Seconde marquerait la fin définitive de l'implantation du tramway ! Nous qualifierons plutôt cette ligne de deuxième... Nous ne savons pas ce que l'avenir peut nous réserver.
Je suis vraiment heureux de l'« ouverture » de cette deuxième ligne. Autant les écologistes  s'étaient battus pour convaincre le maire et les autres élus de la nécessité de la construction d'un tramway au Mans, autant la création de cette deuxième ligne a été naturelle pour tous grâce au succès de la première.
Pas question non plus de rater la photo historique du tramway passant sous la cathédrale au mileu d'une place des Jacobins enfin débarassée de ses voitures, ni de rater son arrivée à la Croix de Pierre.
La rame remontera à toute petite vitesse la rue des Maillets,
avant de déboucher place des Maillets.
Oui, vraiment content et fier d'avoir contribué, en tant qu'élu, à l'élaboration de cette deuxième ligne. Cela restera sûrement un des souvenirs les plus marquants de mon mandat.
Et c'est vrai qu'en remontant l'avenue de Paderborn et des Maillets, j'avais une pensée forte pour Dominique Niederkorn qui aura tant fait pour amener ce tramway au Mans. Monsieur Pringuet, directeur de la SETRAM, me livrera d'ailleurs un petit scoop : c'est la rame qui porte le nom de Dominique qui inaugurera officiellement cette deuxième ligne.

mardi 22 avril 2014

Rien n'a changé...


Je me souviens d'un bureau municipal où nous avons abordé le déplacement des deux monuments concernés par l'arrivée de la seconde ligne de tram et le réaménagement de la place des Jacobins : l'Envol consacré à la mémoire de Wilbur Wright et l'autre consacré à Paul d'Estournelles de Constant, prix Nobel de la paix.
 Un accord  a été très vite  trouvé sur l'endroit où devait atterrir l'Envol : le lieu proposé par l'association de l'Île aux Planches a fait l'unanimité et la transplantation est particulièrement réussie. Quant au monument d'Estournelles de Constant, une implantation près des Quinconces  avait été évoquée, mais, afin d'éviter une autre polémique, il avait été décidé de laisser du temps au temps: je n'ai pas oublié que l'UMP, avec une association créée pour la circonstance, réclamait que l'Envol revienne à sa  place initiale.


A l'époque, j'avais proposé de  « délocaliser » également ce monument comme nous l'avions fait pour l'Envol. Le centre du Mans (République-Jacobins-Cité Plantagenêt) regorgeant de monuments à voir, il ne me semblait pas absurde d'installer cet hommage à d'Estournelles de Constant dans un parc périphérique (et la ville n'en manque pas). Le conseil de quartier Nord-Est avait la même idée et proposait de l'installer dans le parc Verdigné, ce qui me semblait une excellente idée.
Après tout, nous avions déjà le parc Monod, le parc Marcel Paul et pourquoi pas le parc d'Estournelles de Constant ?
Le monument a donc trouvé une place remarquée, j'en conviens, près des nouveaux Quinconces, mais à mon avis, il tranche au niveau architectural avec ce bel espace des Quinconces et masque en partie la jolie perspective sur la promenade du parc des Jacobins. N'aurait-il pas fallu écouter les conseils de quartiers sur le sujet ? Une belle occasion manquée de démarrer ce nouveau mandat sous le signe de la proximité !
Mais bon, le prix Nobel de la paix Paul d'Estournelles de Constant aura la place qu'il mérite. Et tant mieux, si on commémore sa mémoire le 11 novembre. Juste l'occasion de rappeler au maire que nous avions commencé cette commémoration avec le docteur Richard, adjoint au maire de Robert Jarry bien avant lui (c'est ICI).
Comme une vague impression que rien n'a changé... et qu'un seul décide.

vendredi 18 avril 2014

Ah ! Le cumul et la parité...


À la veille de l'élection des vice-présidents de Le Mans-Métropole, Christophe Counil, en renonçant à un tel poste, prend courageusement position contre le cumul : 
« Partisan d'une meilleure application du non-cumul des mandats, il m'a semblé nécessaire de mettre en cohérence mon discours et mes actes. Je suis de plus en plus persuadé qu'un élu ne peut cumuler deux mandats, comme la loi le permet, qu'à une seule condition : ne siéger que dans un seul exécutif. »
On ne peut que l'en féliciter. Mais pourquoi, en tant que secrétaire fédéral du Parti Socialiste, n'a-t-il pas fait appliquer cette règle à ses collègues ?
• Patrick Delpech est adjoint au maire du Mans chargé des finances et vice-président de Le Mans-Métropole chargé des ressources humaines. Sans compter sa vice-présidence du Conseil Régional.
• Nicolas Landy est conseiller délégué à la mairie du Mans chargé de la prévention de la délinquance et vice-président de Le Mans-Métropole chargé du développement économique.
• Marietta Karamanli est députée (elle a voté la loi anti-cumul) et vice-présidente de Le Mans-Métropole chargée du logement.
• Françoise Dubois est députée (elle aussi a voté la loi anti-cumul) et elle devient conseillère déléguée au développement commercial.
Tu vois, Christophe, ce n'est pas gagné...
Europe-Écologie les Verts, d'ailleurs, n'est pas en reste : Alexis Braud, maire-adjoint d'Allonnes chargé de la culture et des animations urbaines devient vice-président chargé de Le Mans-Métropole numérique. Ce que préconise l'apparatchik parisien dans les instances nationales de son parti n'est plus valable à Allonnes et au Mans quand il s'agit de sa personne !
Autre remarque également sur ce premier conseil de Le Mans-Métropole : quid de la parité ?
Certes, par le jeu de la représentation des minorités dans les différentes communes, la parité est difficile à respecter pour l'ensemble du conseil communautaire (37 hommes pour 30 femmes) d'autant plus que sur les 14 maires des communes de l'agglo, une seule est une femme. Donc 13 fois, les hommes ont été désignés en numéro 1...
Mais que dire de la parité dans l'attribution des postes de vice-présidences : 3 femmes pour 12 hommes ! Notre nouvelle adjointe à l'égalité Marlène Schiappa était-elle restée derrière la porte ? A-t-elle fermé les yeux, convaincue par les arguments de son maire qui lui a expliqué que politique et parité ne font pas compatibles ?
Reste aussi une autre question posée et à laquelle il faudra trouver une réponse rapidement : n'y-a-t-il pas conflit d'intérêt quand le maire d'Arnage, vice-président de Le Mans-Métropole chargé de la gestion durable de l'eau est également employé de la ville du Mans, chargé de mission pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires ?
Un conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle,  vient de démissionner pour conflit d'intérêt, notre ville s'honorerait d'éviter de tels travers !
Dernière minute : lire le commentaire ci-dessous.

mercredi 16 avril 2014

Dites-moi que je rêve !


J'ai suivi d'une lointaine retraite toulonnaise l'élection des adjointes, adjoints, conseillères déléguées, conseillers délégués  de la ville du Mans.
Europe-Écologie les Verts a été bien servie avec trois postes d'adjointes et adjoints : Isabelle Sévère (première adjointe - Enfance - Petite enfance), Elen Debost (Jeunesse) et Jacques Gouffé (Architecture et Transition Énergétique) ; un poste de conseillère déléguée : Anne-Marie Choisne (Restauration collective) et un poste de conseiller délégué : Abdellatif Ammar (Initiatives citoyennes et Internet citoyen). Je leur souhaite, en tant qu'écologiste, chance et réussite dans leurs missions car, en dépit de quelques désaccords, nous partageons encore, du moins je l'espère, des objectifs communs.
Cependant, en faisant le tour des sites et blogs habituels lors de mon retour au Mans, j'ai été surpris (c'est le moins que l'on puisse dire) de découvrir cette offre d'emploi (c'est ICI). 
Le nouveau groupe des élus écologistes recrute un attaché, payé par la collectivité, pour promouvoir sa communication. Et voici ce qu'on y lit dans les tâches à effectuer entre autres choses et je n'invente rien :
• « Préparer les discours officiels de la première adjointe »
• « Assurer l’interface entre la première adjointe et le Cabinet du Maire »
• « Être présent sur les manifestations publiques de la première adjointe, conférences de presse… et assurer sa couverture médiatique »
Le groupe disposant déjà d'une attachée et d'une secrétaire, il y a de quoi se demander si notre première adjointe n'aurait pas perdu le sens de la mesure... Quand on sait toutes les restrictions budgétaires à venir et leurs conséquences sur l'emploi dans notre collectivité, ce poste risque  d'être mal perçu. Je ne voudrais pas représenter les Verts au sein  des organismes paritaires de la ville !
Ce n'est sûrement pas ma façon de faire de la politique, mais le ralliement d'Europe-Écologie les Verts au Parti Socialiste dès le premier tour des municipales méritait sans doute récompense.
Que l'on se méprenne pas. Communiquer, j'ai été toujours pour et j'ai assez râlé sur ce manque dans le mandat 2008-14. Mais communiquer sur quoi ? Si c'est sur des constats, suivis d'une analyse reflétant une réflexion locale apportant des propositions concrètes, OK, mais si c'est pour rejouer, à la spin-doctor, une version locale de ma « binette partout », sûrement pas ! Pour communiquer sur le travail des élus écologistes, y-a-t-il alors besoin d'un professionnel pour ça ?
De plus, cet attaché ou cette attachée va rejoindre toutes les personnes qui gravitent autour des élus d'Europe-Écologie et dont l'emploi dépend étroitement de l'élection ou la ré-élection de ces élus. Ces    « attachés » sont donc très sensibles aux stratégies suivies  lors de ces  élections et savent peser au moment des prises de décision. Je l'ai vu au Mans lors de la dernière séquence électorale.
Mais là, je suis encore sous le choc à la lecture des missions que l'on va demander à cette personne... J'ai l'impression de rêver.

vendredi 4 avril 2014

Retrouvons-nous avec Annick au tribunal le 14 avril


Avant de prendre un peu de repos, juste cette chronique pour rappeler un rendez-vous...
Annick Philippe est une militante de la gauche écologiste (elle était candidate sur la liste du Front de Gauche au Mans). Nous nous sommes « rencontrés » plusieurs fois d'abord sur des histoires d'arbres, en particulier, sur ceux de la place du Jet d'Eau où, maire par intérim, je défendais la position du Conseil Municipal et elle, celle des défenseurs inconditionnels de ces mêmes arbres. Nous n'étions pas d'accord et quelques-unes de nos discussions avaient été « intenses ». Deux autres fois, elle m'avait interpellé pour empêcher, avec raison, les abattages d'un saule aux Maillets et de deux tilleuls dans la Cité Plantagenêt. 
Ce ne sont pas les raisons qui me font parler d'Annick aujourd'hui. Elle est convoquée, en effet, au tribunal du Mans le lundi 14 avril à 13h30 pour avoir refusé le prélèvement de son ADN.


Annick a participé à un pique-nique en Mayenne pour protester contre l'implantation de la ligne à très haute tension Normandie-Maine qui balafre le département de la Mayenne. Interpelée, elle s'est vue accuser d'avoir « saboté » un pylône (dégradations en réunion sur un bien d’utilité publique) ce qui lui a valu un procès à Laval où elle a été relaxée. 


Gardée à vue 24 heures, elle a donc refusé un prélèvement ADN et passera au procès au Mans pour ce refus. En tant que militant écologiste et solidaire d'Annick, je n'accepte pas qu'une lanceuse d'alerte puisse être considérée comme criminelle. Elle n'est coupable de rien puisque relaxée à Laval (c'est ICI) et a donc eu raison de refuser le prélèvement d'ADN.
Je serai donc présent avec elle lundi 14 avril et je vous invite à participer nombreux à ce rassemblement de la solidarité.

lundi 31 mars 2014

Oui, mais...


Jean-Claude Boulard est réélu et, avec lui, 10 membres d'Europe-Écologie-Les Verts. Je pourrais me réjouir d'un tel résultat. Toutefois...
Ce que je retiens surtout de cette dernière séquence électorale, c'est que la gauche n'est plus majoritaire au Mans alors que depuis 1977, première élection de Robert Jarry, maire communiste, le rapport était plutôt proche de 60% pour la gauche et 40% pour la droite. Aujourd'hui : 45,74% pour Jean-Claude Boulard et 54,26% pour la droite et l'extrême droite. Certes, une telle situation mérite de prendre son temps pour bien analyser les causes, mais, à chaud, j'y vois trois raisons essentielles :
1- les conséquences de la politique gouvernementale menée depuis 2012
Le Mans, comme beaucoup d'autres villes de plus de 100 000 habitants, subit les conséquences de la politique gouvernementale catastrophique menée par le Parti Socialiste et Europe-Écologie les Verts. Les électeurs ont ainsi adressé, dans leur vote contre Jean-Claude Boulard, un avertissement solennel à Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et 7è sur la liste ainsi qu'aux deux députées Marietta Karamanli (6è) et Françoise Dubois (10è) qui ont voté toutes les décisions gouvernementales à l'Assemblée Nationale. Mais ces 13% perdus ne sont pas seulement le résultat d'un vote sanction. Il y a aussi des raisons locales.
2- une sanction contre un type de gouvernance locale
Jean-Claude Boulard, dans cette campagne, a tout voulu ramener à lui. Il suffit de regarder affiche officielle, professions de foi, documents de campagne... et se souvenir de la parole trop souvent monopolisée durant la campagne électorale : radio, presse, réunions de quartier, etc. Cette stratégie individualiste reflète ce qu'ont été les six années du mandat précédent : décider de tout et déléguer le moins possible. Donc forcément, cela focalise les mécontentements sur un nom et Jean-Claude Boulard a pu en mesurer toute l'étendue.
3- une défiance de certains militants de gauche et écologistes
Il est certain que le refus de fusion avec le Front de Gauche avec ses 9% a pesé lourd dans la balance. Car, même si le Front de Gauche a appelé à faire barrage à la droite et l'extrême-droite, il est fort probable que ses militants n'ont pas oublié cet épisode et, disons-le comme ça, l'enthousiasme à voter pour Jean-Claude Boulard n'a pas été débordant. De la même façon, certains électeurs de sensibilité écologiste n'ont pas apprécié l'alignement précoce d'Europe-Écologie Les Verts derrière Jean-Claude Boulard et ont préféré rester chez eux.
Certes, le boulet n'est pas passé loin : une dynamique retrouvée à droite suite à la fusion des deux listes avec des électeurs qui avaient voté Front National par dépit au premier tour et qui votent au second tour pour cette « réconciliation » a été tout juste compensée par le vote des absentionnistes du premier tour récupérés par un porte à porte efficace mené par les colistières et les colistiers de Jean-Claude Boulard.
À noter également, que la campagne d'Alain Pigeau centrée essentiellement sur la ville a été, à mon sens, bien meilleure que celle de Christelle Morançais, trop partisane et manquant de hauteur.
Dès aujourd'hui les composantes de liste de Jean-Claude Boulard continuent à négocier les difficiles équilibres dans la répartition des délégations au niveau de la ville mais surtout de Le Mans-Métropole. Ces négociations semblent difficiles tant la poussée de la droite a été forte dans l'agglo : Yvré-l'Éveque, La Chapelle-Saint-Aubin, Aigné, Mulsanne, Saint-Saturnin, Ruaudin, Sargé-lès-Le Mans, Champagné se sont donné des majorités loin d'être de gauche...
Parce que le coup est passé très près, parce que Le Mans doit rester fidèle à ses valeurs de gauche et doit d'engager dans une politique écologique qui ne soit pas de facade, la gauche doit, avant tout, se reconstruire : ce sont les raisons pour lesquelles je resterai attentif à toutes les initiatives qui vont être prises dans ce sens.

samedi 29 mars 2014

En guise de bilan... (5)


Je ne peux pas conclure ce bilan sans mentionner ce blog.  Sa création  correspondait à deux objectifs : 
• répondre au manque de communication du groupe des Verts
On m’a souvent reproché ma démarche individuelle. Le groupe, en dépit de mes demandes répétées, n’a jamais considéré la communication comme un élément essentiel de sa politique. Un blog a finalement été ouvert. Mais devant le manque de réactivité et la désaffection de mes collègues, j’ai renoncé à l’alimenter et ai ouvert mon propre blog. De plus, en 6 ans de mandat, le groupe n'a émis qu'un seul document papier et n'a fait, en tant que groupe, qu'une seule conférence de presse de bilan  et c'était lors de la première année.  Pour ma part, je regrette vraiment cette absence de communication.
• revenir sur mes interventions et mes actions
En écrivant près de 800 chroniques, je n’ai eu de cesse de rendre  des comptes d'une part aux militants Verts qui m'avaient désigné pour les représenter au sein du Conseil Municipal et d'autre part, aux électeurs de mes actions et de mes sentiments sur la situation politique vue à travers le filtre d'un élu écologiste. Souvent, des débats ont eu lieu à travers ce blog, ce qui m’a permis d’expliquer ou le sens d’une action, ou la justesse d’une position politique. En laissant libres les commentaires, j'avais fait un pari. Pari gagné car je ne suis intervenu que deux fois pour supprimer des insultes racistes ou insupportables.
La vie démocratique, telle que je l'entends, ne supporte pas les élus qui se font élire et  ne rendent pas compte du mandat qui leur a été confié. Internet fournit des outils essentiels pour cela : blog, agenda (mon agenda était public), facebook, twitter sont là pour garder le contact avec ses concitoyens. C'est ce que j'ai essayé de faire.
Cette expression individuelle n'a pas été du goût de tout le monde car je faisais  partie d'un groupe (les Verts) et d'une majorité (majorité municipale). Je ne compte plus les pressions pour supprimer telle ou telle chronique ou les engueulades que m'ont valu ce blog. 
J'ai tenu bon...  et je sais, parce qu'ils me l'ont dit, que les médias l'ont considéré comme une source d’information sur les positions écologistes. Et à ce titre, je pense que ce blog n'a pas été inutile.

Et puis, aussi, un grand merci aux lecteurs fidèles et, en particulier, à mes correcteurs, mes « bescherelle » et « bled » à moi : André, Annick, Béatrice et Jean-Marie.

jeudi 27 mars 2014

Un p'tit dernier pour la route...


Voilà, ce matin, c'était le dernier acte public de mon mandat avec la réception à la mairie de lycéens danois accueillis par le lycée Gabriel Touchard. Merci à Jean-Pierre Cian qui n'oublie jamais de finir sa visite du Vieux Mans par un petit tour à la mairie.


Donc un petit pincement au cœur en me rappelant tous les groupes de collégiens, lycéens et étudiants que j'ai pu recevoir dans cette salle du Conseil Municipal. Souvenirs aussi de mes « progrès » dans les langues étrangères (surtout un grand merci au « translateur » de Google, c'est ICI) et de ces discours plus au moins préparés où on essaye de présenter au mieux sa ville. Ce matin... fastoche : c'était la petite sirène que nous avons installée dans la fontaine du Jet d'Eau qui était la vedette... Pas toujours facile de trouver une idée originale !
Et puis surtout un grand, grand merci à Chantal, Margot, Nicole et Jean-Marie qui m'ont aidé à accueillir tous ces groupes et ainsi, contribué àl'image internationale de notre cité. Je les embrasse.

mercredi 26 mars 2014

Dimanche, je voterai pour la liste « le Mans pour Tous » conduite par Jean-Claude Boulard


Mes interventions récentes à travers mon bilan d’activité et mon interview sur Le Maine-Libre, ont été, je le sais, diversement appréciés et quelquefois récupérés.
Je pense que tous ceux qui me connaissent savent que je n’utilise pas la langue de bois et, qu’en tant qu’élu en fin de mandat je me devais  de faire un bilan de ces six années par respect des électeurs. Bilan que j’ai dressé sans concessions. Et il est sans doute beaucoup plus facile de retenir les points qui ont achoppé que les points  incontestablement positifs.
Et pendant ce mandat, pour ne citer que la question des équipements, il y en a eu : centre culturel des Quinconces, deuxième ligne de tram, gymnase Robert Jarry, Dojo Alice Milliat, maison de quartier Robert Manceau ou encore Jardin du parc à Fourrages et j’en oublie sûrement... Mais souligner et se réjouir de ces réalisations, n’est pas non plus oublier les frustrations d’un élu écolo qui n’a pas vu l’écologie avancer suffisamment dans sa ville.
Dimanche prochain, le fort recul enregistré par la liste de Jean-Claude Boulard au premier tour, la fusion des deux listes de droite imposée par les états-majors parisiens et, enfin, le non-accord entre la liste PS-EÉLV et celle du Front de Gauche mettent la gauche en danger dans notre ville.
Je déplore que les listes PS-EÉLV et Front de Gauche ne soient pas arrivées à un accord, chacune portant sa part de responsabilité. Ainsi, 9% de la population mancelle n’aura pas voix au chapitre durant 6 ans alors que, dans le même temps, pour 3% de plus, la pire extrême droite représentée par le Front National va utiliser la salle du conseil municipal comme tribune.
En tant qu’écologiste, je ne me trompe pas de combat. J’ai toujours combattu la droite et encore plus, l’extrême droite. Et je n’oublie pas le rabibochage de circonstance de la droite qui voici peu, supportait Nicolas Sarkozy et son mentor d’extrême-droite Patrick Buisson. Il n’est pas question de l’oublier.
Alors, oui, et pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, parce que je suis écologiste et profondément de gauche, dimanche je voterai pour la liste « Le Mans pour Tous » conduite par Jean-Claude Boulard.

dimanche 23 mars 2014

En guise de bilan... (4)


En début de mandat, les différents groupes de la majorité municipale sont amenés à désigner leurs représentants dans un certain nombre d’institutions. Pour ma part, j’ai représenté la ville dans :
• les visites de sécurité
Réparties entre les différents adjoints au maire, elles nous mobilisent au moins 4 semaines par an. Pendant ces semaines, en qualité de représentant du maire, j’ai effectué la visite des établissements recevant du public. Je regrette qu’aucune formation n’ait été apportée à ce genre de mission. Il a fallu apprendre sur le tas une réglementation particulièrement complexe. J'ai été amené à porter le débat en conseil municipal pour que soit évoqué la question des écoles publiques de la ville, toutes en avis défavorable par manque de formation des enseignants dans le domaine de la sécurité.
• les conseils d’école
J’ai représenté la ville dans les conseils de l’école de la maternelle des Maillets, de l’école primaire Gazonfier et au conseil d'administration du lycée Bellevue. La « quiétude » de cette représentation a été néanmoins troublée par deux événements : la lutte contre la suppression d’une classe à l’école Gazonfier en 2008 où mon engagement auprès des parents d’élèves et des enseignants n’a guère été apprécié par l’Inspection académique. Le deuxième, plus récent, est celui du déménagement de la maternelle des Maillets où il a fallu développer beaucoup de « diplomatie » pour faire admettre une décision pas toujours comprise des usagers.
Ma présence aux conseils d’administration du lycée Bellevue a été plus sporadique. Il est vrai que la présence du représentant de la ville est beaucoup plus anecdotique dans cette structure qui dépend du Conseil Régional. 
• les différents organismes gérant le personnel de la ville
J’ai représenté la ville au titre des employeurs aux Comités Hygiène et Sécurité (CHS), Commissions Paritaires d’avancement (CAPA) et Comité Technique Paritaire (CTP). 
Il ne m’a pas été toujours très facile de porter la casquette de l’employeur, surtout quand mes convictions syndicales me poussaient plus souvent de l’autre côté de la barrière.
Je regrette les concertations trop rares des élus avant la réunion de ces organismes paritaires car se retrouver devant le fait accompli est particulièrement désagréable. J’ai donc utilisé plusieurs fois ma liberté de parole, ce qui n’a pas été particulièrement du goût de mes collègues socialistes.
• le foyer Nelson Mandela
Trésorier de l’association de gestion, j’ai essayé d’être le plus présent possible aux différentes réunions (AG, CA et bureau) de celle-ci. L’approche du logement social faite par l’association correspond tout à fait aux engagements des Verts qui en avait fait une de leurs priorités. La résidence Nelson Mandela est devenue un modèle : elle ne se contente pas de proposer des logements à prix très modérés, elle présente également des accompagnements médicaux et sociaux ainsi que des animations.
Face à la mutualisation de l’urgence sociale qui privilégie une certaine rentabilité, l’association de gestion regroupant élus, syndicats, résidants et administration met en avant la gestion au plus près  de l’aspect humain .  J’ai été assez fier d’en être membre et d'y avoir apporté ma contribution.
• Le conseil de surveillance du MSB
Pas grand-chose à dire car le club se porte bien. La garantie financière apportée par Claude Hervé, patron du Leclerc des Fontenelles, est assez rassurante et les salaires des joueurs de basket n’ont rien à voir avec ceux du foot. Le club, qui fait partie de l’élite du basket français, possède un public fidèle de 5000 spectateurs en moyenne ce qui garantit un bon  niveau de recettes.
• Les intérims du maire
Cela ne rentre pas dans le cadre des « représentations », mais j’ai assumé quatre fois l’intérim du maire avec une période significative de 3 semaines lors de l’été 2012. Cet intérim, en général, se résume surtout à des signatures et à la gestion du courrier.
Toutefois, à l’été 2012, j’ai été confronté à 3 événements d'importance : échange de coups de feu aux Sablons, arrêt des fours d’incinération et donc problématique de la gestion de 600 tonnes d’ordure ainsi que l’abattage  programmé des arbres du square de la place du Jet d’Eau. Si j’ai pu affronter les deux premiers sans trop de heurts en m’appuyant sur les services de la ville, le troisième m’a posé beaucoup plus de problèmes : n’ayant aucune latitude de négociation, je me suis retrouvé sur la ligne dure du respect de la décision votée en Conseil Communautaire. Le maire, à son retour, lâchera du lest. Il en résultera une longue négociation à laquelle j’ai participé et qui débouchera sur un accord signé avec les opposants.
Et pour répondre à certaines critiques de mes ex-amis Verts émises publiquement sur un autre blog, je ne me suis jamais « délecté » de cette situation. Le fait d'être second adjoint entraîne quelques obligations républicaines, dont celle de remplacer le maire pendant les vacances auxquelles il a droit comme tout un chacun.

À suivre...

samedi 22 mars 2014

En guise de bilan... (3)


À la mort de Dominique Niederkorn, sa délégation au tourisme et aux affaires internationales a été partagée en deux et j’ai assumé la partie de délégation aux affaires internationales. Elle s’est résumée essentiellement à deux activités : les relations avec les villes jumelées et l’accueil des groupes étrangers à l’hôtel de ville.
• Les relations avec les villes jumelées
Les relations avec les villes de Bolton et de Paderborn se résument essentiellement à une rencontre annuelle entre les trois villes autour d’un thème. Les thèmes abordés durant ce mandat ont été les espaces verts, le tourisme, le bénévolat et la gestion des déchets.
En dehors de l'aspect « ronronnant » de ces jumelages historiques, les relations  de confiance établies avec ces partenaires pourraient être développées de façon plus dynamique encore. Cet été, l'idée commune de faire un document trilingue (logiciel, CD ou autre) qui pourrait être utilisé dans les écoles et porterait sur la remarquable collection égyptologique du musée de Bolton et les travaux du musée de Tessé  semblait faire son chemin. Sera-t-elle poursuivie?
J’ai essayé également de favoriser les demandes de stages des étudiants de notre ville dans nos deux villes jumelées et, en particulier, Bolton pour laquelle nos étudiants étaient très demandeurs. Relativement peu de demandes pour des stages à Paderborn, mais les échanges avec l'Allemagne sont nombreux de toutes façons.
Le jumelage avec la ville de Rostov-sur-le-Don est beaucoup plus prolifique : les échanges se multiplient : services urbains, université, lycées. Ce jumelage a permis de redémarrer l’enseignement du russe en collège. J’ai d’ailleurs initié l’échange scolaire entre le collège Tolstoï du Mans et le lycée 45 de Rostov-sur-le-Don. Je regrette vraiment l’absence de notre collectivité lors du baptême du collège Tolstoï. Voir balayé d’un simple revers de main le travail dans lequel je m'étais investi me laisse un souvenir amer. Pour terminer quand même sur une note optimiste, la dernière délégation de Rostov s'est intéressée à l'éducation spécialisée, et le chargé de mission russe a beaucoup apprécié les visites aux institutions (comme le  SESSAD par exemple) et cet aspect là mériterait d'être poursuivi.
Le jumelage avec Haouza est beaucoup plus problématique. Héritage de la municipalité Jarry, il  est beaucoup plus politique dans la mesure où il est dénoncé par la communauté marocaine de la ville. Il privilégie la solidarité en accueillant un groupe d’enfants des camps tous les étés et en leur fournissant un suivi médical. Le maire ne souhaite pas aller plus loin. Malgré cela, nous avons accueilli la conférence européenne des comités de soutien au peuple sahraoui et dû affronter les manifestations encouragées par certains manceaux d’origine marocaine, aujourd’hui grands soutiens de la liste « Le Mans pour Tous ». J’ai craint également à un moment que ce jumelage ne résiste pas à l’implantation envisagée d’un centre de conditionnement de boucherie hallal d’origine marocaine.
Malgré mes efforts, le jumelage avec Volos est resté au point mort. Les finances de la ville grecque ne lui permettent pas d’envisager le moindre échange. Les contacts avec la ville japonaise de Suzuka avaient pris un léger coup de froid avec l’absence de notre collectivité lors d’une manifestation consacrée à notre ville, mais la visite récente de la jeune maire de Suzuka a relancé la coopération entre nos deux villes. 
• l’accueil des groupes étrangers
États-Unis, Brésil, Serbie, Chine, Comores pour ne citer que les plus marquants, l’accueil des groupes étrangers à la mairie du Mans (une quarantaine par an) demande une « certaine » présence : préparation, discours. Pas toujours facile d’être original… surtout, quand, en plus, on ne maîtrise pas les langues étrangères !
La politique des relations internationales n'est pas la priorité de la politique municipale. Je le regrette un peu et j’ai dû refuser quatre ou cinq de demandes de jumelage. Je regrette aussi l’absence de jumelage avec une ville africaine. Le maire ne souhaite pas de nouveau jumelage. Il est vrai que les coûts de telles actions ne sont pas négligeables.
Pour information, mes voyages financés par la collectivité : Bolton (1 fois), Paderborn (1 fois) et Rostov-sur-le-Don (2 fois).

À suivre...

vendredi 21 mars 2014

En guise de bilan... (2)


En acceptant l'ajout du service population à ma délégation « Démocratie Participative », je ne savais pas à quoi je m’exposais. Véritable fil à la patte par le nombre de signatures à donner, il devient vite envahissant et même plus, accaparant. Il gère :
• L’État Civil
Ce sont les naissances, mariages et décès. Si 98% des actes relèvent de la routine, les 2 autres sont toujours des cas douloureux où il faut trancher après avoir pris conseil auprès des services compétents. Certains relèvent du tribunal et il faut donc éviter toute prise de décision qui puisse être mal interprétée. 
• Les cimetières
La reprise d’environ 600 concessions à perpétuité a représenté un travail considérable. La procédure, très longue, avait été entreprise par Dominique Niederkorn en 2007. J’ai repris le flambeau pour un travail difficile et pas toujours agréable. Après de multiples visites sur le terrain, la procédure est terminée et une délibération, terme de la procédure, a été entérinée par les élus en janvier 2013. Notre collectivité est aujourd’hui propriétaire des monuments : reste aujourd’hui à continuer la procédure : monuments à conserver pour leur intérêt historique ou architectural, construction d’un ossuaire et destruction des monuments sans valeur.
• La gestion du crematorium
La gestion du crematorium est attribuée à une société privée dans le cadre d’une délégation de service public. Un « conseil de surveillance » s’est mis en place sous forme d’un comité d’éthique dont je faisais partie. À noter que j’ai dû assumer cette charge au titre de Le Mans métropole alors que je ne suis pas élu métropolitain.
• Les élections
Le service assume remarquablement l’organisation des élections, mais il faut être aux multiples réunions de révision des listes électorales. Le mandat a été riche en élections : 11 tours entre municipales, européennes, régionales, cantonales, présidentielles et législatives. Avec à chaque fois, organisation de la propagande, bureaux de vote et gestion des résultats. Avec, en plus, la gestion des urnes électroniques en oubliant mes convictions vertes.
• Le reste…
Cartes d'identité, passeports, attestations d’accueil des étrangers, gestion des licences IV, objets trouvés, attestations de recensement, droits de chasse (si, si !), médailles du travail, gestion de la mairie annexe de Pontlieue font partie des autres attributions de cette délégation. Même si elles ne réclament pas autant d’attentions que celles au-dessus, elles nécessitent néanmoins signatures et un minimum de présence. C’est dans ce sens que je parlais de fil à la patte. À noter que la mairie annexe de Pontlieue est la seule annexe du service population et que le projet d’étendre ces annexes à l’ensemble du territoire de notre ville est tombé à l’eau. Je le regrette…
La délégation au service population n’est certes pas « politique ». Le seul aspect positif que je pourrais tirer de cette délégation, c’est de démontrer que le rôle d’un élu Vert ne se cantonne pas seulement aux problèmes environnementaux, mais qu’il est parfaitement capable de « gérer » des services aussi variés que ceux d’un service population. Cette « gestion » a d’autant été plus facile grâce au sens du service public des 60 personnes attachées au service. Je les en remercie particulièrement car ce sont elles qui sont les plus sollicitées dans l’accueil des Mancelles et des Manceaux.

À suivre...