jeudi 20 mars 2014

En guise de bilan... (1)


Voici venu le temps des bilans. Je considère qu’en démocratie, il est nécessaire de rendre des comptes car une élection est faite sur la base d’un programme. Adjoint au maire délégué à la démocratie participative et aux conseils de quartiers, voici donc mon bilan sur ce sujet.
La démocratie participative s’est traduite par deux types d’actions : la gestion des Conseils de Quartiers et les visites de quartiers.
• Visites de quartiers
J’ai préparé une soixantaine de visites de quartier sur la mandature à raison d’une dizaine par an. Au départ, l’idée me semblait intéressante : faire une balade dans les quartiers pour y découvrir les problèmes de proximité avec les habitants, essayer de trouver des remèdes avec les élus présents et la cellule de proximité et finir la visite par un échange avec la population sur les problèmes rencontrés. Les visites sont devenues trop vite les « visites du maire » où celui-ci est pratiquement seul à répondre. Les échanges avec la population sont devenus trop souvent des one-man-shows où les élus sont trop souvent conduits à faire tapisserie.  Il faut maintenir ces visites , mais en les faisant évoluer vers la formule  « les élus à la rencontre d’un quartier »
• Les conseils de quartiers
Les six conseils de quartiers ont eu, dans ce mandat, un fonctionnement très disparate.  Les Conseils de Quartiers Centre et Nord-Est (Maillets-Bellevue) ont bien fonctionné, je n’en dirai pas autant des Conseils de Quartier Est (Sablons) et Sud-Ouest (Heuzé-Pavoine). Ceux du Nord-Ouest (Chasse Royale - Fac) et Sud-Est (Ronceray-Vauguyon),  ont eu un fonctionnement régulier.
• Un mauvais découpage
Plusieurs raisons à cela : d’abord un mauvais découpage. Le découpage choisi recouvre à peu de choses près celui des cantons dont les conseillers généraux (hormis celui du centre) sont socialistes et eux-mêmes conseillers municipaux, voire adjoints. Ce sont des territoires gardés : C. Counil (Sud-Est), J. Pédoya (Est), V. Rivron (centre), C. N’Kaloulou (Nord-Ouest) et N. Heuzé (Sud-Ouest).  Seul le Conseil de Quartier Nord-Est (secteur de C. Rouillon et J.M. Geveaux) échappe à cette pression et comme, par hasard, c’est celui qui fonctionne le mieux avec une présidente présente et dynamique.
C. Counil, en organisant ses propres visites de quartiers et des réunions concurrentes avec son conseil cantonal, a court-circuité complètement le fonctionnement de celui du Sud-Est.
• Le non-renouvellement des bureaux
Deuxième raison : le manque de renouvellement des bureaux des Conseils de Quartiers. J’en suis partiellement responsable. En acceptant, en effet, la proposition du maire de faire coïncider le prochain renouvellement et les élections municipales 2014, je me suis privé de la dynamique qui se crée lors des élections et de la constitution de nouvelles équipes. Il est vrai que j’avais été échaudé par le départ soudain du président du Conseil de Quartier Sud-Ouest et la vacance difficilement comblée du poste de président. 
La composition des bureaux des conseils de quartiers influe beaucoup sur leur mode de fonctionnement. En imposant, en effet, un rythme de réunions, en interpellant les élus, en sollicitant leurs commissions, ils sont des rouages essentiels du fonctionnement de ces Conseils.
• Un manque d’écoute
Troisième raison, ils ne sont pas les interfaces qu’ils devraient être entre l’équipe municipale et la population. Au départ, les Conseils de Quartiers doivent d’une part, recevoir l’information des choix stratégiques des élus, mais également faire des propositions à l’équipe municipale. Durant ce mandat, trop souvent, les échanges n’ont fonctionné qu’à sens unique : de l’équipe municipale vers les Conseils. Les différentes propositions des Conseils de Quartiers n’ont pas été écoutées ou alors repoussées aux calendes grecques. Cette attitude a provoqué une certaine désaffection des Mancelles et des Manceaux envers ces organismes qui auraient dû être le fer de lance de la démocratie participative. 
Exemples significatifs : l’aménagement de la place Tristan-Bernard (NE), la passerelle de la Madeleine (NO), l’aménagement de la place d’Alger (Centre), l’aménagement d’une voie cyclable le long du canal et de la Sarthe (SO), l’aménagement de la place des Sablons et de son marché (Est) et l’aménagement de l’avenue Jean-Mac. Sur tous ces projets, les conseils de quartier ont travaillé énormément, et n’ont pas vu leurs propositions aboutir.
• Les  points positifs
Toutefois, des dossiers ont été traités positivement : l’aménagement de la rue de Degré et plus récemment la mise en place des nouvelles collectes, par exemple. Dans un premier temps, l’équipe municipale et les services de la ville sont venus exposer le projet. Puis, il a été laissé du temps au Conseil de Quartier pour examiner ces propositions. Ensuite, l’équipe municipale et les services ont recueilli les propositions du conseil de quartier. Enfin, la proposition définitive a été exposée, en expliquant pourquoi certaines options avaient été retenues et d’autres rejetées.
Ce type de fonctionnement devrait être la règle. On est encore loin du fonctionnement de l’équipe de Brest où, sur chaque projet, l’avis du conseil de quartier compétent est joint à toute délibération du conseil municipal !
La création des conseils de quartiers semble donc plus avoir répondu à une obligation de la loi de 2002, qu’à une volonté réelle de faire participer les habitants à la vie de leur ville. Je pense que toute leur organisation est à revoir. Les bureaux, comme les présidents, devraient être élus parmi les membres et non imposés par les partis politiques. Il faut savoir que, lors de leur mise en place, les partis de la majorité municipale (hormis les Verts qui ont refusé cette disposition) se sont partagé le gâteau !
Cette volonté de ne pas investir dans la démocratie participative et les conseils de quartiers s’est traduite également dans la gestion des personnels. Malgré la soi-disant charte de fonctionnement qui stipulait qu’un service municipal ne pouvait pas être à cheval sur plusieurs délégations, ma délégation a fonctionné avec une secrétaire à plein temps et un chargé de mission  à la disposition de trois élus en charge de trois délégations différentes. Malgré une certaine pression de ma part lors du changement du directeur de la solidarité urbaine, jamais il ne m’a pas été possible de faire évoluer la situation.

À suivre...

lundi 17 mars 2014

Cour de récréation...


La préparation des élections municipales de notre ville fait beaucoup bouger les lignes chez les organisations politiques mancelles.
L'UMP éclate pour donner naissance aux listes d'Alain Pigeau et Christelle Morançais, le Parti Communiste éclate entre les pro-Parti Socialiste et les pro-Front de Gauche, le Parti de Gauche est secoué par la désertion d'un de ses adjoints suivie de la démission de deux de ses principaux animateurs, et les Verts, sans militants, ne sont plus audibles. Bref... une redistribution totale des cartes où les militants politiques amis d'hier sont adversaires aujourd'hui et réciprroquement.
De plus, le débat politique prend une drôle de tournure ces temps-ci. Alain Pigeau et Christelle Morançais s'empaillent et se menacent de procès sur l'utilisation du logo UMP. Le Front de Gauche, dans le même temps, traite les anciens élus communistes ralliés à Jean-Claude Boulard de « prétendus communistes  qui n’ont en réalité qu’un seul mot d’ordre : Nos places d’abord ! »
Tandis que les colistiers de Jean-Claude Boulard, relayés par son cabinet (est-ce vraiment son rôle ?) tapent à bras raccourcis sur les colistiers du Front de Gauche accusés d'avoir fait un barbecue lors de leur fête de vendredi soir à la salle du Royal avec, photo et commentaires à l'appui :


«Voyez les vilains du Front de Gauche qui font un barbecue en plein pic de pollution et endommagent l'asphalte. Qui va payer ? ». Certes, si l'information est confirmée, il n'y a pas de quoi se vanter...
Mais, que dire ? Si nos amis socialistes avaient été aussi attentifs à la bonne gestion des deniers publics quand ils votaient, le petit doigt sur la couture du pantalon, la construction d'une maison du loup pour plaire à leur maire préféré, c'est certain qu'ils seraient plus crédibles aujourd'hui ! Heureusement que la montreuse de loups a déserté...
Il faut dire qu'en plein pic de pollution, certains colistiers de Jean-Claude Boulard se découvrent l'âme écolo après l'instauration de la journée de transports en commun gratuite de vendredi...
Peut-être, m'étais-je réjoui trop vite car cette mesure de bon sens, déjà prise beaucoup trop tard, n'était pas reconduite samedi matin alors que le pic de pollution n'avait jamais été aussi haut (110 microgrammes au m3 à 6h30). Mais ne l'oublions pas, nous sommes en période électorale...
Bref, au lieu de ça, la campagne prend l'image d'une cour de récréation.... et ce n'est vraiment pas ce que les Mancelles et Manceaux attendaient...
Je persiste à penser que les électrices et les électeurs attendaient un débat constructif sur l'avenir de la MMArena plutôt que... sur celui de la poule du Mans ! Voire un vrai débat contradictoire sur la gratuité des transports en commun sur la ville ou encore sur les mesures à prendre en cas de pollution grave comme celle que nous venons de vivre.

jeudi 13 mars 2014

« Pisser dans un violon...»


Définition : Ne servir à rien. Faire quelque chose de complètement inutile, inefficace.
C'est bien l'impression désagréable que j'ai dans ce nouvel épisode de pollution grave aux particules fines qui frappe notre ville depuis trois ou quatre jours.
Le graphique ci-dessous issu des données fournies sur son site internet par Air-Pays de la Loire (*) est assez explicite : depuis le 11 mars, respirer l'air de notre ville est dangereux.


En me promenant hier dans le quartier du Villaret, je voyais pas mal d'assistantes maternelles profiter du soleil avec les bambins dont elles ont la charge ? Sont-elles prévenues ?
La réponse de l'une d'elles à mes questions sur ma page Facebook est claire : 
« Non !!! les dernières consignes reçues par l'ensemble des ass-mats concernaient la grippe H1N1 en ... 2009 ? Nous ne recevons jamais d'information à propos de la pollution de l'air... et vacances scolaires + beau temps : tout le monde dehors pour "s'aérer" »
Rien : aucune information que ce soit sur le site de la Préfecture ou celui de la ville, comme cela m'avait été promis pourtant par l'élue responsable du service Environnement-Santé de notre collectivité.
On pourrait penser que cette grave pollution soit au cœur des discussions des réunions de quartiers auxquelles participent les membres d'Europe-Écologie les Verts avec notre maire. Eh ! bien non... plus important est l'avenir de la poule du Mans....
Devant la gravité de la solution, les élus écologistes d'autres villes proposent des solutions pour réduire la circulation des automobiles majoritairement diesel et responsables en grande partie de cette pollution de l'air aux particules fines : gratuité pour tous les usagers des transports en commun, mise à disposition de vélos, co-voiturage, circulation alternée...
Au Mans, ville où toucher à la circulation automobile vous fait passer immédiatement pour un iconoclaste, on en est loin ! Christophe Rouillon, maire de Coulaines, s'y met doucement : il vient de recommander aux véhicules municipaux de ne pas dépasser le 30 km/h. OK, cela n'est pas grand chose, mais c'est mieux que rien... Et que dire des candidates et candidats des listes de droite et d'extrême droite qui réclament le retour en masse de la voiture en ville ?

(*) Rappel : le maire, peu sensible à la pollution de l'air comme l'a prouvé une de ses interventions récentes en Conseil Municipal, a toujours refusé que, comme toutes les villes importantes des Pays de la Loire, notre collectivité soit adhérente à cet organisme Air Pays de la Loire. Notre collectivité le finance par l'octroi d'une subvention, préférant l'utiliser comme prestataire de services plutôt qu'être élément moteur de la lutte contre la pollution de l'air.
Je n'ai jamais cessé pendant mon mandat de le déplorer : sans effet. Autre point négatif à rajouter au bilan plus que mitigé de la participation des Verts lors de ce mandat.

jeudi 6 mars 2014

Bio dans les cantines : enfin les vraies questions.


Les militants écologistes ne peuvent pas rester insensibles au cri d'alarme lancé par les producteurs bio regroupés dans la S.C.I.C. locale « Le Bio d'Ici ». 


Et ceci pour au moins quatre raisons :
• Les S.C.I.C., Sociétés Coopératives d'Intérêt Collectif, sont des sociétés qui associent producteurs, bénéficiaires et contributeurs pour produire des biens collectifs (ici de la nourriture bio). Elles se situent parfaitement dans l'économie sociale et solidaire, dont nous, écologistes, sommes les ardents défenseurs.
• « Le Bio d'Ici » regroupe des agriculteurs qui se battent pour une agriculture à taille humaine, respectueuse de l'environnement et sans pesticides.
• Elle s'est créée avec pour but le maraîchage et la production locales d'aliments biologiques de qualité pour la restauration collective et, en particulier, les cantines scolaires.
• Cette coopérative s'est créée avec le soutien de l'A.D.A.P.E.I. pour permettre l'insertion de personnes handicapées mentales.
Le projet initial devait voir le jour sur les terres de la Genetière à Allonnes et fournir des légumes bio pour les écoles d'Allonnes, mais les initiateurs du projet avaient été obligés de revoir leur projet après le refus du propriétaire de louer ses terres.
Dans une conférence de presse tenue mardi (c'est ICI), les producteurs ont lancé un cri d'alerte parce que les commandes faites par les collectivités ne correspondent pas aux engagements de celles-ci.
En tant qu'élu écologiste, je me suis senti interpellé par cette phrase : « On constate qu'il y a un énorme fossé entre la motivation des élus, qui votent un pourcentage notamment, et les décideurs au sein de la restauration collective qui ne l'appliquent pas ».
Pendant les six années de mon mandat, je n'ai cessé de me battre pour appliquer ce qu'était notre programme de 2008 : 20 % de produits bio dans les cantines scolaires du Mans. 2014 : nous en sommes là : lentilles, yaourts et crudités. Bien loin de notre objectif... Il est vrai que le maire et les élus du Conseil Municipal pensaient avoir fait le maximum en appliquant une tarification fonction du quotient familial. L'effort consenti par notre collectivité, disaient-ils, ne permettait pas de supporter  le surcoût qu'entrainerait l'introduction des produits bio. Nous, élus Verts, sommes en partie responsables de cette situation pour n'avoir pas eu une démarche plus volontariste avec nos partenaires sur ce sujet.
Pourtant, deux élus Verts participaient à la commission chargée de statuer sur le sujet. Plusieurs fois, ils nous ont affirmé que les producteurs sarthois étaient incapables de fournir les quantités de produits nécessaires à la restauration des écoliers manceaux. Propos aujourd'hui démentis par les producteurs...
Plus tard, ils changeront leur fusil d'épaule en affirmant que les procédures d'appel d'offres ne permettaient pas de privilégier une nourriture bio locale. Question simple : comment ont fait alors les autres collectivités ? Saint-Étienne, ville un peu plus grande que Le Mans, en est déjà à 100 % de bio  dans les cantines et d'autres villes s'y sont mis (la liste est LÀ).
Aujourd'hui, les propositions écologistes ont été noyées dans les propositions socialistes de la liste « Le Mans pour Tous » et j'ai eu beau feuilleter les 24 pages du programme reçu dans ma boîte aux lettres, je n'ai rien trouvé sur la question de la nourriture bio.
Étonné par ce silence, le GAB 72 (Groupe des Agriculteurs Bio) a donc décidé d'envoyer aux différentes listes de candidats cinq questions :
1- À quel pourcentage de bio comptez-vous arriver en 2020 dans la restauration collective ?
2- Est-ce que Le Mans peut se retrouver en Ligue 1 de la bio ? (la métaphore footballistique... bof !)
3- Où sera la ceinture nourricière du Mans ? Et quels emplois ?
4- Comment tisser des solidarités avec les habitants à travers l'agriculture biologique ?
5- Est-ce que la ville est prête à s'engager financièrement dans une action d edéveloppement des produits bio ?
J'attends impatiemment leurs réponses.

lundi 3 mars 2014

Classements, media... et vélos.


Certains media rencontrent beaucoup d'échos, d'autre moins. Le classement récent des meilleurs maires des plus grandes villes françaises par l'hebdomadaire l'Express dans lequel Le Mans obtient une peu glorieuse 31è place sur 34 a eu un retentissement certain parmi les Mancelles et les Manceaux. Je note que Marie Cousin, pigiste de l'Express et auteur des 8 pages pour l'occasion, a oublié que nous avions passé une grande partie d'une après-midi ensemble à parler de la place des écologistes dans l'équipe de Jean-Claude Boulard. J'y dressais un bilan nuancé... mais oublié, bien sûr, puisque Europe-Écologie Les Verts s'est rangée d'entrée derrière son grand frère socialiste, gage d'un nombre conséquent d'adjointes et d'adjoints et des indemnités qui vont avec.
Jean-Claude Boulard a contesté, avec raison, la méthodologie du classement... et il peut remercier Jérôme Glaize, rédacteur en chef du Maine-Libre qui a gentiment abondé dans son sens (c'est ICI).
Un autre classement est effectué par un autre média qui, lui, a été gentiment oublié : c'est celui de TerraÉco, fanzine écologiste publié sur le net et reconnu par tout écologiste (c'est LÀ). Le classement s'appuie sur une méthodologie plus crédible que celle de l'Express : des statistiques établies sur des réponses des collectivités et... non pas sur un jury de vieilles badernes mâles de droite ou de gauche...
Je laisse mes lecteurs libres de tirer un certain nombre de conclusions bien éloignées du discours de mes ex-compagnons d'Europe-Écologie les Verts. Je n'en retiendrai qu'un : celui de la politique cyclable.
Terra Éco attribue la 24è place sur 30 à notre collectivité.
En refusant d'écouter Marc Deligny, élu Vert aux circulations douces, sur la place du vélo dans la ville, notre collectivité mérite malheureusement son classement.
Refus d'adhésion à l'association des villes cyclables, mutation et non-remplacement de l'ingénieur chargé da la problématique vélo dans la ville, suppression par un adjoint écologiste du comité de pilotage vélo, non-respect de la parole donnée où il était dit que chaque sens interdit serait doublé d'un contre-sens cyclable, parcimonie des tourne-à-droite aux feux tricolores, manque de pistes cyclables, manque d'arceaux de stationnement... les cyclistes mancelles et manceaux n'ont pas été entendus. Et les actuelles promesses faites par la future première adjointe membre d'Europe-Écologie Les Verts, Isabelle Sévère,  pourraient-elles apporter des changements ?
Chacun a en mémoire la vitesse à laquelle notre collectivité a agi pour rendre accessibles les étages inférieurs  du nouveau parking des Quinconces condamnés par une rampe trop étroite. Les cyclistes attendent la même vitesse de réaction pour rétablir à une place décente les arceaux vélos de la piscine Coubertin : c'est vrai qu'escalader quatre marches n'est pas forcément pratique lorsqu'on veut garer sa bicyclette...
« Poursuivre les efforts entrepris pour le développement des [...] déplacements doux (... vélo...) », qu'elles et qu'ils disent ! Poursuivre.... et si tout simplement, Isabelle, on commençait...

samedi 1 mars 2014

Et elle est où l'écologie ?


Comme beaucoup de Mancelles et de Manceaux, j'ai reçu la brochure de 24 pages de la liste « Le Mans pour Tous », conduite par Jean-Claude Boulard.
Treize pages consacrées au bilan agrémentées de jolies photos (services de la ville ?). Deux éléments, en plus d'absences sur lesquelles je reviendrai plus tard, m'ont tellement surpris que je ne peux les passer sous silence.
• Sur les zones de sécurité prioritaire


La phrase «... l'assurance de plus de moyens...» me fait tiquer. Je n'ai pas oublié, en effet, avoir été mis en cause par le maire en conseil municipal (c'est ICI) quand j'avais souligné que le classement de 3 quartiers en ZSP n'était qu'un effet d'annonce. Le maire et son adjoint à la tranquillité affirmaient alors, que c'était la seule façon d'avoir des effectifs de police nationale supplémentaires. Dans ce bilan, je constate qu'aujourd'hui, le vocabulaire est beaucoup plus flou... Je suis aussi surpris de la date annoncée (décembre 2013) alors que la demande de création date d'octobre 2012 ! 16 mois d'attente et 0 policier de plus à Coëffort...
• Sur le boulevard nature


Le dossier est suffisament douloureux pour les Verts pour laisser croire que les 72 kms sont une réalité ! 10 ans que le dossier est lancé...  Aujourd'hui à peine la moitié du projet est réalisée et, encore, avec beaucoup de renoncements par rapport au projet initial. «...À pied, à cheval ou à vélo... », OK, mais à la vitesse de l'escargot !
Et l'écologie là-dedans ?
Cherchez bien parmi les 24 pages : vous la trouverez résumée en 11 lignes page 17 ! 


Même si je me réjouis de ces propositions, cela fait un peu juste pour le programme d'une liste qui intègre 12 membres d'Europe-Écologie les Verts (22% quand même...) !
Je suppose que ces douze membres ont validé cette publication. Alors, ils sont où les écolos ?
Cherchez bien... vous les trouverez sur la photo de groupe de la page 24 ! Il n'en manque pas un... J'aurais aimé les voir plus présents dans l'élaboration du programme.
Ce qui était prévisible arrive : faire alliance avec le parti Socialiste au premier tour était la garantie de voir les propositions des écologistes devenir la portion congrue du programme de la liste de Jean-Claude Boulard. Mon regret est donc encore plus aigu aujourd'hui de ne pas voir les véritables propositions écologistes présentées aux Mancelles et Manceaux.

lundi 24 février 2014

Ambiguïté. De quel côté est l'ambiguïté ?


Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault a demandé au écologistes et, en particulier, à Europe-Écologie Les Verts de sortir « de l'ambiguïté » au sujet de son soutien aux opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, suite aux violences qui ont émaillé la manifestation de Nantes.
Je ne connais pas un écologiste qui n'ait condamné ces violences. Le fait que le Premier Ministre et son ministre de l'Intérieur ne veulent retenir de cette manifestation de près de 40 000 personnes que les exactions d'une centaine de casseurs n'est pas anodin du tout. Déconsidérer.... il en restera toujours quelque chose.
Alors, puisqu'on parle d'ambiguïté, pourquoi ne pas en parler d'une autre ?
La position des députées socialistes du Mans, Françoise Dubois et Marietta Karamanli est claire : elles sont pour la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et ont réaffirmé leur détermination dans un communiqué :
« Nous soutenons la réalisation de l’aéroport du Grand Ouest car nous mesurons objectivement son intérêt pour nos territoires et leurs habitants, son impact sur l’économie et l’emploi. » (le communiqué entier est ICI).
La position des deux élus régionaux socialistes du Mans, Olivier Biencourt et Patrick Delpech est claire également. Ils sont pour comme le réaffirme un communiqué daté du 24 février :
« Les élus socialistes, radicaux et républicains du Conseil régional des Pays de la Loire appellent à un rétablissement de l’ordre républicain sur tout le territoire de la région. Ils attendent des élus écologistes qu’ils fassent de même » insiste Alain Gralepoins, en rappelant l'attachement de son groupe au transfert de l’aéroport de Nantes, "atout pour l’économie, l’emploi et le développement futur de nos territoires ». (Le communiqué entier est LÀ).
Mais les autres élus socialistes ?
Certains, dont Jean-Claude Boulard et Christophe Counil continuent à affirmer qu'ils ne sont pas concernés car l'« aéroport du Mans », c'est Roissy-Charles-de-Gaulle, situé à 1h30 de TGV de notre cité. Dire « Notre-Dame-des-Landes c'est l'affaire des Nantais » n'est-ce pas un peu facile quand on sait comment la construction de cet aéroport pourrait impacter les finances régionales et, par conséquent, le financement futur de certains investissement manceaux ?
Ne serait-ce pas cette position qui est ambiguë ?
Je connais beaucoup d'écologistes mancelles et manceaux qui, avant de se prononcer les 23 et 30 mars, aimeraient bien que cette ambiguïté soit levée !

mardi 18 février 2014

Vidéosurveillance, police municipale : où va-t-on ?


La vidéosurveillance est revenue au premier plan de l'actualité avec deux faits.
• Le premier est survenu après une agression place de la République sous les caméras de vidéosurveillance, démontrant, une fois de plus, que toutes celles et tous ceux qui voulaient nous convaincre du côté protecteur des caméras mentaient... Aujourd'hui, peu de personnes osent encore parler de vidéoprotection.
De plus, d'après la presse, les agresseurs, connus des forces de police, ont été arrêtés avant la visualisation des images. Les images n'ont été là que pour constater le nombre de coups de pieds qui avaient été donnés à la malheureuse victime.
Mieux, le site internet du Maine Libre (c'est ICI) fait le compte-rendu du jugement des agresseurs rendu le lundi 17 en précisant : « Le tribunal a précisé que les images de la vidéo-surveillance ne permettaient pas d’identifier clairement les agresseurs. Les doutes ont été levés grâce aux témoins. ».
En contradiction totale avec les déclarations de Christophe Counil, adjoint à la tranquillité publique qui affirmait sur son compte facebook :


Seul parti politique à réagir, Europe-Écologie-Les Verts réaffirme, avec justesse, sa « réticence[s] vis-à-vis de la vidéosurveillance […] : en dehors des espaces clos (parkings) et du tramway, la vidéosurveillance n’a aucun rôle dissuasif, notamment sur les actes liés à l’alcoolisation, qui sont complètement irrationnels. C’est un gaspillage d’argent public, que confirme la Cour des Comptes qui dans son rapport de 2011 concluait « à l’absence d’impact statistiquement significatif de la vidéosurveillance sur l’évolution de la délinquance ».
• Le deuxième est la publication d'un article du Maine-Libre du 15 février sur la possibilité d'étendre la vidéosurveillance à d'autres quartiers : le journaliste s'est empressé d'aller demander l'avis des têtes de listes aux prochaines municipales.
Et que déclare notre maire et tête de file de la liste PS-Europe-Écologie-Les Verts ?


Ses déclarations sont pour le moins surprenantes pour deux raisons :
1- Je n'ose me souvenir comment le maire avait pu stigmatiser celles et ceux (j'en étais et je n'ai pas oublié) qui parlaient, à l'époque, du risque de télésurveillance. J'affirme aujourd'hui que le maire nous a trompés : il a toujours parlé d'enregistrement de nuit et de visualisation a posteriori. Aujourd'hui, son discours a bien changé puisqu'il entérine la possibilité de visualisation en direct des images. (« ... que la police […] peut utiliser en télésurveillance ». C'est ce point particulier que je n'ai pas voté en comité de suivi.
2- Son discours contredit également son discours qui affirmait qu'il n'y aurait aucune extension de la vidéosurveillance : « l'évolution [...]  fera l'objet d'un examen régulier en conseil municipal ». Phrase laissant toute la possibilité d'extension du système. Fera-t-il appel une deuxième fois aux voix de l'UMP favorable, elle, à l'extension, pour étendre le système ?
Je regrette l'absence de réactions de ses colistiers qui ont entendu le même discours que moi à l'époque et qui ont voté contre la vidéosurveillance. Alors, Isabelle S., Catherine G., Anne-Marie C., François E., Catherine B.D., Bernard B., Yves C., Sophie M., Jean-François S., que j'aimerais vous entendre aujourd'hui !
La liste du Front de gauche, elle, est claire sur le sujet :
Il me semble que c'est ce discours que nous portions à l'époque : « Non à la vidéosurveillance, oui à la police de proximité ». Et que dire du communiqué d'Europe-Écologie qui ignore totalement les propos du Maire ? Peur de fâcher ?
Que dire aussi de la phrase prononcée par le Maire lors de la réunion électorale de la liste Le Mans Pour Tous ce lundi soir au Foyer Martin Luther King et relatée sur Tweeter : « Sans être fermé au débat sur la #PoliceMunicipale, je ne peux l'imaginer armée ». Ne serait-ce pas les prémices d'un changement radical d'avis sur la création d'une police municipale ? Et qu'en pensent les colistiers ?
Ces deux questions méritent réponse car les électeurs ont besoin de savoir :
• Oui ou non, y aura-y-il extension de la vidéo-surveillance ?
• Oui ou non, y aura-t-il création d'une police municipale non armée ?

samedi 15 février 2014

La quenelle de Mme d'Herbais...


J'avais déjà évoqué les frasques de Mme Marie d'Herbais, candidate du Front National à Savigné-l'Évêque. (C'est ICI ou encore LÀ). Voici encore la dame qui alimente les débats et réflexions avec une photo qui tourne sur les réseaux sociaux où on la voit avec deux de ses amis faire cette trop fameuse « quenelle ».
Le jeune homme cravaté sur sa droite n'est autre que Louis Valmenier, responsable de la communication de la liste du Front National du Mans et aussi responsable du Front National de la Jeunesse.
Ce geste, à forte connotation antisémite comme l'a défini Dieudonné lui-même lors d'une conférence de presse « l'idée de glisser ma petite quenelle dans le fond du fion du sionisme est un projet qui me reste très cher. », ravit visiblement nos trois protagonistes.
Willy Colin, journaliste de FR3, qui avait sérieusement énervé Marine Le Pen lors de sa conférence de presse à Sablé à propos de la rumeur du 93, est allé demander à Mme d'Herbais la signification de son geste. Écoutez sa réponse :


Consternant de vacuité et de vulgarité.
Difficile, en voyant ces images, de ne pas penser à Stéphane Hessel et son ouvrage « Indignez-vous ! ». À mon avis, aujourd'hui, il est temps de dépasser le stade de l'indignation et de combattre au quotidien les pratiques nauséabondes de ce parti par, d'une part, l'information et, d'autre part, l'éducation.

jeudi 13 février 2014

Écotaxe et financement des transports urbains


Vous ne connaissez pas l'A.F.T.I.F. ? C'est l'agence de financement des infrastructures de transport de France. Établissement public sous tutelle de l'État, son but est de participer aux financements des grands projets de transports en France.
Son budget, alimenté par les reversements des sociétés aurotoutières, les amendes dues aux radars automatiques devait être conforté par la taxe poids lourds ou encore « écotaxe ».
L'écotaxe ayant été repoussée aux calendes grecques par le gouvernement, le manque de financement de l'A.F.T.I.F. est passé à 770 millions d'euros, compensés seulement par les 320 millions de l'État, dégageant un manque de financement de 450 millions d'euros.


Une partie non négligeable du budget de l'A.F.T.I.F. est consacrée au transport collectif urbain. Attendons-nous à une répercussion sur tous les financements de tramways ou transports urbains en site propre.
Notre collectivité sera-t-elle touchée dans le financement de la deuxième ligne de tramway Espal-Bellevue ou encore dans la ligne du Bus à haut Niveau de Services Le Mans-Allonnes ? 
On n'a jamais trop bien mesuré en son temps la pitoyable reculade du gouvernement socialiste et d'Europe-Écologie les Verts devant le lobbying des « bonnets rouges ». 
En voilà une des conséquences...

mercredi 12 février 2014

La ville appartient à ceux qui lèvent le pied...


Un grave accident de la circulation a fait un blessé grave sur la rocade du Mans (boulevard de la 1ère division française libre) près de l'hypermarché des Fontenelles, là où la rocade passe de 4 voies à 2 voies. Cette accident vient après l'accident mortel du 20 novembre pratiquement au même endroit. Malgré la dangerosité du lieu, la vitesse permise est toujours de 90 km/h comme le prouve la photo ci-dessous (Google Map).
Le conseiller général et maire de Coulaines, Christophe Rouillon a réclamé que la vitesse à cet endroit soit limitée à 70 km/h. Juste revendication que je me suis empressé de relayer sur les réseaux sociaux en posant de façon plus générale le problème de la vitesse en ville et avançant les propositions suivantes : 70 km/h sur les rocades, 50 km/h dans les liaisons inter-quartiers et 30 km/h ailleurs.
Cette revendication n'a pas eu l'heur de plaire à Dominique Le Mèner, conseiller municipal de Montmirail, conseiller général du canton de Montmirail, vice-président du Conseil Général de la Sarthe chargé, en autres choses, des routes, député de la Sarthe, président de l'UMP départementale et..... candidat, parait-il, à la mairie du Mans en 2ème position sur la liste UMP « pure et dure ». Il estime qu'une limitation de vitesse sur la rocade peut ralentir le flux de la circulation. S'en est suivi un échange sur twitter :
J'ai arrêté la conversation à ce moment car les 140 caractères des tweets ne permettent pas trop d'argumenter.
Alors oui M. Le Mèner, la baisse de la vitesse améliore le flux : rouler à vitesse constante et à vitesse moindre permet sur un endroit donné de faire circuler plus de véhicules et ainsi, améliorer le flux. Cette théorie, qui découle de la théorie des fluides, peut être simplement simulée en versant du riz dans un bocal avec un entonnoir. Versez le riz rapidement : un blocage (embouteillage) se produira rapidement. Versez doucement : le riz s'écoulera de façon fluide et votre bocal sera plus rapidement rempli.
Contrairement à ce que vous dites également, M. Le Mèner, réduire la vitesse n'augmente pas la pollution, bien au contraire. L'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Énergie) a estimé qu'une réduction de la vitesse à 80km/h sur les voies rapides urbaines réduisait d'environ 20% le taux des principaux polluants de l'air.
Autre chose : pouvez-vous m'expliquer aussi, M. Le Mèner, pourquoi une des premières mesures à prendre lors des pollutions aux particules fines dues essentiellement aux véhicules diesel est de réduire la vitesse ?
Beaucoup de villes aujourd'hui ont mis dans leurs priorités les limitations de vitesses pour deux raisons : villes apaisées où les piétons et les cyclistes ont toute leur place, amélioration de la qualité de l'air : Angers sera « ville 30 » en 2016, le périphérique parisien vient de voir sa vitesse passer à 70km/h.
Pour Le Mans, il faudra encore attendre... seul à en parler pour l'instant, le programme de la liste « Le Mans pour Tous » de Jean-Claude Boulard n'a prévu que de s'engager dans une étude pour le prochain mandat.
J'attendais beaucoup mieux des écolos qui se sont engagés avec lui...

dimanche 9 février 2014

Allonnes vaut bien une messe...


Voilà une annonce qui n'a pas fait beaucoup de bruit... ni sur Facebook ni sur Twitter, comme si certain ne voulait pas trop l'ébruiter.
C'est la présentation, à Allonnes, de la liste de Gilles Leproust, membre du parti Communiste et tête de la liste « Agir pour Allonnes, ensemble continuons ».


Cette liste, à majorité Front de Gauche, voit également un membre d'Europe-Écologie Les Verts, pourtant très actif sur Twitter, en faire partie. Rien d'anormal jusqu'à là...
Pourtant, comment peut-on être favorable à une union avec le Front de Gauche à Allonnes et avoir combattu aussi vigoureusement une union Europe-Écologie les Verts - Front de Gauche au Mans ?
Les grands écarts réalisés en ce moment par Europe-Écologie les Verts continuent de m'étonner... mais finalement se présenter avec le Front de Gauche à Allonnes ne mérite-t-il pas une messe ?

jeudi 6 février 2014

Un petit tour aux objets trouvés...


... non pas pour retrouver une tête de liste de droite pour les prochaines municipales. Mais le service des objets trouvés fait partie du service population et, donc, de ma délégation.
Comme c'est un service qui fonctionne bien, peu de raison d'y rendre visite. Mais j'avais promis d'y passer et comme la fin de mandat approche à grands pas, il fallait que je tienne ma promesse.
Ce service partage donc les anciens locaux de l'école de filles Guillaume du Bellay avec l'imprimerie communautaire. Si l'entrée de l'imprimerie se situe du côté de la rue Voltaire, le service des objets trouvés occupe les anciens logements de fonction des instituteurs donnant sur la rue Sièyès.
Un petit tour dans les locaux vous entraîne dans un inventaire à la Prévert : vélos, scooters, téléphones portables, clés, cartes d'identité, bijoux, etc... Inimaginable ce que les Mancelles et Manceaux égarent. Principaux fournisseurs : la SETRAM et la police nationale..




.. avec, bien sûr, les incontournables nains de jardin...


Une remarque toutefois : même si on peut aimer la tapisserie choisie par les anciens instituteurs pour leur chambre à coucher, les locaux auraient besoin d'une sérieuse rénovation. Je n'ose imaginer le passage de la commission de la sécurité dans les locaux.


Depuis la loi Pasqua de 1995, en effet, la gestion des objets trouvés est passée des services de la police nationale à ceux de notre collectivité. Et la collectivité a dû trouver locaux et personnel pour s'en occuper.
Ne pas traîner non plus pour constater si l'objet perdu se trouve dans les locaux de la rue Sièyès. Les services ne gardent pas les objets trouvés ad vitam æternam. Au bout d'un certain délai, ils seront remis au service des domaines pour être vendus aux enchères ou envoyés au pilon pour destruction.
Objets trouvés : 02 43 47 40 93

dimanche 2 février 2014

Vie municipale gelée...


L'inauguration des Quinconces, initialement prévue fin février pour les salles de cinéma et début mars pour le côté théatre reportée sine die... sans aucune concertation de l'équipe municipale. 
Prétexte : cette inauguration aurait été un geste « déloyal » en pleine campagne électorale. Soit. Mais cela, nul ne l'ignorait. Il me souvient bien avoir soulevé le problème en son temps...
La raison ne serait-elle pas plutôt un léger retard de la fin des travaux, récupéré comme signe de loyauté envers les autres listes en période électorale ?
Annulés également deux bureaux municipaux (réunions de tous les adjoints) et un conseil municipal… Conséquence : il n'y aura pas de conseil municipal entre le 18 décembre et le 4 avril (date probable de la réunion du nouveau conseil municipal à moins d'une élection au premier tour). Je le déplore.
Oui, Mancelles et Manceaux, si vous ne le saviez pas, nous sommes en pleine campagne électorale...  et toute l'énergie de celles et ceux qui se représentent doit y être consacrée. Quant aux autres…

lundi 27 janvier 2014

Vidéosurveillance : mises au point


Le comité de suivi de la vidéosurveillance s'est réuni mercredi dernier afin de dresser un premier bilan de 6 mois de fonctionnement.
Que peut-on en retenir ?
• D'abord, il semble qu'il y ait eu quelques soucis sur un certain nombre de caméras. Conséquence : une quatrième personne (en plus du maire, de l'adjoint délégué à la tranquillité  et du directeur de la tranquillité publique) a été habilitée à utiliser le système afin d'y résoudre les problèmes techniques. J'avais pourtant soulevé le problème en son temps...  un coût supplémentaire à rajouter à l'addition.
• Une quatorzième caméra (prévue dans le projet) a été rajoutée récemment place des Jacobins : avis aux habitués des marchés des Jacobins... vos paniers n'auront plus de secret !
• Les images sont  enregistrées entre 21 h et 7h30 et ne seraient visionnées a posteriori que dans le cadre d'une procédure judiciaire. À la date d'aujourd'hui, il y aurait eu 58 réquisitions permettant d'élucider 3 affaires.
Comme les élus Verts l'avaient souligné lors du débat précédant le vote favorable du parti Socialiste et de l'UMP sur le projet, l'efficacité de la vidéosurveillance est sérieusement mise en cause avec de tels chiffres. Fallait-il investir de telles sommes d'argent public pour arriver à ce piètre résultat ?
• Durant le même débat, on avait essayé de nous vendre de la « vidéo-protection ». Terme bien impropre au vu de violence de la rixe du 19 janvier dernier, place d'Alger, pourtant entièrement surveillée par les caméras.
• Même remarque pour le passage des Arcades rue du Docteur Leroy : les caméras n'ont pas dissuadé les trafiquants de poursuivre leur petit commerce. Même que notre collectivité envisage la mise en place de grilles pour fermer le passage.

Restaient aussi les conséquences de l'« affaire » : celle d'un commissaire prenant les commandes du poste de visualisation des caméras au commissariat du Mans en plein jour pour observer la parade des pilotes.(c'est ICI). Pour éteindre le feu, il avait été évoqué à l'époque (au mois de juin) l'établissement d'une convention régissant les rapports entre le service de tranquillité publique de la ville et la police nationale.
Sept mois après, le comité de suivi a eu le droit de prendre connaissance de cette convention. J'ai exigé qu'elle soit votée par le Conseil Municipal dans la mesure où elle vient sérieusement modifier la délibération votée précédemment par le Conseil Municipal. Le maire s'y est engagé et ce sera donc à la nouvelle équipe municipale de s'en charger.
Entre autre chose, cette convention stipule qu'entre 21 heures et 7 heures 30,  les agents habilités du commissariat de police du Mans pourront prendre le contrôle des caméras suite à un appel au 17 et dans le cas de troubles à l'ordre public; et dans la journée après autorisation de l'autorité préfectorale en cas de troubles graves à l'ordre public. Les motifs sont suffisament flous pour permettre à  la police nationale d' y recourir pratiquement quand elle le veut.
Nous sommes donc bien loin des discours rassurants du maire et de son adjoint à la tranquillité qui nous avaient « vendu » ce projet « light » de vidéosurveillance. J'ai donc voté contre ce projet et les conclusions du comité de suivi.
Puisqu'on en est à l'heure des bilans, l'installation de ces caméras de vidéo-surveillance restera donc, pour moi, une plaie ouverte. D'abord, parce que le Parti Socialiste avait rompu, lors du vote, la cohésion de la majorité municipale (PC, Parti de Gauche et Verts avaient voté contre) en allant chercher les voix de l'UMP pour faire passer le projet. Ensuite, parce qu'elle vient ternir l'image de la réussite des grands investissements réalisés dans ce mandat.

mardi 21 janvier 2014

#Joke ou réalité ?


Un tweet d'un conseiller municipal socialiste rapporte une parole de notre maire Jean-Claude Boulard lors d'une réunion publique de la liste « Le Mans pour Tous » :

. "quelqu'un qui monte le tunnel à vélo mérite d'être écouté"

Alors, du haut du tunnel, parlons-en : le tourne à droite direct vers l'avenue de Rostov-sur-le-Don (appelé shunt) est un véritable danger pour les deux roues car il coupe la bande cyclable qui s'engage vers les Jacobins.
Et comme il m'arrive de remonter ce tunnel assez souvent à vélo, je pense que je serai écouté, non ?
Même remarque pour la tête de liste Europe-Écologie les Verts qui a affirmé lors du premier meeting de la même liste :
« Étant moi-même cycliste, j’ai vu des améliorations (la bande cyclable rue Chanzy que j’emprunte régulièrement par ex) [...] ».
Je l'invite, quand elle veut, à remonter la rue Chanzy sur la bande cyclable, elle y verra un gros « manque » très gênant après la rue Berthelot.
Quant aux arceaux des Jacobins....

mardi 14 janvier 2014

Et si on commençait tout de suite...


La campagne électorale pour les municipales a commencé. La liste PS-EÉLV menée par Jean-Claude Boulard a présenté son programme. J'y lis :
« Faire du Mans une ville de référence dans la lutte contre le changement climatique tout en permettant aux mancelles et manceaux des économies en poursuivant les efforts entrepris pour le développement des transports en commun et des déplacements doux (cheminement piéton, vélo, co voiturage,. . .). »
Pourquoi attendre ?
Voilà quelques mois que je réclame au nom des pratiquants de la petite reine le rétablissement des arceaux du côté de la place des Jacobins des arceaux afin que nous puissions, nous aussi, garer en toute sécurité nos vélos. Je ne suis pas d'ailleurs le seul car un Manceau m'a fait parvenir ce courrier en s'étonnant de voir que rien n'avait bougé. (Cliquez pour agrandir)
Les quelques arceaux proches sont pleins tel celui du Condorcet :
ou squattés par scooters ou motos comme celui de la mairie :
ou, pire encore, démontés et non remis après le marché des potiers comme rue Jankowski :
...alors qu'il ne s'agit que de remettre 4 boulons !
En fait, les cyclistes aimeraient simplement être aussi bien considérés que leurs amis automobilistes dont les places de stationnement se sont enrichies de 610 nouveaux emplacements du parking des Quinconces.
Nous ne demandons certes pas la célérité des services telle qu'elle s'est exprimée pour élargir la rampe d'accès aux étages inférieurs de ce nouveau parking, mais tout simplement de pouvoir garer nos vélos en toute sécurité dans le quartier des Jacobins.
Et, de plus, si on retrouvait nos arceaux avant le 23 mars, la liste PS-EÉLV serait certainement la première de France et Navarre à réaliser ses promesses avant de se faire élire !

mercredi 8 janvier 2014

Ce n'est pas tous les jours...


Même si la décision a été douloureuse à prendre, comment ne pas citer Le Canard Enchaîné (cliquez dessus pour l'agrandir) qui mentionne mon choix de quitter Europe-Écologie Les Verts ?
L'article évoque également un nombre important d'autres départs... quand seront-ils entendus ?

dimanche 5 janvier 2014

Recensement : attention aux interprétations fausses..


Les résultats du recensement sont tombés en ce début d'année. Aussitôt les états-majors des partis politiques se jettent sur les résultats : les uns pour affirmer le dynamisme de notre ville, les autres pour dénoncer le caractère « belle endormie » de notre cité. Le problème, c'est que leur interprétation manque d'objectivité car les nombres, avec un minimum d'analyse, ne trompent pas.
• Faut-il rappeler que les résultats donnés par l'INSEE en ce 1er janvier 2014 sont ceux de la population mancelle en 2011 ? J'avais expliqué l'année dernière comment l'INSEE travaillait (c'est ICI). Toute interpollation à partir de ces résultats pour parler de la population 2013 serait fallacieuse.
• Faut-il rappeler encore que le recensement conduit pendant 5 ans ne porte que sur 40% de la population ? Et que la technique du sondage mise au point par l'INSEE est fréquemment remise en cause par la communauté scientifique (c'est LÀ).

Que faut-il lire dans ces résultats ?
• Oui, la population a baissé au Mans depuis que l'INSEE a mis en route son nouveau système : entre 2006 et 2011, la population mancelle a baissé de 0,54%.
• Oui, la population a augmenté deux fois entre 2009 et 2011 : une première fois de 0,24% entre 2009 et 2010, une seconde fois de 0,43% entre 2010 et 2011.
• Oui, la tendance en 2011 était à une augmentation de population et la courbe de tendance en rouge sur le graphique le confirme (on peut cliquer sur le graphique pour l'agrandir).
• Non, dire que « Le Mans connaît à nouveau depuis 2 ans une croissance démographique » n'est pas exact. En effet, nous ne connaissons pas les résultats de 2012 et encore moins ceux de 2013 ! Il faudra attendra le 1er janvier 2016. Tout ce qu'il est possible de dire est que « Le Mans a connu durant les années 2010 et 2011 une croissance démographique ».

vendredi 3 janvier 2014

Retour de Bretagne...


Une semaine de break pour me ressourcer à Plougasnou dans « ma » Bretagne natale et pour chouchouter Marie et Mathieu, mes petits enfants. C'est leur cadeau de Noël ou, plutôt, celui de leurs parents.
Bretagne pas très accueillante cette année avec ses tempêtes et ses pluies incessantes. La tempête y a fait des dégâts et en conduisant à l'aller, je loupe la photo du « siècle » : appelés en renfort par leurs collègues bretons, les camions sarthois d'ERDF passent sous les portiques de la « feue-écotaxe » gardés par des gendarmes. Comme quoi, de temps en temps, le jacobinisme a du bon...
Le vent ne s'arrête pas et  s'amuse avec les fils électriques : nous n'y coupons pas : plus d'électricité et je me retrouve dans la situation de l'écolo qui s'éclaire à la bougie. Mais le dépannage interviendra vite : 3 heures entre le coup de fil et le rétablissement du courant. Chapeau.
Morlaix n'est pas très loin et la ville a eu à subir une fois de plus des inondations importantes. Morlaix est située dans une cuvette où débouche la « rivière de Morlaix ». En fait de rivière, cela ressemble plus à une ria ou un aber remonté par la mer. Deux rivières le Jarlot et le Queffleuth viennent se jeter dans cette rivière. Sauf que sur les hauteurs de Morlaix, les haies ont été arrachées, rien ne retient plus les eaux, lesquelles rejoignent les deux rivières et les mettent en crue rapidement lors de fortes précipitations.
De plus, une partie des deux rivières a été canalisée en souterrain pour permettre la construction de parkings. La crue reflue alors par tout ce qui est bouche d'égoûts... Et si la marée est montante et à fort coefficient, les eaux se déversent directement dans la ville : en 1974, on avait atteint deux mètres dans certains endroits !
Démonstration dramatique des conséquences de l'artificialisation des sols et de la disparition des prairies humides.
La situation du Mans n'est certes pas celle de Morlaix, mais il est certain que tout le bitumage réalisé sur la zone artisanale nord ne fera qu'accentuer une crue de la Sarthe si elle devait se produire. Conséquence : notre collectivité a dû s'engager dans des travaux coûteux (Île aux Planches, palplanches du chemin de halage,...) pour protéger les riverains de la Sarthe. N'aurait-il pas mieux valu s'interroger au départ sur les conséquences de la transformation de prairies humides en zones commerciales bitumées ?